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 Sarkozy : tourner son dos à ses racines chrétiennes est une erreur (le 04/02/2008 à 20h16)

 

Lundi 04 Février 2008

Sarkozy : tourner son dos à ses racines chrétiennes est une erreur


31 Janvier 2008   |  France   |  Source : La Croix

 

Nicolas Sarkozy : ''Ce fut une erreur de tourner le dos à nos racines chrétiennes''

 

Nicolas Sarkozy a exalté mercredi les "racines chrétiennes de l'Europe" en qualifiant "d'erreur" le retrait de cette mention dans le projet de traité européen refusé en France, lors du référendum de 2005, lors d'un discours devant la convention de l'UMP sur l'Europe.


"Ce fut une erreur de tourner le dos à notre passé et de renier d'une certaine façon des racines qui sont évidentes", a déclaré M. Sarkozy, qui intervenait après un discours de la chancelière allemande Angela Merkel.


"Et qu'on ne vienne pas me dire qu'on remet en cause la laïcité. Il suffit de survoler la France pour voir ce long manteau d'églises. Et quand même, dire qu'en Europe il y a des racines chrétiennes, c'est tout simplement faire preuve de bon sens, renoncer à le dire c'est tourner le dos à une réalité historique", a ajouté le chef de l'Etat.


"Si on renie son histoire, on ne prépare pas son avenir", a-t-il conclu.


Les positions du président de la République sur la religion et la laïcité ont suscité la polémique ces dernières semaines, d'abord en vantant en décembre les "racines chrétiennes de la France" à Rome, puis en exaltant à la mi-janvier en Arabie saoudite l'héritage "civilisateur" des religions, dans des termes inédits pour le chef d'un Etat laïque.


L'opposition de gauche a notamment accusé Nicolas Sarkozy de vouloir remettre en cause la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905, ce que le chef de l'Etat et son gouvernement ont fermement démenti.


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 Opération séduction de la Scientologie (le 03/02/2008 à 13h09)

 

Dimanche 03 Février 2008

La scientologie se lance dans une opération de séduction

 

Anne-Charlotte De Langhe
01/02/2008 | Mise à jour : 21:44

 

 

Confronté au vieillissement de ses adhérents, le mouvement use des moyens les plus modernes pour séduire associations, entreprises et collectivités.

Tout y est. En couverture, une photo de l'hôtel de ville, le nom du maire et les armes de la commune. Imprimé en couleurs, le livret est intitulé Le Chemin du bonheur, sous-titré Le Bon Sens pour être heureux. Sur une photo figurant au dos, le maire affiche son plus beau sourire et se dit «ravi de pouvoir offrir ce bouquin (sic)» à ses administrés… Ces derniers mois, plusieurs dizaines de villes en France ont reçu ce type de brochures personnalisées. L'expéditeur se veut discret. Derrière le logo imprimé en bas de page se cache pourtant l'Église de scientologie, disposée à rééditer l'ouvrage si besoin : 525 dollars pour 300 livrets.

Longtemps offensive, la Scientologie semble vouloir révolutionner ses méthodes de communication en douceur. L'Église fondée par l'Américain Ron Hubbard a remisé au placard le démarchage en pleine rue et s'appuie désormais sur la modernité : mailings, DVD, envois massifs de plaquettes d'information aux associations, collectivités territoriales, grandes entreprises… Les gendarmeries ont eu droit l'an dernier à leur brochure sur la lutte contre la drogue, vue par les scientologues. «Il s'agit d'une nouvelle stratégie d'occupation du terrain, relève Jean-Michel Roulet, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Ils partent chercher notoriété et respectabilité auprès d'organismes déjà bien établis sur le territoire».

Un système bien rodé

L'Association spirituelle de l'Église de scientologie d'Ile-de-France admet avoir «amélioré le marketing» de ses produits ainsi que la traduction de ses livres sur la «dianétique». En France, un budget de 50 000 euros est également consacré chaque année au lancement de campagnes dites «humanitaires». «Ils avancent masqués et leur système est parfaitement rodé». L'an passé, à l'occasion de la Journée des droits de l'enfant, une chaîne de télévision destinée au jeune public a diffusé sans le savoir un clip «très bien fait» réalisé et distribué par l'Association internationale des jeunes pour les droits de l'homme, «pure émanation» de la Scientologie. Une méthode que réprouve Danièle Gounord, porte-parole de l'Église de scientologie. «Nos stands et nos brochures sont toujours estampillés», rappelle-t-elle, ajoutant que «le prosélytisme de nos adeptes reste notre meilleure publicité».

Interrogée par la Commission nationale informatique et libertés fin 2007, la Scientologie aurait en outre confirmé avoir fait l'acquisition d'un fichier de noms, destiné à mieux cibler son public. Avec 40 000 à 45 000 adhérents en France «dont 10 % de membres actifs» , l'Église de scientologie reconnaît la première que sa population vieillit et qu'elle ne peut encore compter sur aucune célébrité censée jouer les ambassadeurs sur tout l'Hexagone, comme le fait l'acteur Tom Cruise aux États-Unis.

Elle ne lésine donc pas sur le nombre de courriers envoyés à tous les internautes visitant ne serait-ce qu'une seule fois son site Web. Victime d'un mystérieux virus faisant exploser le nombre de demandes de documentation, celui-ci s'est d'ailleurs retrouvé bloqué plusieurs jours en début de semaine.

Un coup dur supplémentaire pour l'Église, déjà affaiblie par moult rapports et commissions d'enquêtes parlementaires, mais également par un récent fait divers italien dans lequel serait impliqué l'un des principaux membres du Celebrity center parisien. Enfin, la perspective d'un procès-fleuve devant se tenir en 2009 en Belgique, et dans lequel sont poursuivis douze membres de l'Église de scientologie soupçonnés d'extorsion, escroquerie et non-assistance à personne en danger, ne laisse rien augurer de bon. Sauf aux yeux de Danièle Gounord, pour qui «le dossier est vide, monté de toutes pièces».

Source : www.lefigaro.fr


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 Ce que sera la médecine française de demain (le 02/02/2008 à 15h33)

 

Samedi 02 Février 2008

Urgences, prévention…  La médecine générale de demain se dessine

 

Olivier Auguste - 01/02/2008 | Mise à jour : 21:39 |

 

Une première synthèse des états généraux de la santé aura lieu vendredi

La crise débouchera-t-elle sur une amélioration du système de soins ? Pour sortir de la grève des internes, à l'automne, le ministre, Roselyne Bachelot, avait proposé des états généraux de l'organisation de la santé. Après des dizaines de réunions d'un groupe de travail rassemblant médecins, futurs médecins et usagers ; après des débats publics à Rennes puis, hier, à Châlons-en-Champagne, une première synthèse aura lieu vendredi à Paris.

Les travaux portent, pour le moment, sur la « médecine de premier recours ». Il s'agit en fait de définir le rôle du généraliste et de garantir l'accès aux soins. Dans l'ensemble, les participants sont d'accord pour dire que le généraliste doit être valorisé en lui confiant des missions comme la prévention, le suivi des malades chroniques. Il doit aussi être davantage impliqué dans la permanence des soins, pour éviter des recours inutiles aux urgences hospitalières, encombrées et coûteuses. Ces missions pourraient être payées au forfait une façon pour la Sécu de maîtriser ses dépenses. Compte tenu des perspectives démographiques de la profession, il faudra aussi décharger les généralistes de tâches que d'autres (infirmiers, kinés, pharmaciens…) peuvent accomplir. Toute l'articulation entre généralistes, spécialistes, paramédicaux et hôpital doit être clarifiée.

Alors que la médecine générale manque de vocations, des mesures sur les études médicales seront aussi proposées, comme un stage systématique chez un généraliste avant le choix d'une spécialité. Face à des jeunes en majorité des femmes qui n'envisagent plus de semaines de travail à rallonge, l'exercice en groupe doit être favorisé.

Une loi pour l'été

Le problème le plus épineux reste sans doute… le problème de départ : la liberté d'installation, à l'origine du mouvement des internes. Selon plusieurs participants, l'idée de mesures contraignantes pour éviter les déserts médicaux (interdiction de s'installer ici ou obligation de s'installer là), longtemps défendue par les usagers, ne compte plus guère de partisans : elle risquerait de diminuer encore les vocations. Mais l'inefficacité des aides financières pour attirer des médecins en rase campagne ou en banlieue semble aussi admise. Restent les mesures « désincitatives » (par exemple, des cotisations sociales plus lourdes pour les praticiens s'installant en zone surmédicalisée). Les futurs médecins semblent désormais prêts à les admettre, dans le cadre d'un « pack » privilégiant l'incitation.

Un consensus semble donc apparaître, sur lequel Roselyne Bachelot s'appuiera pour proposer des mesures à négocier avec l'Assurance-maladie ou à inclure dans une loi annoncée pour l'été.

Mais le chemin sera encore long. La CSMF, premier syndicat de médecins libéraux attaché à une vision traditionnelle (paiement à l'acte, liberté totale d'installation…), est réticente. Les aspects « bassement matériels » restent à aborder. Les autres professions de santé n'ont pas encore consulté (ce sera fait lors d'une deuxième phase d'États généraux, jusqu'à fin mars-début avril). Il faudra mettre en cohérence les conclusions des États généraux, celles de la mission Larcher sur l'hôpital et celles du rapport Ritter sur les agences régionales de santé. Compte tenu des enjeux, la CFDT appelle à ne pas se précipiter, pour éviter de « braquer » les uns ou les autres.

Source : www.lefigaro.fr 


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 Propriétaires-locataires : ce qui va changer (le 02/02/2008 à 15h28)

 

Samedi 02 Février 2008

Propriétaires-locataires: ce qui va changer


Christine Lagoutte - 01/02/2008 | Mise à jour : 17:33

Désormais, un propriétaire pourra encaisser les allocations logement d'un locataire en tiers payant. (Photo Réa)

Le nouvel indice de révision des loyers et l'obligation d'un dépôt de garantie ramené à un mois vont s'appliquer.

Le projet de loi pour le pouvoir d'achat, qui a été voté définitivement hier, va profondément modifier les relations entre propriétaires bailleurs et locataires. Nicolas Sarkozy avait indiqué, le 29 novembre, qu'il entendait faciliter la vie des locataires et améliorer leurs conditions d'accès au logement. Quant au rapport Attali, son chapitre sur la « mobilité géographique » suggère plusieurs méthodes pour « rendre plus facile le changement de résidence ». L'une d'elles consiste à « refonder les relations entre bailleurs et locataires ». C'est désormais chose faite. Que vous soyez bailleur ou locataire, voici ce qui va changer pour vous dès la publication de la loi au Journal officiel (contrairement à ce qui avait été envisagé initialement, les mesures ne sont pas rétroactives au 1er janvier).

