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| IRAN : Quand Ahmadinejad réussit à fâcher Moscou (le 09/02/2008 à 00h38) |
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Samedi 09 Février 2008
IRAN : Quand Ahmadinejad réussit à fâcher Moscou
8 févr. 2008
Téhéran a inauguré, le 4 février, son premier centre spatial en faisant montre de son savoir-faire et de ses prouesses techniques. De quoi raviver les soupçons sur ses ambitions nucléaires. Une initiative qui risque avant tout de troubler ses relations avec son allié russe, souligne The Daily Star de Beyrouth.
Le gouvernement iranien a superbement progressé cette semaine dans sa campagne active pour ruiner sa propre image sur la scène internationale.
Alors que beaucoup continuent d'être préoccupés par la volonté du président des Etats-Unis George W. Bush de trouver, avant son départ de la Maison-Blanche, un prétexte pour attaquer l'Iran – ou pour qu'Israël s'y emploie –, on aurait pu penser que Téhéran choisirait une autre stratégie. Mais le président iranien Mahmoud Ahmadinejad vient encore de fournir à Bush de quoi consolider sa propagande et réunir les soutiens nécessaires à une offensive, tout en plaçant dans une position inconfortable la Russie – qui joue pourtant un rôle central en freinant les velléités occidentales de durcissement contre l'Iran.
La dernière gaffe en date – l'annonce de tests sur une fusée conçue pour mettre un satellite iranien en orbite – est particulièrement monumentale, puisqu'elle met en jeu simultanément plusieurs leviers dangereux. En effet, les technologies de mise sur orbite des satellites ne diffèrent pas tellement de celles nécessaires à la mise au point d'un missile balistique longue distance à grande capacité d'emport et pouvant être équipé d'une tête nucléaire. Les tests annoncés font donc directement le jeu de tous ceux qui militent pour que les Etats-Unis attaquent la République islamique au motif de son programme nucléaire.
Comme si cela ne suffisait pas, ces tests risquent aussi d'envenimer les relations de Téhéran avec la Russie, qui s'évertue depuis des mois à empêcher les Etats-Unis d'installer un bouclier antimissile en Europe de l'Est. Alors que l'OTAN est déjà à ses portes, ce système a pour but, estime Moscou, d'anéantir la capacité de dissuasion que représente l'arsenal de missiles russes depuis la fin de la guerre froide et la réduction draconienne des forces aériennes, terrestres et navales de la Russie. Ce que Washington nie catégoriquement, affirmant que le bouclier a pour véritable objectif de se protéger des missiles iraniens. Les Russes ont proposé de donner accès à leurs propres radars, pour permettre aux Etats-Unis de garder l'œil sur la prétendue menace iranienne sans pour autant saper la force de dissuasion de Moscou. Et dans tous les cas, plaidait le Kremlin, on avait largement le temps de négocier pour trouver une solution, puisqu'il fallait encore des années à l'Iran pour mettre au point un tel arsenal.
Autant dire que Téhéran vient de couper l'herbe sous le pied des Russes. L'initiative iranienne "nous inquiète naturellement, nous comme les autres", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Lossioukov, prenant acte de ce faux pas. Parallèlement, son ministre Sergueï Lavrov s'attachait toujours à dénoncer ce qu'il appelle "la pensée impériale", qui sous-tend les projets américains d'installation d'un système "concentré à nos frontières". Il risque désormais d'avoir plus de mal à plaider la cause russe.
La Russie a pourtant fait preuve ces derniers temps de beaucoup de bonne volonté à l'égard de l'Iran. Il y a certes eu des contretemps, mais Moscou a défié Washington en construisant la première centrale nucléaire de la République islamique et en fournissant le combustible nécessaire à son fonctionnement. La Russie fait par ailleurs équipe avec la Chine pour empêcher les Américains et leurs alliés d'adopter la moindre sanction contre Téhéran pour son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium. Et voilà comment Ahmadinejad remercie ses amis...
The Daily Star
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| Désilusion politique - Le désarroi de l'électeur européen (le 08/02/2008 à 00h28) |
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Vendredi 08 Février 2008
Désillusion politique
Le désarroi de l'électeur européen
Mise à jour : 1/02/2008 8:25:26
La chute du gouvernement de centre gauche de Romano Prodi, ouvrant la voie au retour possible sinon probable de Berlusconi en Italie, et l'érosion de la cote de confiance de Sarkozy en France, regonflant les voiles d'une gauche en quête d'identité, participent d'un même mouvement : la désorientation de l'électorat qui bascule de gauche à droite ou de droite à gauche sans être satisfait ni par l'une ni par l'autre.
Jean Portante
Vu d'Allemagne où, lors de deux élections régionales en Hesse et en Basse Saxe, la chancelière Angela Merkel a été désavouée et, dans une moindre mesure, son partenaire gouvernemental social-démocrate, le signal fait presque figure de test européen. Les électeurs, après avoir cru que la droite alliée à une social-démocratie avare en réformes sociales pourrait renverser la vapeur du grignotement des acquis sociaux, se sont reportés dimanche dernier sur les partis de gauche jugés à nouveau plus aptes à résoudre leurs problèmes immédiats. Par ricochet, l'attitude de l'électorat de ces deux Länder, à l'instar de ce qui se passe dans le pays entier, a forcé l'ensemble du SPD, le parti social-démocrate donc, a opérer un virage à gauche, alors que pendant l'ère Schröder, la social-démocratie était à la pointe de réformes ressenties comme une casse sociale par les Allemands. Du coup, tout l'échiquier politique allemand a fait un pas à gauche, permettant à la Linke, cette gauche plus radicale, de faire une entrée spectaculaire dans les deux parlements régionaux.
Le retour du social
En France, on sent, à l'approche des élections communales de mars, un frémissement analogue. À l'UMP toute dévouée à Sarkozy, tout comme au Parti socialiste, l'heure est à la transformation du scrutin local en test national, et deux élections partielles qui se sont déroulées le week-end passé ont vu les candidats socialistes devancer ceux de la droite. En d'autres mots, quelques mois seulement, après que Sarkozy a été confortablement porté au pouvoir par plus de 53% des Français, l'électorat de l'Hexagone semble avoir envie de rejeter à nouveau sa façon de faire, étant donné que, sur la question clé du pouvoir d'achat, on ne voit rien venir.
C'est donc encore une fois la question sociale qui est au centre des préoccupations, les Français sentant que, face aux cadeaux fiscaux offerts aux riches et au train de vie de millionnaire de leur président, leurs portefeuilles ne voient rien venir.
En Italie, c'est l'inverse qui s'est déroulé la semaine dernière. Un gouvernement de gauche, ou plus précisément de centre gauche, a dû mettre la clé sous la porte. Dans la foulée, les sondages donnent tous une large avance à Silvio Berlusconi, le chef de file la droite ultra-libérale qui pourtant n'a en rien amélioré, lors de son mandat, loin s'en faut, le niveau de vie des Italiens.
À l'heure qu'il est, nul ne sait si la Péninsule ira aux urnes dans les prochaines semaines ou si, comme le voudrait Walter Veltroni, le chef du nouveau parti démocrate, un vaste rassemblement de centre gauche, l'échéance sera reportée à juin prochain, voire à plus tard. Ce que l'on n'ignore pas en revanche, c'est que la politique du gouvernement Prodi n'a produit qu'insatisfaction dans la population, à tel point que l'électorat est de nouveau prêt à se jeter dans les bras d'une droite qui pourtant, il n'y a pas si longtemps de cela, n'a fait que le berner.
Dans les trois cas, on sent que l'exaspération fait osciller les citoyens d'un camp vers l'autre, sans que ceux qui, tour à tour, arrivent au pouvoir ne parviennent à réaliser une politique satisfaisante là ou le bât blesse, à savoir au niveau de l'amélioration des conditions de vie. C'est sur cela pourtant que partout on juge désormais les gouvernements. C'est là que les gouvernements sont partout impuissants.
En d'autres mots, alors que les idéologues mal inspirés tentent de renvoyer aux oubliettes la question sociale, elle entre par la grande porte sur la scène politique. Les clivages sociaux décriés comme ringards par les champions du libéralisme restent, au contraire, la clé de voûte de toute politique, à un moment où la récession de l'économie globale pointe son nez et que, dans la foulée, la dégradation du niveau de vie de la majorité de la population des pays européens a de fortes chances de s'accentuer.
Le glissement à gauche de la social-démocratie allemande en est un signal. Elle qui a été à la pointe du démantèlement des acquis des travailleurs, il y a encore quelques mois, ne jure dorénavant plus que sur la défense du patrimoine social. En France, qui ne se souvient pas que, si le PS n'a pas sombré aux législatives qui ont suivi l'élection présidentielle en juin dernier, c'est essentiellement grâce à l'épouvantail de la TVA sociale déterré par Laurent Fabius et les socialistes.
Le problème dans tout cela, et l'exemple italien, tout comme l'allemand ou l'anglais, le montrent aujourd'hui, c'est que, une fois installée aux manettes, cette même social-démocratie s'avère inefficace pour gérer les affaires au profit des acquis sociaux et laisse sans solution satisfaisante la problématique du chômage et de la précarité, ainsi que celle du pouvoir d'achat. Elle participe de ce fait, comme les partis de droite, à la redistribution des richesses en faveur du capital, alors que c'est pour réparer les injustices sociales qu'elle a été élue.
Du coup, les électeurs ne voient plus de différence entre une gestion de gauche et de droite et se jettent tantôt dans les bras des uns, tantôt dans ceux des autres, perdant à chaque mouvement de pendule un peu plus leur confiance dans la «classe» politique, minant de ce fait le jeu démocratique. En France, c'est un tel «tous pourris» qui a failli porter au pouvoir Le Pen et l'extrême droite il y a quelques années.
Aujourd'hui, en Allemagne, en France, en Italie ainsi que dans d'autres pays européens, c'est cependant plutôt la recomposition de la gauche à gauche de la social-démocratie qui est à l'ordre du jour. Avec, au centre des préoccupations, la question sociale. Il s'agit d'un processus qui risque de prendre du temps. Le paysage politique devrait en être chamboulé. La percée historique de la gauche radicale en Allemagne, dimanche dernier, n'en est qu'un premier signe avant-coureur.
Source : www.le-jeudi.lu
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| Vers une monnaie planétaire unique (le 04/02/2008 à 20h36) |
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Lundi 04 Février 2008
Vers une monnaie planétaire unique
L’instinct de migration est l’un des instincts les plus puissants de l’être humain : c’est la capacité à aller vers d’autres horizons pour trouver de meilleures conditions de vie. Sans cet instinct, l’homme n’aurait pas conquis autant de territoires, du Groenland jusqu’aux terres du Sud, ni fait tant d’inventions…l’homme migre rarement par plaisir, il s’éloigne de chez lui, plus souvent par nécessité impérative, en s’arrachant le cœur, poussé par un besoin de survie, plus grand que l’attachement à ses racines.
Tant qu’il y aura une telle différence de salaire entre les pays riches et les pays infortunés, les habitants les plus pauvres de la planète n’auront de cesse que de se déplacer croyant à un Eldorado accessible, servant ainsi de proies faciles à des marchands d’esclaves de plus en plus nombreux, les passeurs de clandestins. L’actualité nous offre des images terrifiantes de corps humains entassés dans des camions plombés plus sûrement que les wagons du IIIème Reich.
Toutes les prises de positions, les mesures de répressions, les solutions communautaires que les civilisations nanties mettent en place sont évidemment coûteuses, stupides et sans effets : c’est à la base qu’il faut régler le problème. Une monnaie planétaire unique est le chemin obligé pour l’établissement de conditions de vie plus équivalentes. Le jeu spéculatif sur les monnaies, déstabilisant les marchés intérieurs provoquent des raz-de-marée plus dramatiques que les typhons.
De l’autre côté, les pays occidentaux sont de plus en plus souvent victimes de phénomènes de délocalisation : dans une société uniquement basée sur le profit, une entreprise n’hésite plus un instant à trouver une main d’œuvre sous payée, exploitable et corvéable à merci, pour être compétitive et pour avoir un prix de main d’œuvre de plus en plus réduit. Si l’on réjouit, quelque part, de voir des êtres humains trouver du travail pour nourrir leur famille, on ne peut que s’horrifier des conditions de salaires et de travail de ces populations, et être catastrophé de voir des pans entiers de l’industrie occidentale s’écrouler, avec, là aussi, un coût en désespoir et en faillite inadmissible.
Comme pour les phénomènes d’immigration, les phénomènes de délocalisations n’ont qu’une raison fondamentale : la différence de salaire d’un pays à l’autre. Comment pourrait-il en être autrement ? Quand un ouvrier Français gagne 100 Francs, l’Anglais en gagne 95, l’Italien 70, le Roumain 15 et le Bengali 5…
Les deux phénomènes, migration et délocalisation, tendent par «capillarité naturelle » à équilibrer ces différences : c’est une sorte de «pression osmotique » des salaires. On peut penser qu’à très long terme, ces phénomènes arriveront réellement à rééquilibrer les salaires. Mais devant les désastres humains et écologiques d’une telle économie, il n’est pas impossible que l’homme ne soit plus là pour en voir le point d’équilibre.
Les occidentaux vont voir dans un délai très cours leurs économies complètement bouleversées dans tous ce qui se rapporte à la survie élémentaire, alimentation, vêtement, machines. Ils n’ont bientôt plus d’autres choix que la mutation : tous leurs emplois sont en train de filer vers d’autres horizons ! Et ceci est très grave car l’incapacité à maintenir un champ d’activité de survie basique les mettra à la merci du premier chaos qui passe. Les systèmes sont déjà si complexes, si fragiles sur certains domaines que les points de ruptures sont nombreux.
Les pays en voie de développement eux, n’en peuvent plus d’être ravagés par la misère qu’engendre le système économique occidental. Les 358 individus les plus riches du monde détiennent à eux seuls autant d’argent que les 2,3 milliards de personnes les plus pauvres réunies : ce n’est plus supportable. L’intelligence se révolte à une telle constatation. Par respect de la dignité humaine, c’est inacceptable. Tant qu’il subsistera des richesses aussi incalculables à côté de pauvretés aussi absolues, aucune démocratie ne pourra réellement prendre place sur Terre.
La planète qui nous porte, elle, est en train de vomir par tous ses événements climatiques le traitement que notre inconscience et notre appât du gain lui font subir.
Un des moyens techniques à mettre en place de toute urgence est donc une monnaie planétaire unique, pour permettre une simplification des échanges et avancer vers la voie de salaires équilibrés entre le Nord et le Sud. Cette monnaie empêcherait aussi tout ce qui est dévaluations et inflations artificielles, ce qui empêchera les ruines brutales des économies.
On assiste depuis longtemps déjà à un «mouvement naturel » des monnaies pour s’unir et trouver une valeur commune s’asseyant sur un plus grand nombre de pays, pour devenir plus fortes. C’est, par exemple récent, le cas de l’euro. On va assister sous peu à l’émergence de quelques monnaies-forces correspondant aux grands blocs politiques : dollar, euro, monnaie asiatique, monnaie orientale… Pourquoi attendre plus longtemps une monnaie qui aurait cours à n’importe quel endroit de la planète ? Il est évident que le système monétaire actuel n’est qu’une construction bancale faite de rajout et de réajustement au fil du temps. Avant que la construction ne s’écroule complètement, et que l’homme se retrouve à la rue, n’est-il pas temps de tracer des plans pour une demeure plus saine ? Comble de l’ironie, la Junkfood américaine, par son symbole le plus dérisoire, va peut-être nous apporter la valeur de cette nouvelle monnaie. L’unité « Handburger » ! ! !
On peut évidemment rester sceptique sur la capacité de changement des gouvernements : imaginer vraiment, que, comme ça, d’un coup de baguette magique, les Etats vont se donner une gentille petite main et établir une monnaie unique. La mise sur pied d’un système monétaire humain et juste, ne peut se faire sans de monstrueuses résistances ! Les possesseurs de gros capitaux, ayant argent donc pouvoir sur les autres, politiciens et nombre de patrons, vont bloquer de toutes leurs forces.
Mais, finalement, toutes les personnes, exploitées ou déjà hors système, gagneront largement à des échanges monétaires stables et justes, pour se rendre enfin maître de leur destin, et retrouver ainsi leur dignité, et leur propre pouvoir. Même les petits épargnants, les petits porteurs d’actions, plaçant par peur du lendemain ou par nécessité, trouveront grands avantages à une économie assainie, donc rassurante et porteuse d’espoir.
Seuls, y perdront évidemment ceux qui spéculent allègrement sur les monnaies. Déjà les boursicoteurs font grise mine à l’idée de la monnaie européenne car ils y perdent quelques belles occasions de bénéfices. Mais allons-nous longtemps, tel des enfants irresponsables, accepter de laisser nos existences gâcher par quelques-uns ? Qui est responsable de notre propre misère en définitive : les financiers, ou nous-mêmes, en continuant à cautionner notre propre exploitation ? Je ne te parle pas, bien sûr, des esclaves modernes travaillant dans les briqueteries en Inde, ou les enfants d’Amérique latine peinant dans les mines. Mais nous, avec notre niveau d’instruction, nous, adultes, majeurs, subissant sans rien faire ?
On entend dire en Occident que la société risque de s’écrouler. Qu’on ne s’illusionne pas : pour la majorité des habitants de la planète, l’écroulement total à déjà eu lieu, leur société est détruite complètement par la mainmise financière occidentale : la survie n’a lieu que dans une jungle impitoyable. Il est temps d’arrêter de se voiler la face, ce qui est très pratique pour notre sommeil.. Notre société n’offre qu’une façade de civilisé, derrière, c’est une véritable barbarie.
Pour assainir l’économie mondiale, nous devons demander à nos actuels dirigeants le blocage immédiat des monnaies, et l’établissement de grands travaux pour l’utilisation d’une monnaie planétaire. La force de l’opinion publique peut accélérer ce processus. Car c’est inévitable : la situation de milliards d’être humain est au bord de l’explosion.
Marie-Martin Pécheux
Source : www.citerre.org
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| Une base chinoise en Iran ? (le 04/02/2008 à 20h30) |
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Lundi 04 Février 2008
Une base chinoise en Iran ?
Par Kaveh L Afrasiabi
Asia Times Online, le 28 janvier 2008
Article original : "A China base in Iran?"
Dans le sillage de la récente tournée du Golfe Persique effectuée par le Président George W Bush, coïncidant avec un voyage similaire du Président français Nicolas Sarkozy qui a culminé avec un accord avec les Emirats Arabes Unis pour [l'installation d'] une petite base française, le calcul de l'Iran en matière de sécurité a changé. Téhéran en est pratiquement arrivé à considérer l'option de rendre la pareille à l'excès perçu comme tel des intrusions occidentales dans son voisinage, en permettant à la Chine [d'installer] une base dans l'un des ports iraniens du Golfe Persique ou sur l'une de ses îles.
Sans aucun doute, ce serait un geste géopolitique considérable, à la fois de la part de l'Iran et de la Chine, qui perturberait sûrement la superpuissance étasunienne, qui bénéficie d'une hégémonie sans rivale dans cette région pétrolière et qui a elle-même perturbé la Chine avec le récent accord nucléaire civil qu'elle a passé avec l'Inde, accord largement interprété comme étant une initiative à long terme pour "contenir" la Chine.
Dans cette interaction serrée de géopolitique et de géo-économie, avec la Chine qui est fortement dépendante des importations d'énergie depuis l'Iran et des autres Etats du Golfe, la tendance va sans aucun doute vers un complément naval à la rafale d'accords énergétiques qu'elle est en train de conclure, afin de sécuriser ses précieux cargos qui transportent le pétrole et le gaz (liquéfié) et qui sortent [du Golfe] par les couloirs étroits du Détroit d'Ormuz.
En ce moment, la stratégie de la Chine se confine à la ville portuaire de Gwadar, le long de la côte sud-ouest du Pakistan, dans la province du Baloutchistan, stratégiquement située près du Détroit d'Ormuz. Pourtant, compte tenu des relations étroites entre les Etats-Unis et le Pakistan, il est très improbable que les Etats-Unis permettent à Islamabad d'entamer des relations stratégiques avec Pékin. La Chine, qui manque toujours d'une marine impressionnante, pourrait en effet utiliser [une telle base] pour projeter sa puissance dans la région.
Le cas est assez différent avec l'Iran. Celui-ci est constamment menacé par les Etats-Unis - et à présent par la France - et il bénéficie déjà d'un statut d'observateur au sein de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), que dirigent la Chine et la Russie. La tentative de l'Iran de rejoindre l'OCS a été en partie bloquée, en conséquence de l'impasse sur son programme nucléaire, mais elle aboutira probablement, dans un avenir pas trop lointain, si le statut actuel de la coopération entre l'Iran et la Russie et entre l'Iran et la Chine se poursuit.
De son côté, la Chine a déjà dépassé l'Allemagne en tant que partenaire commercial numéro un. Sonipec, le plus grand raffineur de pétrole de Chine, vient juste de finaliser un accord portant sur plusieurs milliards de dollars pour développer l'immense champ pétrolier de Yadavaran, cela en plus du "contrat du siècle" sur le gaz naturel de l'immense champ gazier iranien de Pars Nord. Les contractants chinois travaillent aussi à construire pour l'Iran des terminaux pétroliers dans la Mer Caspienne et, entre autres projets, à étendre le métro de Téhéran et à construire des aéroports. Tout cela, alors que les ventes d'armes chinoises à l'Iran incluent des articles aussi chauds que de la technologie de missiles balistiques et des radars de défense anti-aériens.
La coopération grandissante sino-iranienne sur les fronts de l'énergie et du commerce s'étendra sûrement tôt ou tard à une coopération militaire plus poussée et, là aussi, cela dépendra en partie des hauts et des bas dans les "jeux de stratégie" Iran/Etats-unis et Chine/Etats-Unis, surtout si la Chine ressent une pression supplémentaire de la part des Etats-Unis sur le front géopolitique.
Pour sûr, il est maintenant possible que l'Iran veuille montrer une meilleure disposition que jusqu'ici pour embrasser l'idée de vaisseaux de guerre chinois faisant escale chez lui. Ceci en prélude à plus d'accords de grande envergure pouvant aller jusqu'à inclure des dispositions pour un petit poste naval avancé chinois sur l'une des îles iraniennes du Golfe Persique.
Une fois encore, un tel scénario, certain de soulever le courroux de Washington, dépend d'un grand nombre de variables. Parmi celles-ci, les futurs mouvements des Etats-Unis dans le Golfe Persique, par exemple, si l'armée américaine cesse ou non d'utiliser certaines îles artificielles installées par les Emirats. Si tel est le cas, cela accroîtrait la capacité de projection de puissance des Etats-Unis au regard de l'Iran et Téhéran pourrait être plus enclin à essayer de contrebalancer une pression américaine aussi lourde pesant sur lui en jouant la "carte de la Chine".
Il faut le répéter, la nouvelle et audacieuse manœuvre de la France dans le Golfe Persique a également perturbé Téhéran. En effet, l'Iran trouve que le nouveau tournant pro-américain de la politique étrangère française est nuisible à ses intérêts nationaux. Le résultat net est la bifurcation cognitive de "l'Ouest" contre "nous" [1] qui cadre gentiment avec l'"orientation vers l'Est" de l'Iran, sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad. Cela fait partie intégrante d'une nouvelle approche énergétique "mondialiste" qui inclut de nouvelles ouvertures stratégiques avec certaines nations d'Amérique Latine et Centrale.
Autrement dit, c'est une grave erreur de mal interpréter la "nouvelle politique étrangère" de l'Iran comme étant de nature uni-dimensionnelle, tant régionale que continentale, malgré son intérêt étroit pour les régions qui lui sont immédiatement voisines.
Voici ce que dit un professeur de sciences de premier plan à l'Université de Téhéran : "L'Iran ne peut pas rester indifférent aux manœuvres géopolitiques agressives menées contre lui par les nations occidentales, qui ont pris l'Iran pour cible dans un langage sans ambiguïté".
Ce professeur s'est demandé à haute voix comment la France réagirait si tout d'un coup l'Iran commençait à installer des bases près de sa côte ou, d'ailleurs, comment Washington réagirait à une base iranienne au Nicaragua, pays ami de l'Iran ! "Ils ont vraiment besoin de se réveiller et de comprendre que la sécurité nationale n'est pas un processus à sens unique".
Si les experts politiques iraniens ne sont pas encore prêts à concéder que l'Iran en est maintenant au stade d'autoriser une base chinoise le long de sa vaste côte du Golfe Persique, ils sont toutefois nombreux à s'accorder sur le fait, avec le milieu géopolitique changeant qui représente des menaces potentielles sérieuses à la sécurité nationale de l'Iran, que toutes les options doivent rester ouvertes.
Source : http://questionscritiques.free.fr
Note ___________________ [1] Après tout, Sarkozy est revenu sur la parole de "multipolarité" de son prédécesseur et, à la place, selon un article dans le New York Times de cette semaine, "a tempéré cette notion en parlant de la place de la France dans sa 'famille occidentale', une expression bien accueillie à Washington".
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| L'OTAN recommande une attaque nucléaire préventive (le 04/02/2008 à 20h25) |
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Lundi 04 Février 2008
Selon l'Otan, Une attaque nucléaire préventive est une option-clé
Par Ian Traynor
Mondialisation.ca, Le 24 janvier 2008
The Guardian
Selon un manifeste radical pour une nouvelle Otan, écrit par cinq des plus hauts officiers et stratèges militaires, l'Ouest doit être prêt à se résoudre à une attaque nucléaire préventive pour stopper la propagation "imminente" des armes nucléaires et autres armes de destruction massive [ADM].