L'indice de révision des loyers (IRL) change de mode de calcul

L'idée du gouvernement est de ralentir l'envolée des loyers, qui pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Désormais l'indice sera entièrement indexé sur l'évolution des prix à la consommation (hors tabac et loyers), alors que depuis le 1er janvier 2006 il résultait d'une moyenne entre les prix à la consommation (60 %), le coût des travaux d'entretien et d'amélioration du logement (20 %) et l'indice du coût de la construction (20 %).

L'IRL nouvelle version s'appliquera aux nouveaux contrats de location et aux baux en cours quand leurs loyers seront révisés. Selon le ministère du Logement, ce nouvel indice devrait permettre de « redonner environ 500 millions d'euros de pouvoir d'achat aux locataires ». Les professionnels, eux, sont plus sceptiques sur l'impact réel de la mesure car l'inflation repart à la hausse. Un rapide calcul du réseau Century 21 indique que « pour un loyer moyen constaté en France de 547 euros au 4 e trimestre 2007, la différence de loyer au bout d'un an est de 4,98 euros par mois avec le nouvel indice ». Pour 2008, la différence serait encore plus minime, avec un gain de pouvoir d'achat de 3 euros.

Le montant du dépôt de garantie est ramené à un mois

C'est la mesure phare de la loi en matière de logement. Tout locataire signant un bail à compter de la publication de la loi ne sera redevable que d'un mois de loyer d'avance au propriétaire (au lieu de deux auparavant).

Une convention signée en décembre entre l'État et le 1 % logement permet désormais à tout candidat locataire de demander l'avance de son dépôt de garantie au système Loca-Pass, avec obligation de remboursement sur 36 mois au taux de 0 %. Ces deux mesures, destinées à doper le pouvoir d'achat des locataires, devraient réinjecter dans les circuits économiques « plus d'un milliard d'euros », souligne-t-on au ministère du Logement.

Le rapport Attali suggère d'aller encore plus loin dans l'assouplissement des règles imposées au locataire. Il propose notamment de raccourcir à huit jours (contre deux mois actuellement) le délai de restitution du dépôt de garantie lors du départ du locataire et de diminuer son délai de préavis (trois mois aujourd'hui). L'avenir dira si ces propositions seront retenues dans la future loi sur le logement qui verra le jour après les élections municipales.

Les propriétaires pourront encaisser les allocations logement des locataires en tiers payant

C'est sans doute la seule mesure que les bailleurs jugeront favorables à leurs intérêts. Dorénavant, les allocations logement d'un locataire pourront être directement versées à son bailleur, si celui-ci le désire et sans avoir besoin de l'accord du locataire. Cette nouveauté résulte d'un amendement du Sénat et aligne le dispositif sur celui de l'APL (aide personnalisée au logement). Seule condition : le bailleur devra déduire l'allocation logement du montant du loyer et en informer le locataire.

Source : www.lefigaro.fr 


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 God TV : une chaîne TV évangélique (le 31/01/2008 à 00h29)

 

Jeudi 31 Janvier 2008

GOD TV : CHAÎNE DE TV EVANGELIQUE

 


 

r GOD TV EN DIRECT: http://www.tv-du-monde.com/god.htm

r La chaîne GOD TV disponible sur le bouquet gratuit offert aux abonnés de Free ADSL

Les abonnés à l'ADSL du fournisseur d'accès à Internet "Free" disposent depuis quelques jours de la chaîne de TV évangélique God TV. Tout abonné ADSL peut enfin, grâce à la fameuse "Freebox", recevoir jusqu'à 100 chaînes de télévision. Parmi elles citons une pléthore de chaînes gratuites, dont des chaînes locales françaises (Lyon, Toulouse, Bordeaux...), étrangères (britanniques, chinoises, allemandes, turques, bulgares, russes, roumaines ou... arméniennes!).


Mais les plus intéressantes sont les chaînes thématiques, comme la fameuse chaîne juive TFJ, qui avait été éjectée des bouquets câble et satellite par manque de moyens financiers.

C'est maintenant la chaîne God TV qui est offerte aux abonnés, sans surcoût. C'est une chaîne qui offre des programmes chrétiens internationaux (conférences, entretiens, etc.). Assez marquée par le message de la "Prospérité" (notons parmi ses orateurs les célèbres Creflo Dollar, Benny Hinn, Kenneth Copeland et Jesse Duplantis), elle accueille néanmoins des prédicateurs évangéliques ou charismatiques plus modérés.

Lancée en Angleterre il y a 10 ans, elle était le premier réseau chrétien quotidien de télévision. God TV diffuse l'Evangile depuis son centre de transmission situé en Israël 24h/24.

Pour les téléspectateurs européens, une grille des programmes quotidiens est disponible.


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 Royaume Uni : les entreprises entrent au lycée (le 29/01/2008 à 00h45)

 

Mardi 29 Janvier 2008

Royaume Uni - Les entreprises entrent au lycée


Un baccalauréat option McDo. Selon The Times, ce sera bientôt possible en Grande-Bretagne, où le gouvernement s'apprête à annoncer que des entreprises vont pouvoir sponsoriser certains enseignements dans le cadre du GCSE, l'équivalent du brevet des collèges, et du A-level, l'équivalent du bac.

Par cette mesure, explique le quotidien, le Premier ministre Gordon Brown "cherche à reprendre l'initiative sur la question des chômeurs non qualifiés" et devrait expliquer que "le principal obstacle au plein-emploi n'est pas la pénurie de travail, mais la pénurie de qualifications parmi les chômeurs et les inactifs".

McDonald's, mais également Network Rail et la compagnie aérienne à bas coût Flybe, devraient donc être autorisés à proposer des formations en gestion de restaurant ou en ingénierie.

"Il va être de plus en plus courant que des institutions privées décernent des diplômes à la place des collèges et universités publiques", ajoute The Times.

Source : www.courrierinternational.com – 28 Janvier 2008


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 L'Eglise face aux progrès de la génétique... (le 29/01/2008 à 00h42)

 

Mardi 29 Janvier 2008

L’Eglise face aux progrès de la génétique et des biotechnologies

 


Les progrès de la génétique et les nouvelles biotechnologies obligent les Eglises à réaffirmer la dignité humaine et l’intégrité du tissu de la vie.

Les biotechnologies peuvent constituer une menace pour la biodiversité. « La créativité de la science doit servir le bien commun. » C’est ce qu’ont déclaré les participants au Colloque mondial sur la génétique, les nouvelles biotechnologies et le ministère de l’Eglise tenu du 2 au 5 décembre à Johannesburg, Afrique du Sud. Ils ont mis en garde contre le risque que la biotechnologie ne conduise à « une dépendance accrue et une menace à l’égard de la biodiversité ».

« Des communautés pourraient être dévastées par l’intrusion de semences génétiquement modifiées et la biopiraterie », ont dit les participants. Ils ont affirmé la « nécessité d’un dialogue avec les scientifiques » qui permettrait de « dépasser la simple réaction aux événements », et ils ont appelé les Eglises à « faire entendre à nouveau leur voix prophétique et leur témoignage public dans le débat qui se développe sur l’utilisation éthique de la génétique et des biotechnologies ».

24 Janvier 2008   |  Monde   |  Source : journal chrétien


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 Des chrétiens persécutés en France (le 22/01/2008 à 01h41)

 

Mardi 22 Janvier 2008

Chrétiens persécutés en France

 


 

Vendredi 9 mars 2007

 

Les musulmans se convertissent par milliers en France mais doivent faire face à l’exclusion de la part de leur famille et même à des menaces de mort.

La plupart des musulmans cachent leur conversion et les pasteurs protestants font de leur mieux pour garantir une certaines protection à ces nouveaux convertis. Il est estimé que chaque année, dans le monde entier, à peu près 6 millions de musulmans se convertissent au christianisme.

Le Muezzin appelle à la prière. Mais ici, en France, il ne parvient pas à atteindre toutes les oreilles musulmanes.

A peu près 15000 musulmans se convertissent chaque année en France au christianisme - 10000 au catholicisme et 5000 au protestantisme.

Cela constitue parfois une décision difficile et douloureuse – une décision qui peut les exclure de leurs familles musulmanes et les séparer de leurs amis.

Le pasteur Schluster sait à quel point la conversion est un sujet tabou dans le monde musulman. Son travail est d’encourager les convertis en les rencontrant pour les rassurer, et les aider à supporter l’isolement de leurs familles.

Le Pasteur Antoine Schluster, le représentant officiel de la Federation Protestante des Immigrants Nouveaux Convertis dit : « Il est vrai qu’une conversion n’est pas facile pour les musulmans, qu’ils soient pratiquants ou pas. Simplement, parce que l’Islam a toujours influencé leurs vies journellement. Ainsi, ils ont directement un sentiment de trahison ».

Le comédien Said Oujibou avait l’habitude de prier cinq fois par jour mais n’a trouvé aucune réponse à son interrogation sur la mort, et son désir d’être plus proche de Dieu que d’Allah l’a poussé à la conversion. Il est maintenant un pasteur chrétien.

Mais, il a dû subir plusieurs représailles et humiliations de la part de sa famille, et était même sous sentence de mort.

Said Oujibou, pasteur protestant, comédien et converti dit : « Nous sommes sous cette loi si nous changeons notre foi. Dans certain pays, nous aurions été condamnés à mort à cause de notre conversion. Mais, je n’ai pas changé ma religion. Je ne crois pas dans la religion, je crois en Dieu. Et Dieu et la religion sont deux choses très différentes. »

Beaucoup de chrétiens en France cachent leur religion, mais la tendance continue. Dans le monde, 6 millions de musulmans se convertissent au christianisme par an.

Proposé en anglais par le pasteur Aloys Evina

Traduit en français par Isabelle Gbezera

Source : http://www.journalchretien.net


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 Les grands magasins snobent la Bible à 2.5 fr (le 22/01/2008 à 01h37)

 

Mardi 22 Janvier 2008

Les grands magasins snobent la Bible à 2 fr. 50

 


 

Vendredi 18 janvier 2008

 

La Bible au prix d’un café se vend comme des petits pains. Mais pas dans les grandes surfaces. Notre enquête.