Appelant à une réforme complète de l'Otan et à un nouveau pacte rapprochant les Etats-Unis, l'Otan et l'Union Européenne, vers une "stratégie spectaculaire" pour maîtriser les défis posés par un monde de plus en plus brutal, les anciens chefs des forces armées des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la France et des Pays-Bas, insistent sur le fait que l'option d'une "primo attaque" nucléaire reste un "instrument indispensable" puisqu'il n'y a "simplement aucune perspective réaliste d'un monde dépourvu d'armes nucléaires".
Ce manifeste a été écrit à la suite de discussions entre des commandants d'active et des décideurs politiques, dont beaucoup sont incapables ou ne veulent pas faire connaître publiquement leurs points de vue. Il a été présenté au Pentagone à Washington et au secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, au cours des dix derniers jours. Ces propositions seront probablement discutées au sommet de l'Otan, qui se tiendra à Bucarest en avril.
"Le risque d'une plus grande prolifération [nucléaire] est imminente et, avec elle, le danger que le combat nucléaire, bien que limité dans son étendue, puisse devenir possible", ont argumenté les auteurs dans un projet de 150 pages appelant à des réformes urgentes de la stratégie et des structures militaires occidentales. "L'usage en premier d'armes nucléaires doit rester, lors de frémissements d'une escalade, comme l'instrument ultime pour empêcher l'utilisation d'armes de destruction massive".
Les auteurs - le Général John Shalikashvili, ancien président des forces interarmées des Etats-Unis, l'ex-commandant suprême de l'Otan en Europe, le Général Klaus Naumann, ancien chef de l'armée allemande, l'ex-président du comité militaire de l'Otan, le Général Henk van den Breemen, ancien chef d'état-major hollandais, l'Amiral Jacques Lanxade, ancien chef d'état-major français, et Lord Inge, maréchal et ancien chef d'état-major du Royaume-Uni - ont dressé un tableau alarmant sur les menaces et les défis auxquels l'Ouest est confronté dans le monde de l'après 11 septembre et ils ont livré un verdict cinglant sur la capacité à y faire face. Les cinq chefs militaires soutiennent que les valeurs et la façon de vivre occidentales sont menacées, mais que l'Ouest lutte pour appeler à la volonté de les défendre. Les menaces-clés sont les suivantes :
- Le fondamentalisme politique et religieux ;
- Le "côté sombre" de la mondialisation, c'est à dire le terrorisme international, le crime organisé et la propagation des ADM ;
- Le changement climatique et la sécurité énergétique, entraînant une compétition pour les ressources et une migration "environnementale" potentielle sur une échelle massive ;
- L'affaiblissement de l'Etat-nation, ainsi que celui des organisations telles que l'ONU, l'Otan et l'UE.
Pour convaincre, ces généraux appellent à une révision des méthodes de prise de décision de l'Otan et à un nouveau "directoire", constitué des dirigeants étasuniens, européens et de l'Otan. Parmi les changements les plus radicaux exigés se trouvent :
- Un changement dans la prise de décision dans les organes d l'Otan, passant du consensus au vote à la majorité, signifiant une action plus rapide avec la fin des vetos nationaux ;
- L'abolition des notifications d'opposition nationales dans les opérations de l'Otan, comme celles qui ont empoisonné la campagne afghane ;
- Aucun rôle dans la prise de décision sur les opérations de l'Otan pour les membres de l'alliance qui ne prennent pas part aux opérations ;
- L'usage de la force sans l'autorisation du Conseil de Sécurité de l'Onu, lorsqu'une "action immédiate est nécessaire pour protéger un grand nombre d'êtres humains".
Dans le sillage de la dernière querelle sur la performance militaire en Afghanistan, déclenchée lorsque le secrétaire US à la défense, Robert Gates, a dit que certains alliés étaient incapables de conduire la contre-insurrection, les cinq personnages de premier plan au cœur de l'establishment militaire occidental déclarent aussi que l'avenir de l'Otan est sur la brèche dans la province du Helmand.
"La crédibilité de l'Otan est en jeu en Afghanistan", a déclaré Van den Breemen.
"L'Otan est à un carrefour et encourt le risque de l'échec", selon le manifeste.
Naumann a livré une attaque cinglante contre la performance de son propre pays en Afghanistan. "Le temps est venu pour l'Allemagne de décider si elle veut être un partenaire fiable". En insistant sur les "règles spéciales" concernant ses forces en Afghanistan, le gouvernement de Merkel à Berlin a contribué à la "dissolution de l'Otan".
Ron Asmus, le chef du groupe de réflexion du Fonds Marshall Allemand à Bruxelles et ancien haut fonctionnaire du département d'Etat américain, a décrit ce manifeste comme "un appel à se réveiller". "Ce rapport signifie que le cœur de l'establishment de l'Otan dit que nous avons des problèmes, que l'Ouest est à la dérive et que nous ne faisons pas face aux défis".
Naumann a concédé que le maintien du projet de l'option d'une primo attaque nucléaire était "controversée", même parmi les cinq auteurs. Inge a argumenté que "nous lier les mains avec une primo utilisation ou non supprime un pan énorme de la dissuasion". Se réserver le droit d'initier une attaque nucléaire était un élément central de la stratégie occidentale de la Guerre Froide pour vaincre l'Union Soviétique. Les détracteurs soutiennent que ce qui était un instrument productif pour intimider une superpuissance n'est plus approprié.
Robert Cooper, un façonneur influent de la politique étrangère et de sécurité européenne à Bruxelles, a dit qu'il était "déconcerté". "Peut-être allons-nous utiliser les armes atomiques avant les autres, mais je montrerais de la circonspection pour le dire à voix haute". Un autre responsable de l'UE a dit que l'Otan avait besoin de "repenser sa posture nucléaire parce que le régime de non-prolifération nucléaire est énormément sous pression".
Naumann a suggéré que la menace d'une attaque nucléaire était le conseil du désespoir. "La prolifération s'étend et nous avons très peu d'options pour l'arrêter. Nous ne savons pas comment la traiter".
L'Otan avait besoin de montrer qu'il y a "un gros bâton que nous pourrions utiliser s'il n'y a aucune autre option", a-t-il déclaré.
Les Auteurs :
John Shalikashvili
Militaire le plus important des Etats-Unis sous Bill Clinton et ancien commandant de l'Otan en Europe, Shalikashvili est né à Varsovie de parents géorgiens et à émigré aux Etats-Unis à l'apogée du stalinisme en 1952. Il est le premier émigré aux Etats-Unis à avoir gravi les échelons pour devenir un général quatre-étoiles. Il a commandé l'Opération Apporter du Confort, au nord de l'Irak, à la fin de la première guerre du Golfe. Ensuite il est devenu Saceur, le commandant suprême des alliés de l'Otan en Europe, avant que Clinton ne le nomme président de l'état-major interarmées en 1993, un poste qu'il a tenu jusqu'à sa retraite en 1997.
Klaus Naumann
Considéré comme l'un des tout premiers stratèges militaires de l'Allemagne et de l'Otan, Naumann a servi en tant que commandant des forces armées de son pays entre 1991 et 1996, lorsqu'il est devenu président du comité militaire de l'Otan. Sous son mandat, l'Allemagne a surmonté son tabou d'après Deuxième Guerre Mondiale concernant les opérations de combat, avec la Luftwaffe qui s'est envolée pour la première fois depuis 1945 dans la campagne aérienne de l'Otan contre la Serbie.
Lord Inge
Le Maréchal Peter Inge est l'un des tout premiers officiers de Grande-Bretagne, qui a servi en tant que chef d'état-major entre 1992 et 1994, puis comme chef de l'état-major de la défense entre 1994 et 1997. Il a aussi servi dans l'enquête Butler sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein et dans les services secrets britanniques.
Henk van den Breemen
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| La carrière politique de Tony Blair est loin d'être finie (le 27/01/2008 à 16h51) |
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Dimanche 27 Janvier 2008
La carrière politique de Tony Blair est loin d'être finie
"Depuis qu'il a accepté le travail le plus difficile du monde, celui d'envoyé international pour la paix au Moyen-Orient, M. Blair (ancien Premier ministre britannique) était invisible", note le journaliste Gordon Rayner.
"Mais ce mois-ci, Tony Blair entame un retour qui, si tout se passe comme prévu, le verra couronné premier président de l'Union européenne d'ici 12 mois - ce qui fera de lui, dans les faits, le chef de Gordon Brown. (...)
M. Blair pourra bientôt être plus puissant que jamais. Gagner la présidence de l'UE le mettrait au coeur non seulement de la politique européenne mais aussi des affaires du monde. Il serait en mesure de peser sur des sujets majeurs comme la lutte contre le changement climatique et pourra passer son temps à organiser de grands sommets avec d'autres grands dirigeants.
Et au cas où cette perspective n'augmente pas assez la pression artérielle de M. Brown, M. Blair a annoncé cette semaine qu'il rejoint les rangs des super-riches en devenant conseiller à mi-temps chez la banque américaine JP Morgan Chase pour un salaire de 2,65 millions d'euros par an."
The Irish Independent (Irlande)
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| Tony Blair devient catholique (le 27/01/2008 à 16h47) |
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Dimanche 27 Janvier 2008
Tony Blair devient catholique
S.L. (lefigaro.fr) avec AFP
22/12/2007 | Mise à jour : 15:51 |
L'ancien premier ministre britannique s'est converti vendredi soir. Une démarche qu'il souhaitait effectuer depuis longtemps, mais qu'il avait retardée durant son mandat.
Tony Blair est catholique. L'ancien premier ministre, de confession anglicane, s'est converti vendredi soir à la religion son épouse Cherie et de leurs quatre enfants, une démarche envisagée de longue date selon des proches mais qu'il avait repoussée tant qu'il était Premier ministre.
Tony Blair a reçu la communion des mains du cardinal Cormac Murphy-O'Connor au cours d'une messe dans la chapelle privée de la résidence officielle de l'archevêque de Westminster, vendredi soir à Londres. «Je suis ravi d'accueillir Tony Blair dans l'Eglise catholique», explique samedi le cardinal, chef de l'Eglise catholique d'Angleterre et du Pays de Galles.
«Pendant longtemps, il a été un fidèle régulier à la messe avec sa famille et ces derniers mois il a suivi un programme de formation pour se préparer à recevoir la communion», a-t-il ajouté. «Mes prières sont avec lui, sa femme et sa famille en ce moment de joie dans leur chemin de foi commun».
Une «bonne nouvelle» pour le Vatican
Anglican pratiquant, Tony Blair a assisté fréquemment à des messes catholiques avec sa famille. Il recevait même la communion, jusqu'à ce que le cardinal Basil Hume, alors chef de l'Eglise catholique, lui demande d'arrêter en 1996. La conversion de Tony Blair avait été plusieurs fois évoquée alors qu'il était encore à Downing Street. Mais, selon son entourage, il ne voulait pas franchir le pas pendant son mandat pour conserver à sa pratique religieuse sa dimension privée.D'autre part, tous les Premiers ministres britanniques ont été anglicans.
Son intention s'était cependant fait plus manifeste quand, quelques jours avant de quitter Downing Street fin juin, il avait rencontré le pape Benoît XVI à Rome en audience privée. Officiellement, le sujet n'avait pas été évoqué mais Blair avait implicitement confié au Times avant la rencontre qu'il parlerait avec le souverain pontife de son souhait d'embrasser le catholicisme.
Le Vatican a salué samedi une «bonne nouvelle». «Les catholiques sont contents d'accueillir dans leur communauté quelqu'un qui a fait un chemin sérieux, de réflexion, vers le catholicisme», s'est félicité le père Frederico Lombardi, directeur du service de presse.
Source : www.lefigaro.fr - Date : 23.12.2007
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| L'Iran soupçonné de trafic de matière radioactive (le 24/01/2008 à 01h13) |
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Jeudi 24 Janvier 2008
L'Iran soupçonné de trafic de matière radioactive
À Vienne, Maurin Picard avec F. N.-L. (Moscou)
22/01/2008 | Mise à jour : 17:22 |
Le césium 137 saisi par des garde-frontières ouzbeks dans un train de marchandises à destination de l'Iran est «l'isotope parfait pour une attaque terroriste radiologique».
Alors qu'ils inspectaient un train de marchandises à destination de l'Iran, des garde-frontières ouzbeks ont vu l'aiguille de leurs détecteurs de radioactivité soudain s'affoler. À l'intérieur d'un wagon, dissimulé dans un amas de ferraille, se trouvait une quantité indéterminée de césium 137, un isotope radioactif utilisé dans le monde médical et industriel pour fabriquer des jauges de profondeur, de densité, d'humidité, et toutes sortes d'émetteurs courants en radiothérapie. Mais il sert également un deuxième dessein moins louable : la fabrication de «bombes sales», composées d'une faible charge explosive et de matière radioactive, pouvant tuer quelques dizaines ou centaines de personnes en cas de détonation en zone urbaine.
Originaire du Kirghizstan, le convoi intercepté le 29 décembre dernier en Ouzbékistan a aussitôt été retourné à son envoyeur, où il est arrivé le 31. Les autorités kirghizes ont attendu le 9 janvier pour rendre l'incident public, sans préciser la quantité de césium saisie. Tout juste ont-elles indiqué que le degré de radiation était si fort à proximité du wagon qu'il a fallu «des volontaires» pour y pénétrer et décharger la cargaison.
Dans un stock de ferraille
L'équivalent d'«un seau de déchet radioactif, mélangé avec du sable, de la poussière et de la neige» a été déchargé et «immédiatement placé sous scellés» en béton, affirme Almabek Aitikeev, du ministère kirghize des Situations d'urgence.
Quant à l'origine de la cargaison, la compagnie nationale de chemin de fer kirghize, Temir, indique avoir chargé un stock de ferraille en provenance du Tadjikistan sur le train à destination de l'Iran, qui importe régulièrement des quantités de métal de récupération non ferreux d'Asie centrale.
«Il se pourrait fort que cette affaire constitue plus un souci de santé publique que de prolifération», précise un représentant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), sous couvert d'anonymat. Sollicité le 17 janvier par l'AIEA pour une demande d'information, le Kirghizstan n'a pas encore daigné répondre, pas plus qu'il n'a encore expliqué pourquoi l'incident n'avait été rendu public que dix jours après les faits. «Nous attendons toujours un compte rendu de la part du Kirghizistan, qui n'a pas sollicité notre assistance», confirme l'agence. Contactés par Le Figaro, les diplomates kirghizes en poste auprès de l'AIEA à Vienne n'ont pas souhaité faire de commentaires.
«Une belle cochonnerie»
«L'affaire est potentiellement inquiétante, relève Peter Zimmermann, spécialiste des questions de prolifération au King's College de Londres. Outre le fait que les autorités kirghizes ne semblent pas enclines à coopérer et que trois frontières (Kirghizstan, Kazakhstan, Ouzbékistan) ont été traversées avant que le chargement ne soit découvert, le césium 137 constitue une belle cochonnerie. C'est l'isotope parfait pour une attaque terroriste radiologique, car il émet des rayons gamma très puissants, qui peuvent se propager à l'air libre sur [un rayon de] plusieurs mètres et même pénétrer des blindages légers.» 137 par ce «Il est peu probable que l'Iran ait cherché à se procurer du césium biais, poursuit Zimmermann. Une jauge de mesure peut avoir été oubliée au milieu des déchets. Cela arrive même dans les pays les plus développés.» Depuis la fin de la guerre froide, le Kirghizstan et le Tadjikistan affichent un bilan peu reluisant en matière de trafic de matière nucléaire et radioactive.
«L'embargo imposé à l'Iran ne s'applique pas au césium 137, renchérit un physicien nucléaire russe, lui aussi désireux de taire son nom. [Téhéran] peut donc s'en procurer [facilement]. Ce n'est vraiment pas dans l'intérêt du gouvernement iranien de se lancer dans ce genre d'opération : en cas de découverte d'un tel trafic, les risques de représailles sont tels que le jeu n'en vaut pas la chandelle. En revanche, rien n'exclut qu'un groupe terroriste puisse être intéressé.»
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| Effondrement de notre système dans les dix prochaines années (le 22/01/2008 à 01h32) |
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Mardi 22 Janvier 2008
Tout notre système va s’effondrer dans les dix prochaines années, tout le monde est d’accord !
Samedi 8 septembre 2007
Vous vous rendrez vite compte que vous en apprendrez plus sur ce qui se passe vraiment dans notre vaste monde à l’agonie, et en quelques minutes seulement, qu’en écoutant Monsieur Jean-Pierre Pernaut pendant des mois !!!
On me dit régulièrement que si la situation était si grave, ça se saurait, « on » nous en parlerait au « journal » télévisé. Mais quand donc pour la dernière fois un « journal » télévisé nous a-t-il informé sérieusement à propos de quoi que ce soit ?
On me dit régulièrement que ma vision est trop apocalyptique et que Dieu est si bon qu’il ne permettra pas que tout aille si mal pour le monde... Ce sont surtout des « plus ou moins chrétiens » qui me racontent ça et qui oublient un peu vite que si Dieu est amour, la vengeance est aussi à son programme !
On me dit régulièrement qu’à part moi et quelques allumés dans mon genre personne n’imagine que l’apocalypse soit pour demain ! Je ne vais pas jouer avec les mots une fois de plus et donner les nombreuses définitions de ce mot. Mais quelles que soient les nuances des uns et des autres, ce mot annonce toujours des lendemains qui déchantent.
Le titre de cette réflexion n’est pas de moi. Et ce ne sont pas des illuminés qui ont prononcé ces mots. Ceux qui ont la paternité de cette phrase ne sont pas plus fous que les économistes, ou les spécialistes du pétrole, ou les scientifiques, ou bien d’autres que j’ai déjà cités !
L’auteur de ce titre est un membre du service de planification et de prévision des forces armées britanniques ! Et cette phrase est extraite d’un rapport on ne peut plus officiel. Ce document est disponible en version originale sur le prestigieux site Jane’s et a été commenté par un autre site de référence que je cite de temps en temps ici, de defensa.
Voici quelques extraits de leurs remarques et commentaires (les extraits du texte original sont en anglais) :
5 septembre 2007 - Parfois nous nous demandons : mais est-ce que nous ne noircissons pas un peu trop les choses ? Cette sorte de question surgit souvent au coin d’un séminaire où ronronnent plantureusement les experts occidentaux ou en lisant un message parfois excédé d’un lecteur [...]
Voici donc, extrait de cette annonce, quelques paragraphes : l’introduction d’abord, puis les deux paragraphes principaux où s’est glissée notre phrase, soulignée par nous en gras pour la rendre bien reconnaissable. Ces extraits sont introduits par le titre « Defence in 2020 and Beyond », puis par le chapeau « How best to cope with uncertainty - the challenges for governments, the military and industry ».
Enchaînons...
« In 1990 the threats of today were not envisaged. Will this be equally true of the situation that will confront the world in the 2020s ? » Equipment lead times are long and acquisition processes complex and expensive. This forum, held as DSEi brings London into global focus, looks at how to avoid being wrong footed in the 2020s. (...)
« Following on from the successful Defence Conference 2006 in London, this new annual conference looks at the global trends affecting defence and foreign policy, at the new and mutating threats, at their strategic implications and at the consequences for equipment and manpower. The Joint Doctrine and Concepts Centre of the British military predict a breakdown of the global order in the next decade and other strategic thinkers are equally pessimistic. The consequences for the armed forces of NATO countries, Australia and Japan will be particularly severe, and equipment and manpower projections and plans will require amendment. The defence industries of Western countries will have real scope to develop new capabilities and programmes.”
The conference will look at these and assess the priorities for defence ministries and the business opportunities for those who supply them. Some existing priorities will remain, others will be modified and new areas will emerge. This will be good for agile industry as countries cope with, and budget for, existential threats rather than ‘wars of choice’ and they have to decide in the light of the growing arc of extremism and as states multiply, how to bring their defence and security work into a more integrated relationship."
Plusieurs choses nous frappent...
L’extraordinaire contraste entre le papotage as usual du type “qu’est-ce que vous porterez dans les années 2020”, “quelle sera la mode en matière de communications, de blindés, de ceci, de cela...”, comment éviter d’être “wrong footed” (“mal chaussé”) dans les années 2020... Et puis cette phrase absolument crépusculaire, apocalyptique, du type “tout notre système va s’effondrer dans les dix prochaines années, tout le monde est d’accord”, - en plus, avec une référence solide, comme tout ce qu’offre Jane’s puisqu’il s’agit du service de planification et de prévision des forces armées britanniques (« The Joint Doctrine and Concepts Centre of the British military predict a breakdown of the global order in the next decade and other strategic thinkers are equally pessimistic »).
Ce qui nous frappe également, c’est l’emplacement fort anodin de cette phrase, son usage de simplement ajouter un argument de poids à l’ensemble de l’argumentaire : écoutez, l’apocalypse est pour demain c’est officiel, alors il est vraiment nécessaire que vous sachiez quelle paire de chaussure porter après-demain. L’essentiel, c’est manifestement la paire de chaussures, l’apocalypse n’a vraiment qu’une importance utilitaire. D’ailleurs, on n’y revient pas, - la nouvelle ne fait pas “la une”.
Nous ne sommes pas là, dans ce texte, pour discuter de l’orientation de l’évaluation. (Nos lecteurs savent pourtant bien que cette appréciation rejoint la nôtre, tout cela, - ces prévisions extrêmement pessimistes, - étant du domaine de l’évidence.) Nous sommes pour baguenauder ou philosopher, c’est selon, sur l’aile de cette catastrophe que nos commentateurs prévoient et refusent d’appréhender dans un même élan intellectuel.
Les analystes de defensa sont aussi désabusés que chacun de ceux qui dans un domaine ou un autre, « crie dans le désert » pour essayer en vain d’alerter ces concitoyens. Ils continuent ainsi :
... Par conséquent, non, nous ne noircissons pas vraiment les choses. Il est avéré, comme le montre ce texte anodin, que les autorités les plus respectables dans la “science” de la prévision et dans l’“expertise” de la politique de sécurité relèvent tous les signes d’une catastrophe globale, d’un collapsus du système dans un temps assez proche. Nous pourrions pinailler à propos de cette prévision, comme font nombre de spécialistes, assurés qu’à partir d’une trouvaille dans leur spécialité (“tout n’est pas si sombre qu’on nous le peint”) ils peuvent faire montre de cet esprit de contradiction qui leur semble parfois le refuge de l’intelligence et du non-conformisme. (On ne dira sans doute jamais combien de prises de position contre la perception d’un destin catastrophique de la crise climatique tiennent aujourd’hui, d’abord au fait que cette perception a atteint les cercles officiels. Il existe, c’est connu, un conformisme du non-conformisme qui ne résout pas nos problèmes mais qui satisfait quelques vanités ou préserve le confort de quelques certitudes.)
Mais non. Il nous semble que le bon sens est, cette fois, du côté de l’unanimité de la perception. Par quelque bout qu’on la prenne, y compris (et surtout ?) par le constat de l’effondrement extraordinaire de notre psychologie engendrant la lâcheté et la perversion du jugement par l’alignement conformiste, y compris (et surtout ?) par le triomphe de la laideur dans notre civilisation, - tout nous fait comprendre et sentir que l’avenir tout proche ne peut être que catastrophique. Il y a dans ce constat l’acceptation d’une fatalité historique dont nous nous sommes nous-mêmes fait les complices actifs, au moins durant les trois derniers siècles.
Je vous laisserai lire le reste directement à la source et vous vous rendrez vite compte, si vous vous promenez quelques minutes sur leur site, que vous en apprendrez plus sur ce qui se passe vraiment dans notre vaste monde à l’agonie, et en quelques minutes seulement, qu’en écoutant Monsieur Jean-Pierre Pernaut pendant des mois !!!
Voici cependant la conclusion de cet article :
En avril 1919, Valéry écrivait la phrase fameuse : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles... » Quelques années plus tard, il fit ce commentaire, la phrase ayant connu la célébrité qu’on sait :
« Enfin, quant à ma phrase même, elle exprime une impression de 1919 et annonce le développement qui la suit et est chargé de lui donner un sens. Je la considère comme une sorte de photographie. Le titre même de l’étude (‘La crise de l’Esprit’) et l’ensemble des idées qu’elle contient me semble montrer assez clairement que j’entends décrire une “phase critique”, un état de choses opposé fortement à celui que l’on représente par les noms de “régime” et de “développement régulier”. Le problème de la IIe décade me paraît donc se préciser ainsi : Sommes-nous vraiment dans une phase critique ? A quoi le connaît-on ? Cette maladie peut-elle être “mortelle” ? Pouvons-nous, oui ou non, imaginer de telles destructions matérielles et spirituelles, ou de telles substitutions, non fantastiques mais réalisables, que l’ensemble de nos évaluations d’ordre intellectuel et esthétique n’ait plus de sens actuel ? » Il exista donc des époques où la courage du jugement s’ajoutait à l’intelligence du jugement pour exiger de soi-même de ne rien se dissimuler de toutes les implications de ce même jugement.
Nous sommes aujourd’hui, un siècle après Valéry et les autres, devant la nécessité du courage de penser l’évidence, - puisque l’interrogation de Valéry a fait place à l’évidence de notre destin. Cette nécessité de courage, c’est tout ce qu’il nous reste pour prétendre à la dignité ... Le reste, - notre destin, - ne semble plus vraiment tout à fait de notre ressort, s’il l’a jamais été.
Vous connaissez depuis longtemps la question que je ne cesse de poser, ici et ailleurs : que dit la Bible ?
Mais aujourd’hui c’est à de defensa (http://www.dedefensa.org) que je laisse le mot de la fin :
Nous sommes aujourd’hui, un siècle après Valéry et les autres, devant la nécessité du courage de penser l’évidence, - puisque l’interrogation de Valéry a fait place à l’évidence de notre destin. Cette nécessité de courage, c’est tout ce qu’il nous reste pour prétendre à la dignité ... Le reste, - notre destin, - ne semble plus vraiment tout à fait de notre ressort, s’il l’a jamais été.