La Bible avec le texte complet dans une traduction récente, une introduction et des cartes géographiques, le tout pour 2 fr. 50, qui dit mieux ? En trois mois, plus de 500 000 exemplaires de la Bible à 2 fr. 50 ont été vendus dans le monde francophone.

Jean-Pierre Bezin, éditeur et directeur de la Société biblique de Genève, prévoit un nouveau tirage de 200 000 exemplaires en ce début d’année. « La première édition de 350 000 exemplaires était en rupture après un mois et demi. La deuxième édition arrive au bout », explique-t-il. Une bonne moitié de ces bibles ont trouvé preneur en Afrique.

Un succès dont l’éditeur se réjouit, malgré les critiques, et les aléas. Les critiques sont venues d’autres éditeurs qui accusaient le Société biblique de Genève de casser le marché.

« Nous ouvrons au contraire le marché à des personnes qui ne lisaient pas la Bible jusqu’ici, répond Jean-Pierre Bezin. Des librairies ont mis la Bible à 2 fr. 50 en vitrine. Des gens qui n’y entraient jamais sont venus l’acheter. Cela valide notre initiative. Notre nouvelle traduction a demandé douze ans de travail en reprenant la Bible de Louis Segond à partir des textes originaux hébreux et grecs. Nous faisons partie du Réseau évangélique, ici en Suisse romande, et nous éditons différents modèles de bibles. Notre préoccupation est qu’elles se vendent. Un lecteur qui va persévérer ne va pas s’arrêter à cette édition. Il va s’en procurer une autre. »

Des refus en Suisse

Parmi les aléas, la réticence des grandes surfaces en Suisse romande. « Nous avons été déçus », reconnaît l’éditeur. En France, de grandes chaînes comme Auchan, Cora et Leclerc ont mis l’ouvrage dans leur assortiment : résultat, 20 000 exemplaires distribués. Comment s’explique le refus des Coop, Migros, Manor ou Naville ?

« Nous avions une autre édition de la Bible dans notre assortiment, se souvient Martina Bosshard, porte-parole de la Migros. Mais les ventes ont diminué et nous l’avons sortie. Nous n’avons pas beaucoup de livres et n’avons pas pris cette version. Ce n’est pas une décision philosophique. C’est une question de vente. »

Même son de cloche, à l’Office du livre à Fribourg, qui fournit les kiosques Naville : « Ce n’est pas un choix politique ou qui touche à la religion, note une responsable. C’est un choix logistique. La marge restante avec un livre à ce prix est presque inexistante. »

« Coop n’a pas de livres religieux dans son assortiment, note de son côté Takashi Sugimoto, porte-parole de la chaîne. Notre choix restreint se concentre sur des livres de poche et des bestsellers. »

Chez Manor, Elle Steinbrecher précise que la chaîne ne vend que des bibles pour enfants, autour de Noël et de Pâques : « Notre prédilection n’est pas la vente de livres religieux. Mais Manor vend des ouvrages plus philosophiques, ou des beaux livres, qui ont parfois un lien avec la religion. »

« Notre vocation, servir les clients »

A défaut d’avoir trouvé sa place dans les grands magasins, la Bible à 2 fr. 50 se vend donc en librairie. « L’ouvrage se vend bien, on nous le demande beaucoup, confirme Marcel Weber, responsable du rayon religieux à la librairie Payot à Lausanne. Certes, d’un point de vue économique, vu le prix modique, l’affaire n’est pas des plus lucratives, mais notre vocation est de servir les clients. »

En trois mois, la librairie évangélique lausannoise Le Cep en a vendu plus de mille exemplaires. Un vrai best-seller... « A ce prix-là, les gens en prennent plusieurs et les distribuent autour d’eux », note Jean-Paul Blairy, gérant du Cep depuis huit ans.

Mais ce succès ne masque pas une inquiétude : « Il existe un grand nombre de versions de la Bible en français, note le libraire. Rien que pour la Bible de Louis Segond, depuis la révision de 1910, nous en sommes à la cinquième version. Je crains qu’il n’y ait un phénomène de saturation. »

Reste le mystère d’un prix si bas pour un livre soigné, de 822 pages. « Il n’y a pas de grand secret, répond l’éditeur. Nous avons choisi une mise en page compacte, pour optimiser le nombre de pages. Nous avons réduit le prix de revient, ce qui permet d’équilibrer les coûts de distribution. Nos concurrents pourraient faire la même chose. »

Après avoir rouspété, d’autres éditeurs de la Bible vont d’ailleurs emboîter le pas. La Société biblique française lance en ce début d’année la Bible en français fondamental à 3 euros. Un prix encore raisonnable, non ?

* V.Vt

Sources : Protestinfo.ch/ Bonne Nouvelle


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 Bientôt un logiciel de surveillance des salariés (le 16/01/2008 à 21h47)

 

Mercredi 16 Janvier 2008

TECHNOLOGIES •  Bientôt un logiciel qui surveille les salariés

 

Rêve ou cauchemar ? "Microsoft a développé un logiciel à la Big Brother susceptible de surveiller à distance la productivité, le bien-être physique et les compétences des salariés", révèle The Times. Cette technologie est déjà appliquée à certaines professions comme les pilotes, les pompiers ou les astronautes. Mais ce nouveau logiciel de surveillance est destiné à tous types d'employés, qui seraient reliés à leur ordinateur par des capteurs sans fil. Ces derniers pourraient enregistrer entre autres "les rythmes cardiaque et respiratoire, l'activité électrique du cerveau, la température corporelle, les mouvements, les expressions faciales et la pression artérielle".


Le système pourrait aussi "détecter automatiquement le stress ou la colère chez un utilisateur" et "prévenir la direction qu'il a besoin d''aide". Le quotidien londonien rapporte que le géant mondial de l'informatique a déposé il y a un mois aux Etats-Unis une demande de brevet qui pourrait être accordée dans l'année.


Les syndicats craignent que le diagnostic établi par l'ordinateur soit utilisé comme motif de licenciement.

 

Source : Courrier International – 16 Janvier 2008


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 Un Programme Chrétien de Gouvernement ? (le 13/01/2008 à 02h24)

 

Dimanche 13 Janvier 2008

UN PROGRAMME CHRETIEN DE GOUVERNEMENT ?

 


L’élection présidentielle française se rapproche. Avant de voter, il peut être intéressant de considérer les conseils et exemples que donne la Bible sur la gouvernance d’un pays.

Voici quelques thèmes si intemporels … qu’ils en sont contemporains !

La justice

  • Références générales : Ezéchiel 18.8b ; Deutéronome 1.16-17 ; 16.19-20. Esaïe 5.23. Proverbes 16.10 ; 19.5.
  • Corruption (pots de vin) : Proverbes 29.4-5. Exode 23.8. Esaïe 1.23.
  • Désintéressement au pouvoir : Habakuk 2.9 ; Proverbes 1.19 ; 30.8b. Deutéronome 17.17.
  • L’honnêteté au pouvoir : Lévitique 19.35-36 ; 25.14. Proverbes 16.8, 11-12.
  • Politique de communication : Ephésiens 4.25. Zacharie 8.16. Proverbes 19.5 ; 30.8a.

Les méfaits de la cour

  • Références générales : Proverbes 29.5, 12, 26.
  • Choix de bons conseillers, pas d’exercice solitaire du pouvoir, la délégation des responsabilités : Exode 18.13-22. Proverbes 11.14 ; 12.15 ; 15.22 ; 16.13-14.
  • L’humilité et la proximité avec le peuple : Proverbes 16.18-19 ; 27.23. Romains 12.3.

Le dévouement des fonctionnaires

  • Références générales : Romains 13.4a, 6b
  • Respect de l’autorité de l’Etat : Romains 13.1-5

La politique étrangère, la guerre et la paix

  • Références générales : Deutéronome 20.10. Luc 2.14 ; Psaume 34.15b ; 120.7 ; Matthieu 5.9 ; Romains 12.18.

La défense des droits de l’homme, la lutte contre toutes les oppressions

  • Références générales : Esaïe 58.6 ; Psaume 103.6.

L’argent

  • La politique fiscale : Romains 13.7 ; Marc 12.17 ; 1 Samuel 8. 14-16.
  • La politique bancaire : Exode 22.25-27 ; Deutéronome 15.2, 8 ; 24.10-11.
  • La spéculation foncière : Lévitique 25.13-16, 23-24 ; Esaïe 5.8.

Le droit du travail, la politique des salaires

  • Références générales : 2 Thessaloniciens 3.11-12 ; Jacques 5.4 ; Malachie 3.5 ; Proverbes 22.16 ; Jérémie 22.13b ; 1 Timothée 5.18 ; Deutéronome 24.14-15 ; Ephésiens 6.5-9.

Le respect de la nature et de l’environnement

  • Références générales : Apocalypse 11.18 ; Jean 6.12 ; Deutéronome 20.19-20 ; Exode 23.10-11.

Le droit à la vie

  • Références générales : Deutéronome 32:39 ; Job 12:10 ; Psaume 100 : 3 ; Actes 17 :25-28 ; Ecclésiaste 8 : 8 ; Exode 20:13.

La politique sociale

  • Références générales : Lévitique 25.35-37 ; Deutéronome 15.7-11 ; Psaume 41.2 ; 82.3 ; Proverbes 14.31 ; Esaïe 58.7.
  • La protection de faibles : Deutéronome 24.17-22 ; 27.19 ; Esaïe 1.17 ; 10.1-2 ; Jérémie 22.3 ; 1 Thessaloniciens 5.14 ; Matthieu 25.35-36, 40.
  • La politique du troisième âge : Lévitique 19.32 ; 1 Timothée 5.1-2, 8 : Esaïe 47.6b.
  • L’égalité des sexes : Gen 1 : 26-27.

Les droits et devoirs des étrangers

  • Références générales : Lévitique 19.33-34 ; Deutéronome 10.19 ; Ezéchiel 47.23 ; Malachie 3.5b ; Jérémie 29.7.

Source : http://cms.unpoissondansle.net/?p=728 – Lundi 16 Avril 2007


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 Euh... Les pères : où sont-ils ? (le 13/01/2008 à 02h08)

 

Dimanche 13 Janvier 2008

Euh... Les pères : où sont-ils ?


FRANCE

Trois cent quarante trois (343) mamans des cités ont lancé un cri d'alarme sur la situation des banlieues.

Devant un pareil constat, on peut se demander : où sont les pères ?

A croire que les mères font toujours leurs enfants toutes seules !

La Police de Proximité, les médiateurs, c'est bien. Mais les pères, n'est-il pas temps de les responsabiliser aussi ?

Anne-Marie Roussel - La Vie n° 3253 - Semaine du 3 Janvier 208


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 Ces minicaïds qui sèment la terreur dès la maternelle (le 11/01/2008 à 12h48)

 

Vendredi 11 Janvier 2008

Ces minicaïds qui sèment la terreur dès la maternelle

 


 

Delphine de Mallevoüe

10/01/2008 | Mise à jour : 21:21 | www.lefigaro.fr


Âgés de 3 à 10 ans, ils frappent, volent ou brûlent des voitures. Le rajeunissement de la délinquance est un vrai phénomène dans les cités.

Les yeux révulsés, la respiration «rauque, caverneuse, animale», qui lui valent le surnom de l'«Exorciste», Aziz (1) a la rage. Comportement hyperactif, insultes, coups… la dernière fois qu'il a frappé, c'était son enseignante. Qui a porté plainte contre lui. Aziz n'a rien d'un de ces ados durs qui sévissent en bande, il a cinq ans et vit dans une cité de Saint-Denis, dans le 93.

Aziz n'est pas un cas isolé. Le rajeunissement de la délinquance dans les quartiers difficiles est un vrai phénomène. Âgés de 3 à 10 ans, ces minicaïds que l'administration appelle «enfants hautement perturbateurs» ne se contentent pas de voler des bonbons mais cognent, fument, traînent dans les rues, brûlent les voitures, etc.

Comme Bemba, 7 ans, qui arrive à l'école en empestant l'essence, après avoir incendié avec ses frères des voitures du parking voisin. Ou encore ce gamin de 3 ans surnommé «Hannibal Lecter», en référence au héros cannibale du Silence des agneaux, pour avoir mordu le nez d'une fillette jusqu'à le lui arracher.

Sans parler de Kader, 6 ans, qui, sous l'influence de son beau-père, fume du cannabis chaque soir «pour mieux dormir». Hakim, 9 ans, a, quant à lui, donné des coups de couteau à sa propre mère... C'était il y a six ans. Après maints autres délits graves, et un passage à Fleury-Mérogis, il est aujourd'hui emprisonné à Fresnes. Tous ces «enfants bandits», comme y fait référence le titre d'un livre (2) à paraître sur le sujet, viennent de Seine-Saint-Denis.

Si d'autres cités de France ne sont pas épargnées, ce phénomène «reste malgré tout marginal, nuance Sonia Imloul, présidente de Respect 93, une association qui milite pour la prévention de la délinquance des mineurs. Mais il suffit de deux ou trois élèves intenables dans une classe pour la paralyser totalement.»

Côté chiffres, sachant qu'un mineur au-dessous de 13 ans ne peut faire l'objet d'une condamnation pénale et que la plupart des statistiques concernent les 13-18 ans, il est difficile d'être précis. On sait simplement qu'en 2005, sur les 82 556 actes dont les juges des enfants ont été saisis, 3474 concernaient des moins de 13 ans. Et que la part des mineurs dans la délinquance est passée de 10% dans les années 1970 à 25% aujourd'hui. «Magistrats, policiers, enseignants, tous observent ce rajeunissement avec de plus en plus de passages à l'acte», confie Claude Beau, vice-présidente du TGI de Paris et présidente de Mission Possible, une association de prévention.

Pour Sonia Imloul, issue de l'immigration algérienne, le dépistage si contesté de la délinquance avant trois ans, qu'avait suggéré Nicolas Sarkozy, est la mesure d'urgence à adopter. «Les gens qui sont contre ne savent pas de quoi ils parlent», affirme-t-elle. Le signal d'alarme, selon elle, devrait être tiré dès la maternelle. «Oui, on sait dans la cour de récré lesquels vont devenir délinquants, dépressifs ou tenter de se suicider !», assure-t-elle.

«Dehors jusqu'à 11 heures»

Pour Patricia, mère de trois enfants vivant dans la cité de Floréal à Saint-Denis, le rajeunissement de la délinquance s'observe «depuis une dizaine d'années, avec un durcissement et un sentiment d'impunité depuis les émeutes de novembre 2005». Elle s'inquiète pour sa fille, Chloé, 10 ans, plusieurs fois agressée à l'école : «Ça n'est plus possible pour nos enfants. Ils n'ont aucune chance ici», dit-elle, évoquant ses projets d'installation dans le Nord «Est-il normal de laisser des enfants de trois ou quatre ans dehors jusqu'à 11 heures du soir ?», s'indigne-t-elle encore. C'est la voie la plus sûre «pour les mettre sur les chemins de la délinquance», poursuit Isabelle, animatrice d'un centre de loisirs depuis 8 ans. Il y a quelques mois, alors enceinte, Maxime, 7 ans, lui a donné des coups dans le ventre. Elle aussi envisage de partir.


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 France : ce qui change au 1er Janvier 2008 (le 07/01/2008 à 06h59)

 

Lundi 07 Janvier 2008

France : ce qui change au 1er janvier 2008


02/01/2008 | Mise à jour : 07:47 | www.lefigaro.fr

 

Assurances, gaz, retraites, loyers... Tour d'horizon des hausses et des baisses qui affecteront le porte-monnaie des Français.

ÉNERGIE. Les tarifs régulés du gaz pour les particuliers augmentent de 4 %. Le gouvernement estime qu'un foyer moyen verra sa facture augmenter d'environ 3 euros par mois.

AUTOMOBILE. Les acquéreurs d'une voiture rejetant plus de 160 g de CO 2 /km (soit 25 % des ventes de véhicules) acquitteront un malus de 200 à 2600 euros en fonction de la quantité de CO 2. Un bonus pour les voitures neuves émettant au maximum 130 grammes de CO 2 /km est déjà en vigueur. ASSURANCE AUTO. Tarifs stables, après trois années de baisse, en raison d'une reprise des sinistres routiers. Les bons conducteurs bénéficieront de mesures commerciales avec des rabais allant jusqu'à 4 %.

TÉLÉCOMS. L'abonnement à France Télécom ne bouge pas après trois années de hausse. Le 17 janvier, le tarif des communications d'une ligne fixe France Télécom vers un mobile en métropole ou dans les DOM baissera de 5 % et celui des communications d'une ligne France Télécom vers un fixe en métropole ou dans les DOM baissera de 9 %.

MINIMA SOCIAUX. Le RMI est revalorisé de 1,6 % (à 447,91 euros pour une personne seule sans enfant), ainsi que d'autres allocations pour les chômeurs âgés ou de longue durée. L'allocation aux adultes handicapés (AAH) est augmentée de 1,1 % à 628,10 euros.

PRESTATIONS FAMILIALES. La base mensuelle des allocations familiales, qui sert à calculer la plupart des prestations familiales, est revalorisée de 1 %.

ASSURANCE-MALADIE.  À l'exception des enfants, des femmes enceintes et des bénéficiaires de la CMU, les assurés devront acquitter des franchises sur les médicaments (50 centimes par boîte), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros) dans une limite de 50 euros par an.

LOGEMENT. Les loyers sont désormais indexés sur l'évolution des prix à la consommation. Ce qui, pour les locataires, est plus favorable que l'indice de référence des loyers.

RETRAITES. Les montants des pensions de retraite sont revalorisés de 1,1%, avant une éventuelle nouvelle hausse courant 2008.


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 L'OMC menacée d'implosion (le 07/01/2008 à 06h55)

 

Lundi 07 Janvier 2008

L'OMC menacée d'implosion


Arnaud Rodier
26/12/2007 | Mise à jour : 14:09 | www.lefigaro.fr

 

L'Organisation Mondiale du Commerce fête ses 60 ans le 1er janvier 2008, tiraillée par les tensions Nord-Sud.

Le 18 décembre dernier, le cap Vert est devenu le 152 e membre de l'Organisation mondiale du commerce. Un pays de 400 000 habitants, indépendant du Portugal depuis 1975, spécialisé dans la pêche, la production de sel et la culture des bananes… Pascal Lamy s'en félicite et veut y voir «un nouveau signe de confiance dans le système commercial international». Mais le directeur général de l'OMC reconnaît aussi que l'organisation n'est pas Superman.

De fait, cette dernière qui aura 60 ans le 1er janvier prochain est de plus en plus critiquée. En 1948, elle croyait qu'elle pouvait résoudre d'un coup de baguette magique tous les problèmes commerciaux de la planète. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur son utilité.

Elle s'est d'abord appelée Gatt (General agreement on tariffs and trade), avant de se rebaptiser OMC. Table ronde chargée de rééquilibrer les échanges internationaux, pour les uns, cadre de négociations entre des gouvernements qui n'avaient pas les mêmes intérêts politiques pour les autres, l'Organisation mondiale du commerce reste une structure au profil mal défini dont on ne retient que son credo : hors la libéralisation du commerce mondial, point de salut.

Le fossé se creuse

Mais jusqu'où ? Et à quel prix ? En 1948, ils n'étaient que 23 pays à porter le Gatt sur les fonts baptismaux. À présent, ils sont plus de 150 à adhérer à l'OMC. Tantôt pour la soutenir. Tantôt pour s'entre-déchirer à cause d'elle. C'est néanmoins «l'un des exemples les plus réussis qu'on ait jamais connus de coopération internationale», affirme Pascal Lamy, nommé à sa tête en septembre 2005 pour un mandat de quatre ans.

Qui croire ? Ses détracteurs ont la dent dure. L'OMC n'est rien d'autre qu'un «monstre libre-échangiste» qui impose le poids des forts sur les faibles, assurent-ils. Et de souligner, qu'au fil des ans, l'OMC est devenue un champ de bataille Nord-Sud sanglant.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Gatt pouvait se contenter de combattre le protectionnisme en faisant simplement tomber les barrières douanières, principalement dans les secteurs de l'industrie. À présent de nombreux autres domaines sont concernés, dans les services, dans les technologies de l'information, dans l'agriculture. Et les défis que doit relever l'Organisation mondiale du commerce sont d'une tout autre ampleur.

Il lui faut d'abord «intégrer les pays en développement de façon à répondre à leurs aspirations en matière de croissance et de développement», souligne un rapport publié au siège de l'organisation, à Genève, au début du mois. Le monde n'est plus en noir et blanc. Plus le fossé se creuse entre les États pauvres et les États riches, plus l'OMC est menacée d'implosion.