Source : Réflexions bibliques
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| Rome et l'Union Européenne (le 20/01/2008 à 04h37) |
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Dimanche 20 Janvier 2008
Rome et l'Union Européenne
Article de Michael de Semlyen et Richard Bennett
Source :
http://www.bereanbeacon.org/articles/rome_and_european_union.htm
Introduction
Aucune institution européenne n'a été plus puissante que le Vatican, et quoique son influence ait décliné à l'époque de la Réforme, il a nettement repris vigueur au cours des deux siècles passés. Les nations européennes protestantes qui avaient rejeté le joug religieux, politique, et économique d'une Eglise Romaine totalitaire semblent être à nouveau en passe de l'accepter aveuglément.
Etant exempte d'impôts en Italie, la Banque du Vatican est en mesure de manipuler nombre des plus importantes multi-nationales dans le monde. Cette influence-là est peu de chose, cependant, à côté du pouvoir qu'elle exerce dans la sphère politique et religieuse. L'auteur de l'ouvrage "Inside the Vatican", un prêtre Jésuite, écrit ceci : "Malgré l'importance de la papauté dans l'Eglise catholique, malgré son rôle prééminent dans les affaires internationales, son fonctionnement interne est largement ignoré des Catholiques, des leaders mondiaux, et du monde dans son ensemble" (1).
Ce manque de connaissances est particulièrement flagrant en ce qui concerne le rôle joué par le Vatican dans la construction de l'Union Européenne. Si les nations protestantes de l'Europe veulent rester libres, il faut qu'elles se penchent sur la question de Rome et de l'Union Européenne pour l'apporter à notre Dieu dans la prière. Sinon, elles ne risquent rien de moins qu'un retour de l'Inquisition.
Nous invitons les lecteurs à examiner avec le plus grand soin cette étude au sujet d'une des institutions les plus puissantes du monde actuel. Notre but est de donner l'alerte, et d'encourager d'autres à le faire également.
La Rome papale et l'Union Européenne
La Rome papale jouit, dans une large mesure, du respect et de l'admiration du monde. Bien organisée, digne, détentrice d'autorité, elle offre l'image de la réussite. La personne du pape reste nimbée d'éloges inconditionnels d'un pontificat à l'autre ; l'Eglise de Rome est seule à connaître cet avantage auquel aucune autre institution au monde ne peut prétendre. Quand Rome se prononce sur une question morale, ses paroles ont un poids considérable. La papauté jouit d'une considération telle qu'il se trouve même des Evangéliques pour l'accepter, et la plupart de ces derniers ont cessé de contester ses doctrines.
Pourquoi donc prendre position contre ce flot d'approbations que nous observons actuellement ?
Nous le faisons parce que le Seigneur Dieu nous commande de proclamer Sa vérité et d'avertir de Sa part.
En effet, toutes choses ne sont pas ce qu'elles paraissent être. Nous croyons que le grand prédicateur britannique, feu Martyn Lloyd-Jones, a vu juste quand il a déclaré : "L'Eglise Catholique Romaine est une contrefaçon, un faux-semblant ; elle représente une des pires formes de prostitution, une des plus diaboliques. Elle maintient les âmes des siens dans une captivité absolue : et tout comme le communisme et le nazisme, elle est elle-même un système totalitaire". (2)
Les déclarations papales au sujet de l'Europe
Le 31 août 2003, le Pape Jean-Paul II a confié l'avenir de la nouvelle Europe à la Vierge Marie.
L'agence de presse catholique Zenit évoque cet événement en ces termes :
"C'est entre les mains de Marie qu'il a placé l'Europe, afin que ce continent devienne 'une symphonie de nations qui s'engagent à bâtir ensemble une civilisation d'amour et de paix.' Dimanche dernier, le Saint Père a demandé instamment que la version définitive de la Constitution de l'Europe reconnaisse explicitement les racines chrétiennes du Continent, car 'ces racines sont la garantie de son avenir'." (3)
L'enseignement officiel de Rome montre bien que cette déclaration sur "les racines chrétiennes du Continent" est un trompe-l'oeil. Quand le Pape ou son Eglise emploient le mot "chrétien", en fait ils veulent dire "catholique romain". Un décret officiel récent de Rome condamne "la tendance… à lire et interpréter la Sainte Ecriture en-dehors de la Tradition et du Magistère de l'Eglise." (4)
Rome proclame officiellement que l'Eglise Chrétienne, l'Eglise de Christ n'est autre que l'Eglise catholique. Son décret est rédigé en ces termes : "Il existe donc une unique Eglise du Christ, qui subsiste dans l'Eglise Catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Evêques en communion avec lui." (5)
De même que les nazis ont déclaré que les non-aryens étaient non-humains, de même l'Eglise de Rome déclare que les autres églises sont des non-églises. Voici sa déclaration officielle :
"Les communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'Episcopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des églises au sens propre" (6).
Dans le même document, Dominus Iesus (5 septembre 2000), la note 51 fait référence à un décret qui affirme : "Nous déclarons, disons, précisons et proclamons à toute créature humaine que pour son salut elle dépend entièrement, par nécessité, du Pontife de Rome." (7)
Ainsi la pensée de Rome s'exprime au travers de ses décrets officiels. Lorsque les pays protestants auront pris des engagements envers cette entité supra-nationale qu'est l'Europe et envers la constitution européenne, le plan du Vatican pour "rechristianiser" l'Union Européenne sera mis en oeuvre. Comme l'a dit le "Sunday Telegraph" de Londres, "Le Pape se prépare tranquillement à revêtir le manteau qui est le sien, avec la solennelle conviction que c'est une charge de droit divin : son manteau de nouveau Saint- Empereur Romain, afin d'étendre son règne de l'Atlantique jusqu'à l’Oural." (8)
Le Vatican et sa "contribution unique" à l'Union européenne
L'Union Européenne possède déjà la plupart des attributs que requiert une nation. Elle a son passeport, son drapeau, sa monnaie unique, et son hymne. Elle est également en train d'introduire dans sa Constitution les autres caractéristiques des nations, à savoir : un président, des ambassadeurs internationaux, et un secrétaire des affaires étrangères. Le Vatican prend soin de conférer une âme à toute cette organisation, en déclarant qu'il peut "offrir une contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde."
Dans l'encyclique "Ecclesia in Europa", le Pape fait la déclaration suivante :
"Une et universelle, tout en étant présente dans la multiplicité des églises particulières, l'Eglise catholique peut offrir une contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde. De l'Eglise en effet se dégage un modèle d'unité essentielle dans la diversité des expressions culturelles, la conscience d'appartenir à une communauté universelle qui s'enracine dans les communautés locales mais ne s'épuise pas en elles, le sens de ce qui unit au-delà de ce qui distingue." Encyclique Ecclesia in Europa (9)
"Les Eglises particulières en Europe ne sont pas de simples entités ou organisations privées. En réalité, elles déploient leur action dans une dimension institutionnelle spécifique qui mérite d'être mise en valeur sur le plan juridique, dans le plein respect du bon ordonnancement civil." Encyclique Ecclesia in Europa (10)
"Les Eglises particulières de l'Europe" : voilà une expression trompeuse. Le Vatican considère qu'il est lui-même la seule "Eglise particulière", comme le montre cette déclaration officielle du Vatican :
"Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique – fondée sur la succession apostolique – entre l'Eglise instituée par le Christ et l'Eglise catholique." (11)
Ces décrets officiels du Vatican font clairement ressortir une chose : outre le fait que l'Eglise de Rome s'institue elle-même en tant que "contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde", elle revendique pour elle-même une "reconnaissance légale" dans le droit-fil de sa propre "législation civile". Depuis des siècles, les manoeuvres politiques du Vatican s'appuient sur cette démarche. Là où Rome prépare soigneusement sa place légale, elle ne tolérera pas la moindre rivalité.
"Les communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'Episcopat valide… ne sont pas des églises au sens propre " (12). Il est bien évident que ces communautés-là n'auront pas la moindre part dans la "contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde ! "
Dans un récent article du magazine britannique "The Spectator", l'auteur Adrian Hilton émet cette mise en garde : "La question de l'unité religieuse de l'Europe a été tenue encore plus secrète que celle de l'unité politique, mais il y a un engrenage dans ce domaine qui est tout aussi réel que l'engrenage politique, et qui nous entraîne vers une Europe catholique. Cette demande du Pape de faire figurer "Dieu" dans la nouvelle Constitution européenne a été reprise par un grand nombre de politiciens catholiques et d'évêques éminents.
A première vue, cette référence semble n'offenser que les Européens athées et humanistes, mais il convient de remarquer que quand le Vatican fait référence à Dieu, il se considère lui-même comme le vice-régent infaillible de Dieu sur la terre, l'organe principal par lequel Dieu s'exprime.
En effet, le document Dominus Iesus (5 septembre 2000) fait de lui l'unique médiateur du salut des élus de Dieu, et déclare avec emphase que toutes les autres Eglises, y compris l'Eglise Anglicane, 'ne sont pas des Eglises au sens propre du terme' (13)"
Le sens véritable du message adressé à l'Europe par le Pape
Le document Ecclesia in Europa est l'un des plus habiles de Jean-Paul II. C'est un chef d'œuvre qui paraît annoncer le message chrétien, alors qu'en fait il ne fait que propager les rites et les rituels de la papauté. Par exemple, l'expression "L'Evangile de l'espérance" revient quarante fois dans le texte.
Cependant, ce n'est pas un message d'espérance, c'est une habile contrefaçon. Le paragraphe 74 s'ouvre par cette déclaration : "Une place toute particulière doit être réservée à la célébration des sacrements en tant qu'actions du Christ et de l'Eglise ordonnées au culte rendu à Dieu, à la sanctification des hommes et à l'édification de la communauté ecclésiale ". Le Pape fait de ses sacrements physiques et symboliques la cause efficace de la sainteté et du salut. Là où l'Evangile de la foi exige une obéissance directe au Christ Jésus, le pape affirme que les sacrements sont "des actions du Christ". Telle est "l'espérance" trompeuse du Vatican. L'enseignement officiel de Rome est que les sacrements sont nécessaires au salut :
"L'Eglise affirme que pour le croyant les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. La 'grâce sacramentelle' est la grâce de l'Esprit Saint, donnée par le Christ et propre à chaque sacrement ". (14)
Parce qu'ils mettent de côté l'oeuvre que Dieu a accomplie directement au travers du Christ Jésus, les sacrements de Rome ne sont rien de moins qu'une tentative pour dépouiller Christ de Son Sacerdoce, ainsi que de Son pouvoir de Médiateur. Ils tentent aussi de dérober à Dieu Saint-Esprit Son œuvre particulière de Sanctificateur, car ils confisquent au profit des rituels romains Son pouvoir de communiquer la grâce. Ils tentent aussi de voler à Dieu le Père Sa prérogative qui est de justifier et de pardonner le pécheur. Telles sont les réalités qui se dissimulent derrière cet "Evangile de l'espérance" dont il est si souvent question dans le message du Pape à l'Europe.
Tout au long des siècles, Rome a substitué ses sacrements à l'Evangile, insultant ainsi continuellement la grâce de Dieu. Le mémorandum adressé par le Pape à l'Europe est une honte devant Dieu et une cause de damnation pour les êtres humains.
Nous sommes actuellement à un tournant de l'histoire, alors que le Saint Empire Romain refait surface sous la forme d'un super-état européen. Tout au long de son histoire, la papauté a gardé son autonomie ; elle est restée invincible face à toutes les forces autres que la puissance de Dieu manifestée par l'Evangile. Les chrétiens qui s'appuient sur la Bible doivent prendre conscience des temps où nous vivons, et il nous faut étudier l'histoire de l'Union Européenne pour discerner les manifestations de la ruse romaine.
Brève histoire de l'Union Européenne
La Deuxième Guerre Mondiale fut cause de destructions, de ruine, et de pertes colossales en vies humaines ; des hommes d'état et des politiciens voulurent donc prendre des mesures pour que pareille chose ne se reproduisît plus. Dans un discours célèbre prononcé à Zurich le 19 septembre 1946, Winston Churchill annonça que "nous devions mettre en place, pour ainsi dire, les Etats-Unis d'Europe".
Contrairement à ce que disent les fervents de l'Union Européenne, il ne s'engageait nullement à faire entrer la Grande-Bretagne dans le projet européen. Ce que Churchill envisageait, c'était une Europe occidentale composée de nations souveraines libres et indépendantes, et non un super-état fédéral faisant bon marché de la démocratie. Ensemble, ces nations devaient chercher à coopérer dans une harmonie toute nouvelle.
En 1950, le Plan Schuman proposa la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier à l'industrie franco-allemande, afin de poser les bases de l'union économique européenne. Cette fusion économique partielle de deux ennemies historiques avait pour but d'établir une paix durable entre elles.