Il lui faut également répondre à la multiplication, ces dernières années, des accords bilatéraux et régionaux qui semble remettre en question son utilité même. Mi-décembre, la Commission européenne et les Caraïbes ont encore passé un accord de partenariat économique (APE) contraire aux règles de l'Organisation mondiale du commerce sans que cette dernière puisse s'y opposer. Elle demande l'abandon d'un système qu'elle juge incompatible avec les règles internationales. En pure perte. Il y a moins de quinze jours Bruxelles a signé un document qui autorise l'accès quasiment libre de la Côte d'Ivoire au marché européen dès le 1er janvier 2008 !

Du coup, l'OMC multiplie les contorsions linguistiques pour ne pas perdre la face. Elle se défend d'être prise en défaut et se fait fort de parvenir à construire un nouvel équilibre qui lui permettra, jure Pascal Lamy, de «retirer tous les avantages qu'offre la participation à une entente régionale sans compromettre la poursuite de solutions multilatérales» .

En attendant, elle fait le gendarme. Elle examine les politiques commerciales de ses États membres. Elle reçoit les plaintes et rend ses avis. Elle vient ainsi de juger, début décembre, illégaux les tarifs douaniers de l'Union européenne sur la banane, estimant que le Vieux Continent offrait des conditions préférentielles à l'Afrique et aux Antilles qui pénalisaient notamment les producteurs de l'Équateur.

Elle vient aussi de confirmer la condamnation des subventions américaines sur le coton à la suite d'une plainte des Brésiliens. Brasilia estime que ces subventions ont atteint 12 milliards de dollars entre 1999 et 2002, alors que la valeur des récoltes a été de 13,9 milliards de dollars pendant la même ­période.

Mais que valent ses avis ? Le Brésil va devoir lui demander l'autorisation d'appliquer des sanctions. Et les délais d'exécution sont longs. L'OMC n'annoncera par exemple sa décision sur la banane qu'en mars 2008. Or à cette date, l'Union européenne pourra encore faire appel.

L'organisation a également lancé une enquête sur la politique de subventions agricoles des États-Unis, répondant à une plainte du Canada et du Brésil. Mais tout ce qu'elle peut faire de concret, c'est de constituer un groupe spécial chargé d'«  étudier le différend ». En réalité l'Organisation mondiale du commerce n'a pas d'armes à sa disposition. Sur ce terrain aussi elle montre ses limites. Et prend le risque, au bout du compte, de se décrédibiliser.

Des choix de société

Car, plus elle veut se projeter dans l'avenir, plus elle prend le risque de s'attaquer à des sujets qu'elle maîtrise mal. «Si nous comprenons mieux aujourd'hui qu'il y a vingt ou trente ans quelle est l'interaction entre l'environnement et le commerce, le public et les milieux politiques s'intéressent davantage à beaucoup d'autres problèmes  environnementaux plus graves, comme le réchauffement de la planète. Il ne fait aucun doute que nous entendrons parler beaucoup plus de la question de savoir comment le commerce et le système commercial multilatéral aideront à relever les défis environnementaux», poursuit le rapport publié à Genève. Et il ajoute : «même lorsque les gouvernements sont disposés à s'adapter et à remanier leurs accords de coopération en fonction des circonstances, les accords commerciaux resteront toujours incomplets».

Le vrai problème de l'OMC est peut-être ailleurs. À force d'élargir le champ de ses interventions, elle finit par intervenir sur des choix de société. C'est ce que ne supportent pas les pays en développement, qui jugent qu'elle a choisi son camp, celui des riches.


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 ...Sarkozy abolit la distinction (le 07/01/2008 à 06h52)

 

Lundi 07 Janvier 2008

Sphères publique et privée : Sarkozy abolit la distinction

 

Guillaume Tabard
21/12/2007 | Mise à jour : 22:16 | www.lefigaro.fr

 

L'analyse de Guillaume Tabard, rédacteur en chef adjoint au service Politique du Figaro.

François Hollande a eu tort de voir dans le discours de Nicolas Sarkozy, jeudi à Saint-Jean-de-Latran «une vieille rengaine de la droite cléricale». En défendant, pour la première fois comme président de la République, une «laïcité positive» prenant en compte «l'importance de l'aspiration spirituelle», il a au contraire opéré une double rupture par rapport à l'approche classique de la question religieuse par les responsables politiques français, de droite au premier chef.

La première a souvent été soulignée. Elle consiste à reconnaître publiquement que les religions sont un «atout» et non un «danger pour la société», que la «laïcité », c'est la possibilité pour chacune des religions de s'exprimer, pas l'obligation pour toutes de se taire. C'est aussi assumer que l'histoire de la nation française a été façonnée par ses «racines chrétiennes».

Ce serait faire un procès d'intention à Jacques Chirac que de le présenter a posteriori en ennemi des religions. Lui aussi avait marqué son premier semestre à l'Élysée d'une visite au Saint-Siège, autrement solennelle d'ailleurs que celle de son successeur jeudi. Puis, au fil des ans, l'ancien président de la République s'était posé en gardien d'une laïcité intransigeante. En septembre 1996, il avait refusé d'assister à Reims à la célébration par Jean-Paul II du quinzième centenaire du baptême de Clovis et interdit toute présence gouvernementale à la messe. En 2001, c'est Jacques Chirac qui, avec Lionel Jospin, avait mené le combat pour exclure toute référence aux «racines chrétiennes de l'Europe» dans la charte des droits fondamentaux figurant dans le préambule du traité constitutionnel.

La volonté légitime de Chirac d'interdire le voile à l'école s'était traduite par une loi interdisant tous les «signes ostensibles» d'appartenance à la religion. Bien entendu, les pouvoirs publics français n'ont jamais, dans les années récentes, contrecarré l'action des Églises ou communautés religieuses, mais dans le consensus du débat politique, religion avait fini par rimer avec méfiance. C'est ce discours «politiquement correct» appliqué à la religion, que Nicolas Sarkozy brise spectaculairement. La reconnaissance que la mise en œuvre de la laïcité avait provoqué des «souffrances» est un tournant majeur dans la relecture de l'histoire de la République.

Mais le chef de l'État brise surtout un second tabou bien français : la séparation étanche entre la sphère publique et la sphère privée, la religion étant censée rester cantonnée dans la seconde. C'est, à l'inverse, l'intimité des convictions qui intrigue Nicolas Sarkozy et dont il veut parler dans le débat public. Dans son discours du Latran, il a à peine évoqué le rôle diplomatique, politique ou moral de l'Église catholique, alors qu'on pouvait s'y attendre dans la bouche du chef de l'État. Il s'est en revanche longuement intéressé au «sens de la vie et au mystère de la mort», au mystère de la vocation religieuse, à «la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière» qui nourrissent la vie des prêtres. Pour lui, le mot d'«espérance» n'est pas l'apanage des encycliques papales.

Nicolas Sarkozy ne met pourtant pas en scène sa foi personnelle. De tous les présidents de la Ve République, Mitterrand compris, il est sans doute celui qui est allé le moins à la messe et qui revendique le moins de professer le Credo de l'Église. Mais il est celui qui parle de la foi de la manière la plus ostensible, libre, décomplexée. C'est un paradoxe. Ou plutôt la clef d'une nouvelle forme de modernité qu'incarne Nicolas Sarkozy. En vertu de cette distinction française sphère publique/sphère privée, élus et ministres catholiques s'interdisent le plus souvent de s'exprimer et d'agir au nom de leur foi. C'est un président catholique pratiquant qui a fait voter la loi sur l'avortement. La loi sur la bioéthique, autorisant la production d'embryons à fin de recherche, n'a guère suscité d'objections chez les parlementaires se revendiquant catholiques.

Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy s'étonnait que les responsables religieux ne se montrent pas plus offensifs dans la défense de leurs intérêts. «La France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont», a-t-il soutenu encore jeudi, cette fois en tant que président. Nicolas Sarkozy veut donc entendre les catholiques. Mais est-il prêt à les écouter ?

Sur des sujets majeurs, son action semble faire fi d'un regard chrétien. En voulant déjudiciariser le divorce, il le facilite un peu plus. En cherchant à encourager le travail le dimanche, il contribue à le banaliser. À Bercy, comme ministre des Finances, puis dans sa campagne, il a posé une forme d'égalité entre couples hétérosexuels et homosexuels. Certains aspects de sa politique de l'immigration (les tests ADN) ont été critiqués par une partie des évêques.

Pour Nicolas Sarkozy, le rappel des racines chrétiennes de la France n'est donc en rien le signe annonciateur d'une supposée politique chrétienne. Mais son discours n'en demeure pas moins une invitation faite aux catholiques, et aux autres croyants, à plus d'audace dans le débat public.


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 France : un nouveau fichier pour les étrangers (le 31/12/2007 à 13h28)

 

Lundi 31 Décembre 2007

31 Décembre 2007   |  France   |  Source : le figaro

 

Un nouveau fichier pour les étrangers

 


 

Le gouvernement a créé un fichier informatisé des étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement, six mois après que le Conseil d'Etat a annulé un fichier similaire.

 

«Eloi», comme «éloignement». C'est le nom du fichier créé par un décret paru dimanche au Journal officiel. Il permettra de centraliser des données sur des étrangers en situation irrégulière «faisant l'objet d'une mesure d'éloignement». L'identité de l'intéressé, de ses parents et de ses enfants, les étapes de la procédure le concernant ou encore la «nécessité d'une surveillance particulière au regard de l'ordre public» pourront y être inscrites.

 

Un autre fichier avait été créé en 2006, par un arrêté du ministère de l'Intérieur mais annulé en mars 2007 par le Conseil d'Etat, qui estimait qu'un tel fichier ne pouvait être créé «que par décret en Conseil d'Etat après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés» (CNIL).

 

Ce nouveau fichier comporte quelques évolutions par rapport à l'ancien. L'identité d'un visiteur d'une personne placée en rétention administrative ne pourra plus y être mentionnée. En outre, le nouveau décret ne concerne que les «étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement», et non tous les sans-papiers.

 

«Fichage comme des délinquants»

 

Le fichier Eloi a pour but, selon le décret, de «permettre le suivi et la mise en oeuvre des mesures d'éloignement» et «d'établir des statistiques relatives à ces mesures et à leur exécution».

 

La première mouture du fichier en 2006 avait provoqué des protestations des associations qui parlaient de «flicage» et d' «atteinte aux libertés individuelles».