Robert Schuman, ministre français des Affaires Etrangères, et Konrad Adenauer, le Chancelier allemand, signèrent un accord, Le Traité de Paris, en tant que co-fondateurs de la communauté franco-allemande du charbon et de l'acier. Tout comme leurs collègues Jean Monnet et Paul Henri Spaak, ils étaient l'un et l'autre des catholiques romains fervents qui avaient, pour l'après-guerre, la vision d'une succession de papes oeuvrant tous à unir l'Europe et à y restaurer le catholicisme.
Adenauer et Schuman, avec Alcide de Gasperi, ces trois "pères fondateurs", sont en passe d'être inscrits au rang des "Saints" par le Vatican : telle est la récompense qu'on leur accorde pour avoir fondé la nouvelle Europe "selon des principes catholiques romains".
La Communauté Economique Européenne ou C.E.E. fut établie en 1957 par le Traité de Rome. Elle permit à l'Italie, à la Hollande, à la Belgique et au Luxembourg de rejoindre la France et l'Allemagne. Elle ôta les barrières commerciales entre les états membres et unifia leur politique économique.
Si on a suffisamment d'endurance pour lire ce long et grandiloquent Traité (disponible en français à l'adresse http://europa.eu.int/abc/obj/treaties/fr/frtoc05.htm ), on découvre que le but du projet a toujours été de promouvoir l'union politique sous couvert de l'union économique, en allant toujours "vers une union plus étroite ". (15)
En 1962 on introduisit la Politique Agricole Commune unifiant le marché européen et la politique de fixation des prix, ce qui a constamment favorisé les agriculteurs français. Le "Northwest Technocrat" (le Technocrate du Nord-Ouest) fit alors le commentaire suivant à propos du développement du projet européen à cette époque :
"En Europe, le fascisme est sur le point de renaître sous l'habit respectable de l'homme d'affaires, et pour finir, le Traité de Rome sera mis en oeuvre dans toutes ses dimensions. Il n'est pas mort, le vieux rêve du retour au pouvoir d'un Saint Empire Romain qui dominera et canalisera les prétendues forces de la chrétienté occidentale ; ce rêve-là rôde dans les antichambres de toutes les capitales du Continent européen occidental, tant les leaders du Marché Commun sont déterminés à restaurer le Saint Empire Romain et tout ce qu'il signifie !" (16)
Près de trente ans plus tard, le Sunday Telegraph de Londres manifestait le même souci, dans un article important intitulé: " Un Saint Empire Romain, aujourd'hui ? " En voici un extrait :
"Le Vatican, on le sait, a des plans séculaires. Le Pape Jean-Paul II est le Pape le plus politique de l'époque moderne. Pour le Pape, l'élan fédéraliste du Marché Commun, la perspective de l'adhésion de pays d'Europe de l'Est, et le chaos de l'ex-Union Soviétique offrent vraisemblablement au catholicisme ses meilleures chances d'accroître son pouvoir politique depuis la chute de Napoléon ou depuis la Contre- Réforme. Le Marché Commun lui-même a fait ses débuts grâce à l'inspiration de politiciens catholiques, à savoir l'Allemand Adenauer, Paul Henri Spaak, Jean Monnet et Robert Schuman… La Charte Sociale de l'Union Européenne et le socialisme de Jacques Delors, le Président de la Commission Européenne, sont tout imprégnés de la doctrine sociale du catholicisme. Si le Fédéralisme européen l'emporte, l'Union Européenne prendra la forme d'un Empire. Elle n'aura pas d'empereur, mais elle aura le Pape. On conçoit difficilement que Wojtyla n'ait pas conscience de cela ". (17)
En 1967, le Premier Ministre Harold Wilson annonça que la Grande-Bretagne allait poser sa candidature à l'Union Européenne (au Marché Commun). Lors d'un référendum, les Britanniques votèrent en faveur de ce projet, croyant qu'il s'agissait d'adhérer à une organisation commerciale plus étroite, à une sorte de club, et non d'être entraînés dans un super-état en voie de formation. Malheureusement, Le Traité de Rome eut aussi peu de lecteurs que Mein Kampf dans les années 1930. Les politiciens et ceux qui influencent l'opinion publique auraient dû être moins naïfs, mais ils se laissèrent raconter que l'adhésion à la CEE n'entraînerait aucune perte de la souveraineté nationale.
En 1973, le Premier Ministre Edward Heath, qui pour sa part n'avait rien d'un naïf, engagea la Grande Bretagne à devenir membre de la CEE. L'Irlande et le Danemark adhérèrent au cours de la même année. En 1979, le Parlement Européen s'installa à Strasbourg et organisa ses premières élections directes.
On prit soin d'éliminer le mot "économique" du nom du projet, désormais appelé "Communauté Européenne" (CE). La Grèce adhéra à la CE en 1981, l'année de l'Acte Unique Européen (AUE) qui organisa le passage graduel du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire des états membres aux mains des "instances" de la Communauté Européenne. L'Espagne et le Portugal devinrent membres en 1986, portant alors le total à douze états membres. En 1990, l'Allemagne de l'Est devint membre au titre de l'Allemagne réunifiée.
En février 1992 le Traité de Maastricht ou Traité de l'Union Européenne fut signé à Maastricht en Hollande par les Ministres des Affaires Etrangères et les Ministres des Finances des états membres. Son but était d'associer les douze nations pour qu'elles coopèrent "en union toujours plus étroite" dans toute une série de domaines autres que l'économie et le commerce. C'est pourquoi on donna à la Communauté Européenne le nom d'Union Européenne.
Le Traité de Maastricht établit l'union économique et monétaire, ce qui devait aboutir à une monnaie unique pour tous les états membres. La dimension religieuse n'était pas visible ; elle n'en était pas moins la clé de ce qui se mettait alors en place. Au nombre des leaders européens qui influencèrent le plus activement le programme de Maastricht étaient Jacques Delors et le Premier Ministre hollandais Ruud Lubbers, l'un et l'autre anciens élèves des Jésuites.
Il y avait aussi de fervents catholiques, comme le Chancelier allemand Kohl et le Premier Ministre espagnol, Felipe Gonzales. Ces quatre leaders sont tous le produit du Mouvement Social Catholique Romain, pour lequel "il n'y a pas de tâche plus noble que d'unifier notre continent", et qui considère le concept de l'Europe unie comme une idée essentiellement catholique.
Vint ensuite Le Traité d'Amsterdam en 1997, un cran de plus dans l'engrenage de cette "union toujours plus étroite". En fait, cela veut dire que la souveraineté nationale est encore réduite, selon le principe de "l'acquis communautaire", comme quoi "ce qui a été acquis ne peut être ôté". Le Traité d'Amsterdam donnait encore plus de pouvoir à la Commission non-élue, et surtout à son Président non-élu, qui est l'initiateur, l'administrateur, le médiateur, le négociateur le gardien des traités.
Le Traité de Nice, signé par le Premier Ministre Tony Blair en Décembre 2000 est le dernier de cette série de traités qui ont, peu à peu, ôté au Royaume-Uni sa souveraineté. C'est finalement à Nice que l'on institua, irrévocablement, l'Union Européenne en tant qu'état fédéral souverain. Un nouveau Code Pénal européen, le Corpus Juris, va remplacer le code pénal britannique que nous connaissons si bien et depuis si longtemps. Ce nouveau code a éliminé des éléments essentiels, par exemple le jugement par jury, et l'Acte "Habeas Corpus" qui protège le citoyen des arrestations arbitraires (18).
L'Union Européenne et le pouvoir suprême
Même avant l'entrée en vigueur du Traité de Nice, la Convention Constituante de l'Union Européenne, présidée par l'ancien Président de la République Française, Valéry Giscard d'Estaing, a produit sa première version d'une Constitution Européenne en Octobre 2002. Le 13 juin 2003, la version définitive du "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" vit le jour. Les lignes qui suivent sont extraites du quotidien londonien le "Daily Telegraph" :
« Aux accents de l'Hymne à la Joie de Beethoven, la Convention pour l'avenir de l'Europe a proclamé hier son adhésion à une constitution écrite destinée à une vaste Union Européenne de 450 millions de citoyens reliant l'Orient à l'Occident. Valéry Giscard d'Estaing, qui avait présidé cette assemblée de 105 membres, a élevé devant tous le document en disant : 'Nous avons semé une graine, et j'ai l'assurance que cette graine croîtra et produira du fruit. L'Europe fera entendre et respecter sa voix sur la scène internationale…. Nous avons une Europe qui possède une identité légale, une monnaie unique, une justice commune, une Europe qui est sur le point d'avoir ses propres forces de défense. »
On n'a procédé à aucun vote. Monsieur Giscard, dont les manières autocratiques sont devenues proverbiales au cours de seize mois de débats houleux, a simplement discerné qu'il y avait consensus chez les Parlementaires, les Membres du Parlement Européen, et les délégués des nations. Rares étaient ceux qui auraient accepté de gâcher la fête en criant : "Faute !"… La Constitution fait de l'Europe une "personne morale" pleinement légale et décide que le droit européen aura préséance sur le droit des Etats membres. Elle ôte au Parlement britannique le droit de légiférer dans la plupart des domaines touchant à la vie de la nation : l'agriculture, la justice, l'énergie, la politique sociale, la cohérence économique, les transports, l'environnement, la santé publique, à moins que Bruxelles ne renonce de plein gré à ses pouvoirs ". (19)
Si la nouvelle Constitution est acceptée, l'Union Européenne cessera d'être une organisation liée par des traités et au sein de laquelle les Etats membres prêteront de plein gré leurs pouvoirs à Bruxelles dans certaines situations particulières, pour les reprendre ensuite. C'est plutôt l'Union Européenne qui sera la source de puissance, ayant la possibilité de signer de plein droit des traités internationaux. Elle aura son propre Président, son Ministre des Affaires Etrangères, sa politique étrangère, son propre Parlement, sa Cour Suprême, son drapeau, son hymne et sa monnaie. Elle sera devenue un état souverain, un super-état fédéral. Les constitutions des états membres seront soumises à cette constitution supérieure et perdront leur souveraineté. Ce nouvel ordre sera irréversible. Monsieur Giscard a clairement précisé que le veto national serait aboli dans 50 nouveaux domaines, notamment l'immigration et le droit d'asile ". (20)
Les nouvelles règles de la Constitution de l'Europe stipulent qu'aucune nation ne sera autorisée à quitter l'Union à moins qu'une majorité des deux tiers des pays membres n'approuve cette sécession.
Un même esprit de domination
L'Union Européenne sera compétente "dans tous les domaines de la politique étrangère, y compris dans la mise au point progressive d'une politique de défense commune" ; les décisions les plus importantes devront cependant être prises à l'unanimité. La Cour de Justice Européenne sera nantie de pouvoirs étendus et s'assurera que les états membres "soutiennent activement et sans réserve la politique étrangère et la politique sécuritaire communes."
L'article 8 du projet constitutionnel impose également aux états membres "l'obligation de coopérer loyalement avec l'Union" et confirme la prééminence du droit de l'Union Européenne sur le droit des états membres (21). Un Ministre de la Justice de l'Union
Européenne aura la possibilité de poursuivre en justice les auteurs de "crimes transfrontaliers", appellation qui peut s'appliquer à tout et n'importe quoi et qui fera de Bruxelles l'instance judiciaire suprême de toute l'Union Européenne.
Cette Constitution n'offre aucune garantie sérieuse à la démocratie : de toute évidence, elle a été faite pour renforcer la structure du pouvoir dont bénéficieront les élites européennes. Il ne fait guère de doute qu'on a l'intention de la faire passer en force en limitant le plus possible les occasions de l'examiner démocratiquement.
Cet esprit de despotisme absolu qui doit gouverner l'Union Européenne rappelle dangereusement l'esprit qui régit le Vatican : "Le premier siège n'est jugé par personne " (22). La marque laissée par Rome au cours de l'histoire a toujours été : "je n'ai de comptes à rendre à personne". Ses lois déclarent aussi : "Parmi les causes dont il s'agit au Canon 1401, seul le Pontife Romain a le droit de juger : 1° les personnes qui exercent la magistrature suprême de l'Etat ... " (23).
Ce même esprit de despotisme caractérise les deux systèmes, et constitue un appel pressant à une prudence extrême.
"L'abandon de mille ans d'histoire"
Le traité établissant la nouvelle Constitution devra être approuvé par la Conférence Intergouvernementale en 2004. Sa portée est plus vaste que celle de tous les traités précédents. Derek Heathcote-Amory, qui représentait le Parti Conservateur à la Convention sur la Constitution, dit avec raison que ce traité "a une portée dépassant celle des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice réunis". La plupart des Britanniques n'ont pas vraiment compris les implications de ces changements énormes, de cet "abandon de mille ans d'histoire". Peu à peu, traité après traité, d'abord la CEE, puis la CE, ensuite l'Union Européenne ; les gens se sont tellement habitués à entendre parler de l'Europe que cela les ennuie à présent. Ils ont entendu beaucoup d'histoires effrayantes au sujet de Bruxelles, on leur a parlé de prétendus dangers menaçant leur indépendance et leur souveraineté, et tant d'eurosceptiques ont crié : "Au loup !" Ils ont entendu ces choses-là toute leur vie, mais après tout, la Grande-Bretagne est la quatrième puissance économique du monde, et dans l'ensemble, ils ont prospéré. Mais le problème, c'est qu'à présent le loup est à la porte !
Que beaucoup de ceux qui sont attachés à l'idée d'une Grande-Bretagne indépendante et refusent de lâcher les libertés qui ont été préservées au prix de deux guerres mondiales, réfléchissent au problème que voici. Si le Parlement du Royaume-Uni approuve le mouvement vers la Constitution européenne, pour la première fois le Royaume-Uni adoptera ou acceptera une constitution entièrement écrite.
Comment le Royaume-Uni peut-il adopter une constitution de cette nature, alors qu'il n'en a jamais eu auparavant ? La réponse semble simple : il faut que le peuple donne son consentement. Si toutefois le gouvernement travailliste fait ce qu'il veut, il n'y aura pas de référendum. Tony Blair, qui, paraît-il, aimerait bien avoir la bonne place de Président des "Etats-Unis d'Europe" a clairement dit qu'il n'y aurait pas de référendum. Il n'en veut pas, parce qu'il sait qu'il serait perdant. De plus, une campagne au sujet du référendum permettrait au peuple de prendre connaissance de ce qu'on propose et de ce qui s'est déjà déroulé. Le Premier Ministre était d'accord pour organiser un référendum sur la monnaie unique avant d'accéder à ses fonctions en 1997, mais à l'heure actuelle, il hésite, car une fois de plus "les conditions ne sont pas favorables", c'est-à-dire qu'il sait qu'il perdrait.
Les symboles de la puissance européenne
La base principale du Parlement européen est à Strasbourg en France. C'est une ville qui symbolise le rêve de fusion franco-allemande qui était au coeur du Saint Empire Romain de Charlemagne.
En décembre 2000, l'Union Européenne inaugura son nouveau Parlement dans cette ville. La structure de l'édifice imite le tableau célèbre de l'artiste hollandais Pierre Breughel, "La Tour de Babel". (Figure 1) Le tableau de Breughel montre une tour inachevée ; le Parlement de l'Union Européenne a pratiquement le même aspect. A l'extérieur du Parlement se trouve une statue de la déesse Europe chevauchant un taureau (Figure 2). Dans le dôme à l'intérieur il y a une peinture colossale : la Femme sur le dos de la Bête. Ce symbole de la femme chevauchant la bête figure aussi sur certaines pièces de deux euros. (Figure 3)
Ces mêmes images figurent sur certains timbres postaux de l'Union Européenne, y compris sur le timbre britannique commémorant, en 1984, la deuxième élection au Parlement Européen. Puisque l'Union Européenne utilise cette symbolique en toute connaissance de cause, cela donne l'impression qu'elle veut rappeler son désir de gouverner en déployant toute la puissance dont elle disposera. La Bible révèle la femme montée sur la bête, dans le livre de l'Apocalypse, au chapitre 17.
Depuis bien longtemps, les lecteurs qui croient en la Bible identifient cette femme à l'Eglise de Rome. Cette interprétation de la prophétie biblique a beaucoup contribué à galvaniser la Réforme. Seule la Rome papale est une ville établie sur sept collines, un système religieux dont les prélats sont parés « de pourpre et d'écarlate » et un état temporel avec lequel « les rois de la terre se sont livrés à la fornication ».
Historiquement parlant, elle a les mains couvertes du sang de ceux qui croient en la Bible, et elle a été « ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus ».
La Rome papale est le seul système religieux mondial qui se donne le nom de "Mère", et qui donne ce même nom à sa déesse vierge.
L'histoire aussi aide à interpréter les événements actuels
Un bref survol de l'histoire de l'Europe aide aussi à discerner la papauté dans ces passages bibliques.
Après l'effondrement de l'Empire Romain au cinquième siècle, la papauté a constamment cherché à établir le même type de domination que les Césars (d'ailleurs, les uns après les autres, les papes ont tenu à s'appeler comme eux, "Pontifex Maximus", c'est-à-dire "Souverain Pontife".) Pour ce faire, le Pape a constamment mêlé le pouvoir temporel au pouvoir spirituel, et il s'est attribué le titre blasphématoire de "Vicaire de Christ". Endossant ce rôle trompeur, en quelques siècles la papauté est parvenue à asservir les rois européens et à faire d'eux ses vice-régents (24). Ainsi, siècle après siècle, la "Mère-Eglise" a réussi à étendre son pouvoir et à usurper celui des gouvernements civils.
Sous le couvert de la religion, elle a implanté son propre système de gouvernement hiérarchique, avec ses exigences financières exorbitantes, dans chacun des royaumes de l'Europe. La fusion entre les réalités civiques et le sacré, telle était la méthode du Vatican à cette époque, et il était bien difficile de lui résister. C'est malheureusement encore le cas aujourd'hui, et il en sera ainsi demain, quand le pouvoir et le contrôle s'affermiront dans les nouveaux "Etats-Unis d'Europe". Semper eadem (toujours semblable à elle-même), Rome ne change jamais.
La duplicité de la papauté, qui mêle constamment pouvoir politique et pouvoir spirituel, ne pourrait sûrement pas trouver de meilleure illustration que celle qu'offre la Parole de Dieu dans Apocalypse 17. L'apôtre Jean voyait cette bête à dix cornes représentant l'Empire Romain, et sur son dos était assise une femme revêtue de pourpre et d'écarlate et parée d'or, de pierres précieuses, et de perles.
C'est une prostituée, mère des prostituées et des abominations, et amante des rois, persécutrice sans merci, ivre du sang des saints et des témoins de Jésus. L'ange dit à Jean : « Les sept têtes sont sept montagnes sur lesquelles la ville est assise ».
Pour expliquer ce fait unique et pour couper court aux conjectures, il ajoute au verset 18 : « La femme que tu as vue, c'est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre ». Incontestablement, c'est de Rome qu'il s'agit. Le nom sur le front de la prostituée est un "mystère". Il ne peut pas s'agir de la Rome païenne, qui ne comportait pas de mystère. En revanche, la Rome papale a été mystérieuse et elle reste insaisissable. Babylone, dans l'Apocalypse, est à la fois une ville et une prostituée. Jérusalem, dans le même livre, est à la fois une ville et une épouse. Babylone est l'amante perfide des rois terrestres ; Jérusalem est l'épouse chaste du Roi des Rois. Ce sont deux Eglises qui s'opposent : l'Eglise fidèle et l'Eglise apostate.
Le drapeau, autre symbole spirituel de l'Union Européenne
Le drapeau de l'Union Européenne porte un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu. Il est issu de la tradition catholique, dans laquelle la Vierge Marie est souvent auréolée de douze étoiles (25). Ces étoiles rappellent la croyance selon laquelle le chiffre douze est symbole de perfection et d'inaltérabilité.
Les buts politiques sous-jacents à ces symboles sont sujets à controverse ; leur sens biblique est néanmoins très révélateur (26). Selon "Europe's Star Choice", une publication de l'Union Européenne, "Ce drapeau s'enracine dans la tradition romaine, et sa symbolique est romaine : il représente l'idéal catholique romain". Cette auréole d'étoiles s'inspire de nombreuses représentations de la Vierge Marie, et la plus remarquable d'entre elles figure dans le vitrail du Conseil de l'Europe de la Cathédrale de Strasbourg.
Les notions de "marché unique" dans l'Union Européenne, de "chapitre social", de "caractère subsidiaire" proviennent directement de l'enseignement social du catholicisme et remontent au Pape Pie XI et aux années 1930. Soutenu par le Vatican, le Troisième Reich hitlérien les avait adoptés. Le Ministre des Finances Nazi Walther Funk, qui passait pour être l'architecte de la "Nouvelle Europe" d'Hitler, publia en 1942 un recueil d'écrits contenant le plan détaillé d'une Europe qui ressemble de très près à celle qu'on voit émerger actuellement. Les écrits de Funk décrivent "La communauté économique européenne", "La monnaie unique européenne", "L'harmonisation des taux de change en Europe", "Une politique commune du travail et le principe des régions européennes". Cette dernière porte actuellement le nom de : "politique des régions européennes" : l'Angleterre est destinée à être remplacée par sept régions. Avec l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord, cela fera au total dix régions qui remplaceront le Royaume-Uni !
Le Troisième Reich doit être suivi du quatrième
Tout comme l'Union Européenne, le Troisième Reich cherchait à faire revivre l'Empire Romain. La stratégie du Vatican au plus haut niveau et l'approbation du parti catholique Zentrum (le Centre) permirent à Hitler d'accéder au pouvoir. Le Chancelier du Reich, Franz von Papen, et le Nonce Apostolique Monseigneur Pacelli (le futur Pie XII) jouèrent un rôle déterminant dans cette stratégie.
L'histoire nous apprend que von Papen procura à Hitler sa majorité des deux tiers, qu'il signa la loi faisant d'Hitler le Chef de l'Etat. C'est von Papen qui fut responsable d'un Concordat qui eut une importance considérable et qui fut signé en 1933 avec l'Eglise Romaine. C'est von Papen qui avait déclaré : "le Troisième Reich est la première puissance au monde à mettre en pratique les nobles principes de la papauté " (27). Aussi incroyable que cela puisse paraître, compte tenu de ses responsabilités dans les atrocités nazies, il fut acquitté au Procès de Nürnberg et il devint plus tard le Chambellan du Pape Jean XXIII.
Pacelli, qui devint Pie XII, est tristement célèbre pour son silence face à l'Holocauste et aux autres crimes épouvantables perpétrés par les Fascistes en Europe. Les efforts du Vatican pour le canoniser ont soulevé d'énormes controverses.
La plupart des leaders nazis étaient des Catholiques romains. Hitler et Himmler ont été profondément influencés par les Jésuites, tout comme Mussolini dont le Père Confesseur était un Jésuite. A propos d'Himmler, Hitler a déclaré : "Je vois en lui notre Ignace de Loyola " (28). Joseph Goebbels avait également été élevé par les Jésuites, de même que Walter Schellenberg qui commandait le SD, le "Sicherheitdienst" (le Service de Sécurité des SS). Avant d'être condamné à mort à Nürnberg pour crime contre l'humanité, il fit la déclaration suivante : "L'organisation des SS a été agencée par Himmler suivant les principes de l'Ordre des Jésuites. Les règles et les exercices spirituels prescrits par Ignace de Loyola sont le modèle qu'Himmler s'est efforcé de reproduire avec exactitude " (29).
La leçon de l'histoire et la mise en garde qu'il nous faut en tirer, c'est que là où les leaders de régimes anti-démocratiques font acte de soumission au Pape ou là où ils "mettent en pratique les nobles principes de la papauté", les libertés individuelles sont en péril, et la persécution religieuse est là. On en a un exemple avec les Balkans dans les années 1940. "Convertissez-vous ou mourez" : tel fut le choix que l'on offrit à 900.000 Serbes Orthodoxes, dans le nouvel état de Croatie gouverné par le fantoche nazi Anton Pavelich et le Primat catholique, l'Archevêque Aloïs Stepinac.
Il y eut 200.000 "conversions" ; 700.000 personnes préférèrent la mort, et furent torturées, fusillées, brûlées, ou enterrées vivantes. Cette atroce persécution, qui fut principalement le fait de prêtres et de religieux Oustachi, et qu'on appela "le triomphe de Christ et de la Croatie" compte parmi les pires atrocités de la guerre. D'horribles mutilations furent infligées avec une sauvagerie sans nom (30).
Peu de gens savent ce qui se passa en Croatie pendant la Deuxième Guerre Mondiale, car on a tout simplement fait disparaître les informations à ce sujet. Peu nombreux aussi sont ceux qui savent ce qui s'est passé dans les Balkans au cours des années 1990. Il y a bien des leçons à tirer du rétablissement d'une Croatie indépendante lors de l'effondrement de la Yougoslavie. L'Union Européenne (avec l'Allemagne en tête) fit pression pour rétablir ce pays, refusant de tenir compte des protestations de la Grande-Bretagne et de plusieurs autres pays. Le Vatican fut le premier à reconnaître la nouvelle Croatie.
Dans le "Sunday Telegraph" en septembre 1991, l'historien Andrew Roberts fit part de son étonnement en ces termes :
"Presque unanimement, les médias de l'occident ont choisi de soutenir les Croates… Quelle réaction attend-on donc des Serbes, quand on décide de donner comme drapeau national à la Croatie les damiers symbolisant les Oustachi ? A Krajina, le peu de temps qu'un présentateur de CNN accorde à la question ne suffira jamais à faire oublier la participation des moines franciscains au massacre des Serbes en Croatie bosniaque. On promit aux Serbes orthodoxes de les protéger s'ils se convertissaient au catholicisme, puis on les massacra dès qu'ils franchirent les portes des églises, sous le regard des prêtres qui laissaient faire " (31).