 

Ce nouveau décret suscite des réactions mitigées. Pour le président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, c'est un fichier qui inclue de «sérieux progrès» par rapport à sa version initiale, mais l'on maintient le «fichage de sans-papiers comme des délinquants».

«Le chemin n'a été fait qu'à moitié» estime quant à lui Laurent Giovannoni, le secrétaire général de la Cimade, association d'aide aux immigrés. «Le fichage est maintenu pour toute personne qui héberge une personne en situation irrégulière» dénonce-t-il. «Cela multiplie la possibilité d'arrêter des étrangers à leur domicile, et c'est la porte ouverte à des poursuites pour délit d'aide au séjour irrégulier».


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 Wiki-Protestants ! (le 31/12/2007 à 13h24)

 

Lundi 31 Décembre 2007

30 Décembre 2007   |  Francophonie   |  Source : TopInfo  

 

La FPF innove et crée un Wiki pour les protestants !

 


 

Tout le monde connaît l’outil Wiki depuis l’essor planétaire du portail Wikipédia, une encyclopédie participative permettant à n’importe quel surfeur d’apporter ou de modifier des informations. Mais peu de chrétiens connaissent encore wiki-protestants.org. Manifestant le désir de ne pas rester en marge de cette révolution virtuelle, la Fédération Protestante de France (FPF) a créé cette encyclopédie depuis le mois de septembre, à l’initiative d’un pasteur issu de l’Union des Eglises protestantes d’Alsace-Lorraine.

 

Avec quelque 500 articles en stock, ils sont encore loin de rivaliser avec Wikipédia qui en affiche plus de 600.000 pour la seule langue française ! Mais l’idée est prometteuse et attend désormais l’enrichissement que les protestants du net voudront bien lui accorder. Et le travail ne manque pas puisque wiki-protestants.org ne connaît pas encore… la Fédération Protestante de France, son créateur. Quant au sigle FPF, il est tout simplement absent de la base de données !

 

A vos claviers…

 

Paul OHLOTT


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 Dernières Statistiques de la Population Israélienne (le 31/12/2007 à 13h20)

 

Lundi 31 Décembre 2007

Statistiques de la population israélienne

 


 

La population israélienne compte à ce jour 7.421000 âmes. Selon les données publiées par le bureau central de la Statistique, à la veille de la nouvelle année civile, 75,6% des habitants d'Israël sont Juifs, 20% sont Arabes et 4,4% appartiennent à d'autres nationalités ou confessions.

 

Source : Guysen.International.News - 30.12.07

 


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 Pays des droits de l'homme et inégalités (le 31/12/2007 à 13h12)

 

Lundi 31 Décembre 2007

29 Décembre 2007   |  France   |  Source : observatoire des inégalités

 

Inégalités dans l'accès au droit et à la justice

 


 

Que savons-nous, aujourd’hui, des inégalités d’accès au droit et à la justice ? Matthieu Biancucci, sociologue à l’Université de Bordeaux, apporte des éléments de réponse statistiques en s’intéressant aux bénéficiaires de l’aide judiciaire, et ouvre ainsi un chantier nécessaire.

 

A l’école, les élèves sont a priori égaux. Chacun a en droit la possibilité - et même l’obligation - d’être écolier et collégien. Mais surtout, chaque élève doit disposer de ressources égales à celles de ses partenaires dans la compétition scolaire. C’est à cette condition que la réussite scolaire d’un élève peut être qualifiée de juste, que le mythe de l’égalité des chances se réalise [1]. Au tribunal, chaque citoyen a le droit de formuler une requête s’il estime ses droits violés, être victime d’une injustice ou s’il se trouve dans l’obligation de recourir à la Justice. La question est toutefois de savoir si chaque citoyen dispose de ressources suffisantes pour saisir le tribunal. A la différence de l’école, l’égalité des chances ne se pose pas au cœur de l’activité de l’institution, mais dans la possibilité même d’en faire usage.

 

Car le fonctionnement de chaque institution diffère : l’école capte les futurs citoyens de la nation pour les « former », les citoyens s’emparent de la Justice pour régler une épreuve [2]. La question de l’égalité des chances à la Justice se confond donc avec celle de l’accès au droit et à la Justice [3]. Les citoyens ont-ils des chances égales de régler leurs épreuves par l’intermédiaire du tribunal ? L’égalité des chances judiciaires est-elle un mythe ou un acquis ? Le « jeu social » fait-il obstacle au principe d’égalité devant la Justice ? En ce cas, les politiques publiques parviennent-elles à donner des chances égales aux citoyens ?

 

Malgré une régulation plus accentuée du social par le judiciaire et d’une société qui se pense de plus en plus judiciarisée, les données étatiques et scientifiques actuelles ne permettent pas d’apporter à ces questions de réponses précises et actualisées.

 

L’assistance judiciaire dans l’histoire

 

Le problème est pourtant ancien. La première réponse a consisté à mettre en place des dispositifs d’assistance judiciaire. Pour corriger l’indiscutable inégalité des chances d’accéder aux tribunaux, une loi a tout d’abord été votée en 1851 [4]. La sollicitation de l’assistance judiciaire en matière civile progresse constamment au 19ème siècle et particulièrement avec l’instauration du divorce. De 10 000 demandes à ses prémisses, celles-ci s’élèvent à 85 000 au début du 20ème siècle ; avec un taux d’acceptation oscillant entre 35 et 50%, ce sont près de 35 000 assistances qui sont ainsi délivrées.

 

En 1901, l’aide s’étend aux référés, aux actes de juridictions gracieuses et au champ pénal. De 1925 à 1935, le volume de demandes progresse de 80 000 à près de 110000, tandis que le volume d’aides distribuées passe de 30 000 à près de 45 000 ; oscillant autour de 45%, le taux d’acceptation se maintient à son niveau de la seconde moitié du 19ème siècle. Niveau qui s’effondre pendant les trente glorieuses, appelant ainsi une réforme de l’aide, avec moins de 20% d’acceptation entre 1947 et 1970, équivalent en moyenne à 60 000 aides distribuées par an - le nombre de demandes a donc triplé, atteignant 300 000 [5].

 

L’assistance judiciaire devient en 1972 « l’aide judiciaire » destinée aux « personnes dont les ressources sont insuffisantes pour faire valoir leurs droits en Justice [6]. » Cette aide est déclenchée sur la base d’une étude des déclarations fiscales des intéressés en regard de plafonds de ressources définis annuellement dans le cadre de la loi de finance. L’ambition de la réforme est certaine puisque les seuils exigés pour l’aide totale ou partielle [7] sont accessibles à 75% des foyers fiscaux. Mais les plafonds de ressources sont réévalués : alors que l’aide s’obtient encore en 1972 avec un revenu supérieur de 35% au SMIC, pour l’obtenir en 1990, il faut que le revenu soit inférieur de 16% au SMIC [8]. Ainsi l’aide judiciaire devient une allocation réservée aux personnes défavorisées et en sont écartées les personnes ayant des revenus moyens : en 1989, 80% des bénéficiaires de l’aide vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

Une troisième réforme du système d’aide judiciaire est entreprise sous la houlette de Michel Rocard, en 1989. Elle débouchera sur le rapport Bouchet [9], puis sur la loi du 10 juillet 1991, entrée en vigueur le 1er janvier 1992. C’est cette loi qui régit le système actuel.

 

Les conditions actuelles d’accès à l’aide juridictionnelle

 

Sur les mêmes principes, l’aide financière est reconduite sous une nouvelle appellation, « l’aide juridictionnelle », complétée par « l’aide à l’accès au droit. » Le barème en vigueur, en 1992, confère une aide totale à une personne seule si elle gagne moins de 4400 francs (670 euros) par mois et une aide partielle si son revenu se situe en dessous de 6600 francs (1006 euros) par mois. Le plafond en 2003 est de 816 euros pour l’aide totale et de 1223 euros pour l’aide partielle [10].

 

Sur la dernière décennie observable, soit : 1993-2003, le nombre total de demandes d’admission a augmenté de 150%, s’élevant à 843 632 en 2003. Le taux d’admission par an est constant : 90%. En 2003, 77 038 justiciables ont donc vu leur demande rejetée, tandis que 755 851 demandeurs ont pu en bénéficier [11].

 

Les rejets sont motivés dans plus de la moitié des cas par des ressources supérieures aux plafonds prescris, le reste relevant du fait d’absences de pièces justificatives ou d’irrecevabilité a priori du dossier. 87% des bénéficiaires de l’aide juridictionnelle le sont au titre d’une aide totale, ce qui représente 662 155 justiciables.

 

En considérant les bénéficiaires dans leur globalité, il s’avère que la moitié d’entre eux n’ont aucune ressource financière, 7% perçoivent le RMI, un fond national de solidarité ou une allocation d’insertion ; 30% ont un revenu inférieur à 816 euros (soit la tranche la plus basse du barème de l’impôt sur le revenu) et 12% un revenu compris entre 816 et 1223 euros. Autrement dit, 90% des bénéficiaires de l’aide juridictionnelle gagnent moins de 816 euros par mois, revenu au moins inférieur de 32% au SMIC brut (1200 euros par mois) - le seuil de pauvreté en 2002 se situait à 627 euros par mois. Par ailleurs, la statistique nationale nous enseigne que 80% des allocataires sont français, 15% sont étrangers et 5% apatrides ou sans nationalité connue, répartition dont on note la stabilité depuis dix ans.

 

Les ambiguïtés des conditions d’attribution

 

L’examen des dossiers permet de constater que le critère financier est déterminant dans l’obtention d’une aide au point d’être exclusif. Les justiciables se saisissant ou étant saisis par la Justice sont recrutés sur la base de leur déclaration de revenus. Or les déclarations de revenus sont-elles un indice pertinent de la situation sociale du justiciable ? N’omettent-elles pas la complexité du jeu social ? C’est ce que suggère l’exemple du divorce, qui concerne 50 à 60% des dossiers.

 

Sachant qu’ils sont en grande partie initiés par les femmes et que celles-ci ont une présence moins forte sur le marché du travail, il est probable que l’aide devance un éventuel déclassement social plutôt qu’elle ne touche une personne défavorisée. Ce qui ne signifie pas que l’attribution de l’aide soit injuste. Elle apparaît au contraire comme un filet de sécurité qui permet de rendre possible la séparation conjugale civile. La question serait toutefois de savoir si cela l’aide ainsi obtenue s’ajoute à des ressources patrimoniales ou bien si elle supplée à leur absence.

 

On remarquera également que les aides couvrent des réalités différentes selon la diversité des recompositions familiales, impliquant reclassement ou déclassement social.

 

La situation financière peut aussi être mal évaluée par les bureaux de l’aide juridictionnelle. Le rapport Bouchet, se référant à une mission d’expertise présentée en annexe, soulignait ainsi que « la prise en compte des éléments patrimoniaux est quasi inexistante, faute d’indications fiables dans les demandes », alors qu’il est en principe tenu compte des ressources de toutes natures.

 

La situation a-t-elle évolué en quinze ans ? Nous disposons de peu d’informations à ce sujet. Ce qui peut conduire à suspecter des détournements possibles de l’aide juridictionnelle ; l’exemple caricatural, à ce titre, concernera un justiciable vivant de ses rentes immobilières et bénéficiant pourtant d’une aide juridictionnelle.

 

Plus sérieuses sont toutefois les situations que l’on peut dire "frontières" : les justiciables constituent-ils des dossiers comprenant toutes leurs ressources financières, ou bien en ignotent-ils certaines afin d’obtenir l’aide en question ? Cette interrogation vaut pour le divorce, l’obligation de contrat, la responsabilité, le droit social...

 

Le flou de l’ajournement

 

Les dossiers de 77 000 justiciables ont fait l’objet d’un rejet, dont, pour plus de la moitié, en raison de ressources supérieures au plafond et, pour un quart, du fait de l’absence de pièces justificatives. Autant de situations dont il n’est pas certain qu’elles soient justes.

 

L’examen des 38 500 dossiers rejetés pour dépassement de plafonds de ressources, permet d’étudier la valeur du surplus de ressources constatée tout en observant le devenir du dossier, l’abandon ou la poursuite du recours judiciaire. Si l’on constate, par exemple, qu’une majorité de dossiers rejetés vise des personnes dont les revenus moyens sont de 1 300 euros et que les justiciables concernés ont dû renoncer à la Justice, se pose immédiatement un problème d’injustice caractérisée puisqu’il y a inégalité dans l’accès à la Justice. Sans plus de détails sur les « ajournés », pareil constat ne peut être effectué, et on ne peut que continuer à émettre des hypothèses sur la justice du système.

 

Cette inégalité peut être aggravée par le marché de l’assurance qui offre à certains la garantie d’une "Protection Juridique" que tous ne peuvent s’offrir. Pour les classes moyennes supérieures, la couverture financière totale ou partielle des frais globaux de justice tend à être pris en charge par l’assurance. Mais n’y a-t-il pas une trappe d’inaccessibilité pour ceux qui ne peuvent prétendre ni à l’aide publique (revenus supérieurs) ni à l’aide privée (revenus insuffisants) ? Pour y voir plus clair, il faudrait pouvoir disposer des données qui permettraient d’identifier la catégorie sociale des personnes bénéficiant d’une « protection Juridique » privée.

Une autre difficulté s’annonce. A partir de 2006, le problème ne sera plus simplement de présenter un "profil" social ouvrant droit à l’aide juridictionnel. En effet, alors que le budget de l’aide prenait la forme d’un crédit évaluatif, celui-ci deviendra un crédit limitatif ; cela signifie que l’enveloppe votée ne pourra en principe pas être dépassée. L’offre devenant circonscrite, une file d’attente se créera et l’on peut fort bien imaginer que les derniers puissent ne pas être servis ou devoir attendre trop longtemps l’aide dont ils ont besoin. [12]

 

L’absence de pièces justificatives comme motif de rejet de la demande d’aide juridictionnelle mérite un éclaircissement. On peut faire deux hypothèses. Les justiciables présentent un dossier qu’ils savent non recevable et omettent donc volontairement la preuve les disqualifiant. Seconde hypothèse, la constitution d’un dossier pour l’aide juridictionnelle est complexe, favorisant les erreurs et les oublis liés à une incompréhension qui pourrait s’expliquer par des causes d’ordre socio-culturel. [13] Malheureusement, le dispositif mis en place ne permet pas d’identifier laquelle de ces deux hypothèses prévaut.

 

Les données statistiques sur l’aide juridictionnelle portent principalement sur les dimensions juridico-judiciaire de l’aide. Elles indiquent si les demandes visent une procédure civile, administrative ou pénale ; si elles s’inscrivent dans une juridiction de première, de seconde instance ou de cassation ; si elles sont renvoyées au tribunal d’instance, de commerce, de grande instance, des enfants, en correctionnel ou aux assises...

 

Seules deux variables sociographiques s’y adjoignent : les ressources déclarées (éventuellement imparfaitement) et la nationalité du bénéficiaire. Fait défaut l’âge, le sexe et l’appartenance sociale [14]. Le demandeur d’aide financière est-il jeune ou vieux ? Est-ce un homme ou une femme ? Est-il célibataire, en union libre ou marié ? A-t-il des enfants ? Est-il chômeur, ouvrier, agent administratif, instituteur ? Il est, aujourd’hui, impossible de répondre à ces questions.

 

En ne faisant pas de l’appartenance sociale des usagers de la Justice une pierre angulaire de la connaissance sur l’institution, c’est la problématique de l’égalité des chances qui se trouve ainsi court-circuitée. Pour y remédier, il importerait simplement de mettre à jour les tendances sociologiques relatives à la demande d’aide financière des usagers : répartition égale entre classe populaire et classe moyenne ? Absence des travailleurs pauvres et des exclus du marché du travail ? Statut des classes moyennes ? Seules de telles analyses permettraient d’établir les indicateurs grâce auxquels nous pourrions juger de l’efficacité, en termes de justice sociale, de l’aide juridictionnelle.

 

Inégalités face au savoir juridique

 

La production statistique de l’aide juridictionnelle suggère une représentation économiste de l’égalité des chances. Ce sont en effet les ressources financières qui apparaissent comme le seul critère pertinent pour prétendre recevoir une aide dont on suppose par ailleurs qu’elle suffit à rétablir l’égalité entre les justiciables. En s’en tenant aux seules données statistiques ainsi définies, c’est la dimension sociale de l’égalité des chances qui disparaît. Or la consommation de biens judiciaires est étroitement liée à la connaissance « juridico-judiciaire » et aux significations de l’action en justice.

 

En la matière, la réflexion sociologique reste muette, les inégalités judiciaires n’ont été soulevées qu’à la marge [15]. La recherche sociale sur le droit a porté son attention sur la production, l’application et la non-application des normes, les juges et l’administration de la justice, les avocats et l’éthique professionnelle, les rencontres entre les systèmes juridiques différents, les modes de règlement des litiges et le comportement général des individus en relation avec le droit [16]. La dimension sociale de l’action reste en revanche à étudier sous l’angle de l’inégalité des ressources.

 

Le savoir juridico-judiciaire est un bien culturel rare. Connaître le droit général, le droit civil, le droit de la responsabilité, les possibilités procédurales - civil, administratif, pénal -, le jeu procédural - durée, investissement financier nécessaire, lieu, protagonistes, pièces du dossier à fournir, gains escomptés et pertes prévisibles - pour chaque contentieux est l’affaire d’experts : les avocats. En fonction du partage de ce savoir, la capacité d’accéder à la Justice n’est pas la même.

 

Un locataire d’un petit pavillon de banlieue, M. L., dont le salaire est de 1100 euros par mois, entreprend la rénovation de son jardin : il achète une dizaine de sapins pour faire une haie. Il se trouve que les sapins ne pousseront en fait jamais. Au-delà de la déception de ne pas avoir la haie prévue, le locataire a investi ses économies dans les sapins et il juge anormal que les produits qui lui ont été vendus ne soient pas fiables. Il demande des explications au vendeur qui ne juge pas sa responsabilité engagée et propose de lui vendre d’autres sapins.

 

Le locataire du pavillon se désole mais prend acte, réfléchit deux jours et décide de faire à nouveau des économies pendant six mois afin d’enjoliver son jardin. M. L. n’a jamais songé à utiliser l’argument du spectre judiciaire auprès du vendeur pour obtenir de nouveaux sapins au moindre coût. Car il ne connaît en rien les contours du droit de la consommation et de la responsabilité : quelles sont les obligations juridiques du vendeur ? Sur quels codes et articles est-il possible d’argumenter la prise en charge du préjudice économique ? L’absence totale de notion en la matière a jugulé le dessein judiciaire a priori. L’aide juridictionnelle est donc inefficace. Celle-ci ne devient effective qu’à la seule condition de savoir au préalable qu’une action judiciaire est possible. Sans être avocat, M. L. pourrait avoir quelques notions de droit de part ses études, son travail, ses discussions amicales ou ses lectures - revues de consommateurs par exemple.

 

C’est alors que l’éventualité pour M.L. de recourir à la Justice se dessine et un raisonnement sur ses conditions de possibilité économique surgit : à combien s’élèvent les frais de justice ? Le raisonnement peut alors aussi porter sur les sommes percevables en cas de victoire ou dues en cas de défaite : à combien s’élèveront les indemnités si un préjudice économique lié à une faute est reconnu ? Couvriront-elles la valeur totale des sapins achetés ? Ou bien prendront-elles seulement une part du total, qui correspondrait finalement au montant de la remise proposée par le vendeur pour un second achat ? Les coûts du procès seront-ils supérieurs au préjudice économique en cas de défaite, si bien qu’il serait plus judicieux d’acheter à nouveau des sapins, même sans remise ? Aussi, existe-t-il une aide financière à la procédure ? Dans quelle mesure serait-il possible d’en bénéficier ? Quelle est sa valeur ? Dans quelle proportion prend-t-elle en charge les frais totaux d’une procédure ?

 

L’ensemble des questions que se pose M. L. peuvent être formalisées dans le cadre micro-économique de la théorie des jeux pour définir selon quelle probabilité sera prise la décision d’engager ou non une procédure en fonction de la connaissance des différents aspects financiers de la procédure. Mais il importe davantage de savoir dans quelle proportion un justiciable lambda se pose la question de la possibilité d’un recours judiciaire soutenu par une aide financière. On peut supposer en effet que celle-ci est un point crucial de la réflexion des acteurs sur leur action judiciaire. Elle permet à la fois de faire naître et de prolonger la réflexion et la croyance en la possibilité de l’action. Or elle est étroitement corrélée à la possession de savoir judiciaire. Et elle présuppose la possession d’un savoir juridique.

 

Interpréter le bien-fondé de la vente de sapin au regard du droit et de son prolongement judiciaire est d’abord l’apanage d’experts : juriste en entreprise, professeur de droit, avocat, juge... Les experts en droit participent aux professions intermédiaires, intellectuelles, libérales ou d’encadrement. Ils appartiennent donc aux couches moyennes, moyennes supérieures, favorisées et valorisées. Le savoir judiciaire de haut niveau tend à inscrire les individus plutôt en haut de l’échelle sociale. Et ils sont les premiers en mesure de juger la pertinence judiciaire d’événements divers ; ils sont les premiers à pouvoir user de leur savoir pour leurs propres intérêts : ainsi l’avocat, le juge et le professeur de droit expliqueraient à leur vendeur de sapin ses obligations afin d’obtenir réparation.

 

L’évocation d’une réponse judiciaire à l’échange malheureux apparaît spontanément en raison de la détention du savoir judiciaire : l’avocat sait sous quelles conditions il peut exiger un remboursement des sapins si le vendeur ne lui en concède pas gratuitement de nouveaux. Sans supposer que l’argument juridico-judiciaire soit l’argument idéal pour régler un différend, force est de supposer son efficacité. Or M.L. n’en a pas fait usage. Ce qui n’implique pas qu’il porte un jugement moral négatif sur l’événement des sapins défectueux. En effet, il considère sa situation anormale. Mais dans le litige qui l’oppose aux vendeurs, il n’a pas les armes juridiques ni judiciaires pour remporter la mise. Il ignore les fondements contractuels de l’échange commercial, même s’il en a l’intuition, il ne peut pas se faire pleinement confiance ; pour être sûr de se situer du bon côté des règles, il a besoin de la confirmation d’un expert. La détention d’un savoir juridico-judiciaire est l’une des clés de l’égalité des chances à la Justice.

 

C’est à partir de la connaissance générale du « système », des « règles » que les acteurs peuvent s’imaginer justiciables et s’acheminent plus ou moins facilement vers les tribunaux. Dans quelle mesure le langage judiciaire est-il partagé ? Peut-on mettre à jour une corrélation générale entre sa possession et son appartenance sociale ? A l’inverse, ne peut-on pas supposer que ce langage est exclusif, qu’il n’est parlé que par les juristes, les avocats, les juges ?...Cadres supérieurs, médecins, physiciens, sociologues ne balbutient-ils pas comme les commerçants, exploitants agricoles, employés administratifs et manœuvres ? Il ne faudrait cependant pas en conclure que prévaut entre eux une égalité culturelle dans l’accès à la Justice.

 

Car il est probable que les inégalités d’accès au droit et à la Justice se créent sur les inégales capacités à remplir son réservoir de savoir judiciaire : médecins et cadres supérieurs semblent occuper les couloirs trois et quatre alors que manœuvres et commerçants partent du couloir un et six : un médecin n’a-t-il pas plus de chances qu’un manœuvre d’obtenir du savoir judiciaire auprès de son réseau social lorsque l’on est médecin que lorsque l’on est manœuvre ? Une réponse générale devrait alors tenir compte de la multiplicité des droits : un manœuvre peut facilement posséder une large connaissance du droit social via les syndicats.

 

Mais qu’en est-il en droit de la consommation et de la responsabilité ? Il faudrait observer la manière dont les acteurs remplissent leur réservoir : auprès d’un ami avocat ou juriste, de son assurance, d’une association, des conseils départementaux de l’aide juridique... [17] Autant d’usages qui indiquent un débit de savoir plus ou moins rapide, plus ou moins rassurant, plus ou moins fiable... Les classes moyennes ont-elles tendance à se fournir auprès de leurs assurances et des CDAJ ? les classes moyennes supérieures auprès de leur réseau personnel ? les classes populaires auprès des associations ?

 

Inégalités face à l’action juridique

 

La connaissance de la possession et de la prise de possession du savoir judiciaire ne suffisent cependant pas pour comprendre la régulation judiciaire de la vie sociale. Car les connaissances des règles du jeu n’impliquent pas la décision de jouer. Interpeller son vendeur de sapin, son époux ou son médecin devant les tribunaux participe certes d’un calcul rationnel modélisable, mais dans lequel il faut inclure les dimensions sociales de l’action procédurière. Celle-ci ne se réduit pas à une comparaison des coûts et des avantages. L’action procédurière renvoie à un ensemble de représentations de la Justice qui peuvent être rattachées à l’appartenance sociale des individus. Ainsi une seconde porte d’entrée aux inégalités des chances à la Justice s’ouvre-t-elle.

 

Le sentiment d’être capable de jouer le jeu de la Justice diffère certainement en fonction de ses ressources générales. Une procédure civile peut paraître plus ou moins opaque, longue, chère, incertaine, lointaine, importante selon ses capacités sociales, culturelles et économiques. L’opacité des procédures, la distance des attentes de l’arène judiciaire, la crainte de perdre le cours des événements sont autant de freins qui peuvent avoir un fondement social. Associations et avocats ont pour fonction d’aider à surmonter le sentiment d’incapacité et, en ce sens, assure une plus juste égalité des chances. Mais y réussissent-ils et, surtout, le complexe initial de capacité ne fait-il pas obstacle à l’accès au surplus de capacité ? [18]

 

Les perceptions des acteurs peuvent jouer en faveur ou en défaveur du recours à la Justice, même si objectivement tous en ont la possibilité. M.L. apprend qu’il peut bénéficier d’une aide partielle pour tenter un recours contre son vendeur. L’argent qu’il devra investir personnellement ne représente-t-il pas un égarement au regard de son budget ? Ce bien de Justice n’est-il pas accessoire au regard des biens de logement, nourriture, vêtement et frais de transports si son budget lui paraît limité [19] ? Si M.L. constate qu’il doit réduire ses déplacements ou annuler une semaine de vacances, l’action en justice prend un visage sacrificiel et luxueux. Ce n’est pas le cas pour un cadre technique, dont un recours contre un voisin n’induit pas la révision de sa consommation mais l’usage de marges budgétaires. Au fond, il importe de mettre à jour l’enchâssement de l’action judiciaire dans les représentations des acteurs. Sur la dimension économique, il apparaît qu’elles peuvent freiner l’action judiciaire en dépit de l’incitation que représente l’aide juridictionnelle, si bien qu’au final, l’égalité des chances à la Justice est inégale entre l’ouvrier et le cadre. Peut-on généraliser cet exemple ? On pourrait compliquer le raisonnement en prenant en compte les pratiques consuméristes et la représentation des revenus en fonction de l’âge, de la situation familiale et professionnelle des protagonistes que la sociologie de la consommation connaît bien. Au final, devrait apparaître un taux de renoncement au tribunal expliqué par les dimensions économiques, sociales et culturelles de l’action.

 

Obstacles à la recherche et perspectives

 

Au fil des années 1990, le nombre de bénéficiaires de l’aide juridictionnelle a fortement augmenté et l’encombrement des tribunaux s’est accentué. Il a donc été possible de penser que l’égal accès au droit et à la Justice avait été atteint. Et le souci majeur est devenu celui du désencombrement des tribunaux. L’objectif de la recherche est alors de trouver des mécanismes incitatifs pour désengorger les tribunaux. Ainsi a émergé une attention particulière à la médiation, comme si la question de l’égal accès aux tribunaux était réglée. Le souci gestionnaire semble prévaloir dans le débat politique et la recherche sociale [20].

 

Un autre élément d’ordre plus culturel constitue un frein important à la question de l’accès à la Justice : notre représentation négative de la régulation des rapports sociaux par la Justice. En partageant un paradoxe hérité de la tradition libérale, un réflexe intellectuel est de percevoir avec inquiétude la judiciarisation contemporaine de la société. D’un côté, nous sommes en faveur des droits individuels, de leur respect et de leur application grâce à la Justice, de l’autre, nous souhaiterions que les échanges sociaux soient fluides, fruits d’ententes cordiales et d’intérêts entre adultes [21]. Si bien que le regard libéral sur la justice est placé face à une contradiction irréductible : concilier un désir d’échange pacifique et un désir d’égalité d’accès à la Justice. Le débat politique et la recherche statistique et sociale sur la Justice indique que le spectre négatif de la judiciarisation s’impose au détriment de l’égalité des chances, que la promotion de l’égalité risque de favoriser le recours judiciaire, l’engorgement des tribunaux, l’allongement des délais. Le souci gestionnaire et libéral se rejoignent et renforcent le refoulement de l’égalité des chances à la Justice.

 

Néanmoins, c’est en héritier de la tradition libérale qu’il convient de défendre l’égalité, premier principe de justice. Une hiérarchie doit être faite entre deux principes antagonistes : l’égalité d’abord, l’échange libéral et les délais de Justice ensuite. Les citoyens doivent pouvoir accéder de façon égale à la Justice si leurs droits le leur permet. C’est ensuite que se présente le cadre adéquat dans lequel s’insèrent leurs actions, telle que la médiation, moins onéreuse et donc plus accessible aux moins favorisés. Alors qu’elle était tout d’abord au service du désengorgement des tribunaux, la médiation pourrait devenir une voie de recours privilégiée par les justiciables les plus faibles, dans l’hypothèse où leurs savoirs juridico-judiciaire puissent les y emmener.

 

Le risque est alors que soit éludé l’égal accès à la Justice : on pourrait considérer que celui-ci est assuré par la mise en place de la médiation, structure plus abordable et plus souple. Or il faut prendre en considération nos représentations de la Justice : seules les procédures traditionnelles sont valorisées par les experts judiciaires ; la médiation souffre d’un déficit de reconnaissance : c’est une petite justice, une justice de seconde zone, dépourvue de l’art de « faire justice. » Ainsi le développement de la médiation pourrait être synonyme d’une Justice à deux vitesses : la « vraie Justice » pour les classes privilégiées, la « petite justice » pour les classes populaires et moyennes-basses.

 

Un état des lieux est indispensable pour connaître la situation française de l’égal accès à la Justice. L’Etat devrait pouvoir apporter sa contribution à l’affinement statistique des usagers de la Justice et de l’aide juridictionnelle, particulièrement au niveau socio-démographique. Les bureaux d’aide juridictionnelle pourraient apporter une contribution décisive en précisant davantage leur activité. Parallèlement, un vaste programme de recherche en sciences sociales devrait permettre d’obtenir des informations précieuses sur les possessions de savoirs juridico-judiciaires, les canaux d’obtention du savoir, leur instrumentalisation, auxquels se rattachent les représentations et les significations de l’action judiciaire. La possibilité de mesurer les inégalités judiciaires en dépend. Nous sommes aujourd’hui très loin du compte.


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