Il n'y a là rien d'étonnant pour qui connaît l'histoire du catholicisme. "Depuis les débuts de la papauté en 600 et jusqu'à nos jours, des historiens rigoureux et crédibles estiment que plus de CINQUANTE MILLIONS d'êtres humains ont été massacrés pour 'crime d'hérésie' par des persécuteurs agissant au nom du Pape. Pour chaque année d'existence de la papauté, cela fait quarante mille meurtres religieux " (32). Les prophéties des Ecritures évoquent sa soif du pouvoir et du sang, et l'histoire nous renseigne sur un grand nombre de faits macabres.
La papauté occupe une place prééminente dans l'histoire de l'Europe. Elle a laissé sa marque et ses empreintes sur la plupart des grandes nations. Dans le passé, elle a exercé une domination totale sur les rois et les princes qu'elle contrôlait. Pendant quatorze siècles, toute l'histoire de l'Occident a été en proie aux intrigues et aux machinations de l'Eglise de Rome qui cherche à exécuter son plan mondial. L'historien J.A. Wylie fait à cet égard les remarques suivantes :
"Quant à l'influence de la papauté sur les gouvernements, il serait aisé de démontrer qu'elle a retardé de treize siècles l'avènement des gouvernements représentatifs et constitutionnels. La superstition est la mère du despotisme, alors que la foi chrétienne engendre la liberté. Telle est la vérité que l'histoire du monde démontre avec le plus de force. C'est au travers du christianisme que l'élément démocratique a fait son entrée dans le monde pour la première fois… Le gouvernement papal est aux antipodes mêmes du gouvernement constitutionnel ; il investit tout son pouvoir dans un seul homme, et cela par motif de droit divin. Il s'oppose donc fondamentalement et perpétuellement à l'organisation constitutionnelle. Sa dominance prolongée en Europe a constitué l'obstacle principal à l'avancée des éléments populaires de la société, et à l'instauration de gouvernements constitutionnels dans le monde " (33).
Notre espérance et notre prière pour l'Europe
Une fois encore, nous sommes à un tournant de l'histoire. Une fois encore, le Vatican s'emploie à inscrire sa marque et ses rituels sur le visage de l'Europe, afin de promouvoir son programme bien connu. Il a différents moyens à sa disposition, et tout émane du plus haut niveau du Vatican.
Le premier moyen fait appel à l'intervention directe des ambassadeurs civils, présents dans toutes les nations européennes.
D'après "L'Almanach Catholique", "les représentants du Pape 'reçoivent du Pontife Romain la responsabilité de le représenter en permanence dans les diverses nations et les diverses régions du monde'." (34)
Deuxièmement, l'Eglise Romaine entretient des relations légales directes à titre individuel avec différentes nations, par le moyen de ses concordats. De façon plus indirecte, elle agit au travers de ses représentants et de son influence dans la plupart des gouvernements européens. Surtout dans les domaines de la finance et des affaires, ces actions sont relatées dans son Almanach sous la rubrique : "Organisations gouvernementales". Ces organisations comprennent (pour n'en citer que quelques-unes) : les Nations-Unies, le Conseil de l'Europe, l'Organisation des Etats Américains, l'Organisation Internationale pour l'Unification du Droit privé, le Conseil International du Grain. Rome a ses observateurs et ses délégués dans toutes les organisations mentionnées dans cet Almanach (35).
Le Vatican agit enfin au travers d'Européens qui sont "les siens", c'est-à-dire ceux qui sont fidèles premièrement et inconditionnellement à l'Eglise Catholique Romaine. Beaucoup de ces personnes sont en place au sein des instances gouvernementales de leurs nations respectives. En tant que Catholiques romains, ils reçoivent du Vatican l'ordre d'user de leur influence et de leur situation pour amener leur pays à suivre la politique du pape dans toute question qui peut se présenter. Il nous faut prier pour que l'Europe ne retombe pas dans la condition spirituelle et politique qui était la sienne au Moyen Age.
Extérieurement, du point de vue politique, le catholicisme romain est fort, mais intérieurement, du point de vue spirituel, il est faible. Par ses lois et ses cérémonies, ses Evêques, ses prêtres et ses laïcs sont contraints d'accepter le système qui fait du Pape le "Père Souverain" universel tout en niant le Père et le Fils véritables. Ses traditions, son histoire et ses crises démontrent que cette institution ne connaît pas l'Evangile de la grâce en Christ, et qu'elle marche dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort.
Par contraste, vue de l'extérieur, la vraie foi chrétienne semblera peut-être chétive et faible ; mais intérieurement, dans son essence, elle est la puissance la plus forte qui soit sur terre. C'est cette puissance là qui a libéré la majeure partie de l'Europe au temps de la Réforme. C'est la puissance qui est en Christ Jésus, le Seigneur, et elle est inséparable de Sa Personne. Comme le dit l'apôtre Pierre : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés par la résurrection de Christ Jésus d'entre les morts, pour une espérance vivante » (1 Pierre 1:3).
La raison de notre confiance, c'est notre relation au Sauveur ressuscité, le Seigneur Jésus-Christ. C'est Lui qui est le Seigneur, Il est le Roi, le Souverain de l'univers, le seul Prêtre, le Sauveur. Le Christ Jésus est notre Seigneur, notre Prophète, oint du Saint-Esprit, pourvu de tous les dons nécessaires pour instruire, guider et sauver Son peuple par Sa Parole écrite, l'Ecriture Sainte. Lui et Son Evangile de la grâce, voilà notre espérance pour l'avenir de l'Europe. Notre héritage est réservé dans les cieux, mais sur la terre, nous sommes « gardés en la puissance de Dieu par la foi » (1 Pierre 1:5).
Nous n'oublions pas que les plus grandes manifestations de la puissance de Dieu se sont parfois produites à l'heure des plus grands déclins, par exemple lors du réveil spirituel du 18ième siècle, et avec la Réforme elle-même. « Le peuple qui marche dans les ténèbres voit une grande lumière ; sur ceux qui habitent le pays de l'ombre de la mort, une lumière resplendit » (Esaïe 9:2). Dans Sa souveraineté, à Son heure, Dieu peut amener un peuple à la Bible, à la vérité du salut par la grâce seule, par la foi seule, en Christ seul. Quand il Lui plaît, Il peut, au moyen d'une seule parole de grâce, renouveler l'Europe par un acte de Sa puissance, faisant de ses ennemis le marchepied de Christ.
Nous Le prions de nous donner la foi qu'avaient les Réformateurs et tous ceux qui, au cours de l'histoire en Europe, ont donné leur vie pour la Vérité Biblique. Pour l'Europe Unie, nous faisons monter vers Lui les paroles de Son prophète : « Fais nous revenir vers toi, Eternel, et nous reviendrons ! Renouvelle nos jours comme autrefois ! » (Lamentations de Jérémie, 5:21).
Dieu peut envoyer Son Esprit quand il Lui plaira. Il l'a fait au temps de la Réforme ; nous prions pour qu'Il le fasse encore aujourd'hui ! Nous pensons aussi aux paroles de John Owen lors d'un autre tournant de l'histoire. Il parlait de son propre pays, l'Angleterre, à une époque de désintégration sociale, mais où l'on cherchait le réveil. Aujourd'hui nous avons besoin de cette même foi, de cette même confiance pour la Grande-Bretagne et pour toute l'Union Européenne :
"Je ne sais, disait-il, quand Dieu va le faire, mais je crois que Dieu peut le faire. Il en est capable, Il est capable de renouveler toutes Ses églises en envoyant avec abondance Son Esprit, car la plénitude de l'Esprit est en Lui. Il est capable de faire cela pour les rétablir à Son heure, au bon moment. En outre, je crois véritablement que quand Dieu sera parvenu à certaines de Ses fins parmi nous, une fois qu'Il aura flétri la gloire de tout ce qui est charnel, Il renouvellera encore la puissance et la gloire de la foi au milieu de nous, au sein de cette nation même " (36).
Veillez et priez, faites retentir l'alarme dans Sion
L'Eglise de Rome est l'un des principaux agents de ce totalitarisme qui s'avance, masqué, caractéristique du Nouvel Ordre Mondial. Ses desseins concernant l'Union Européenne sont un élément-clé d'une stratégie qui se déploie dans le monde entier.
Il nous faut veiller et prier alors que ce "Quatrième Reich" émerge de l'état embryonnaire. Les sentinelles d'autrefois devaient veiller à ne pas laisser approcher les voleurs et les fauteurs de trouble. Nous avons tous reçu l'ordre d'être des sentinelles, de veiller et de prier. Le peuple de Dieu est en proie à une apathie et une indifférence lamentables face à un péril évident qui menace nos libertés anciennes et notre identité protestante ; cette menace émane aussi bien de l'Union Européenne que de l'Eglise de Rome.
En tant que sentinelles du Seigneur, il nous faut nous prémunir contre les faux docteurs et la fausse religion. Il nous faut être vigilants pour discerner les actions et les paroles de celui qui voudrait écarter l'Evangile véritable au profit de l'apostasie et de la tyrannie. La tâche que Dieu nous confie est de faire retentir un avertissement : « Sonnez du cor en Sion ! Que tous les habitants du pays frémissent ! Car le jour de l'Eternel vient, car il est proche » (Joël 2:1).
Davantage encore qu'autrefois, il nous faut obéir aux commandements du Seigneur, qui dit : « Fils d'homme, je t'établis comme sentinelle sur la maison d'Israël. Tu écouteras la parole qui sort de ma bouche et tu les avertiras de ma part » (Ezéchiel 3:17).
Nous prenons position et nous prions, nous attendant à voir agir la puissance de Dieu en Europe : « Ceux qui espèrent en l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles ; ils courent et ne se lassent pas. Ils marchent et ne se fatiguent pas » (Esaïe 40:31).
La liberté qui est encore la nôtre, nous la devons à Jésus-Christ notre Seigneur. Par Sa fidélité et par son sacrifice parfait, Il a satisfait aux exigences de la loi du Dieu Très Saint, cette loi que nous avions transgressée. C'est Lui, le Fils de Dieu, qui nous a rendus libres. « Si le Fils (de Dieu) vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8:36).
Tous les vrais chrétiens qui existent de par le monde sont dans une authentique unité. Il y a une seule foi. Tous les vrais chrétiens ont été convertis par le même Saint-Esprit, bénéficient de la même oeuvre de grâce qui les a placés dans le Bien-Aimé. En Christ Jésus, nous sommes spirituellement unis et nous sommes appelés à tenir ferme dans cette liberté, à tenir ferme dans Sa Vérité : « C'est pour la liberté que Christ nous a libérés. Demeurez donc fermes, et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de l'esclavage » (Galates 5:1).
NOTES :
1. "Inside the Vatican, the Politics and the Organization of the Catholic Church" (Le Vatican vu de l'intérieur : la politique de l'organisation de l'Eglise catholique), Thomas J. Reese, Harvard University Press, USA, 1996.
2. Revue Bible League Quarterly, (20 Thistlebarrow Road, Salisbury SP1
3RT, Angleterre) Oct.- Déc. 1981.
3. Date: 31/08/2003, CODE: ZE03083104
http://www.zenit.org/english/9/3/03
4. Déclaration DOMINUS IESUS, 5 septembre 2000, Paragr. 4
http://www.vatican.va/
5. Ibid. Paragr. 17
6. Ibid. Paragr. 17
7. Henry Denzinger, "The Sources of Catholic Dogma" Trad. Roy J. Deferrari, extrait de Enchiridion Symbolorum, 13e édition, Publications B. Herder Book Co., 1957, #469
8. Sunday Telgraph (Londres) du 21 juillet 1991
9. Encyclique Ecclesia in Europa, Paragr. 116, http://www.vatican.va/
10. Ibid., Paragraphe 20 (caractères gras ajoutés)
11. Déclaration DOMINUS IESUS Paragr.16 http://www.vatican.va/
(Les italiques sont dans le texte original).
12. Ibid., Paragr. 17
13. Adrian Hilton, "Render unto the Pope" (Rendez au Pape…) The Spectator, 30 août 2003 –
http://spectator.co.uk/article.php3?table=old§ion=current&issue=2003-11 15&id=3450&searchText=11/172003
14. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Paragr. 1129,
Editions Centurion - Cerf - Fleurus - Mame - Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998
15. Vid. Traité de Rome, Articles 164-188
16. The Northwest Technocrat, (Le Technocrate du Nord-Ouest) 1965
17. Sunday Telegraph, (Londres) 25 août 1991
18. Voir FREDERICK Forsyth, "The Abolition of Habeas Corpus", et Lord Stoddart, "Corpus Juris" à l'adresse http://www.bullen.demon.do.uk/ 18/11/03
19. Ambrose Evans-Pritchard, "Few willing to spoil the party for Giscard" à l'adresse http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news20030614weu14.xml 17/06/03
20. Ambrose Evans-Pritchard
http://worldwatchdaily.org/index.cfm/fuseaction/home.sa/a/9699
Voir également Noel Malcolm, Daily Telegraph, 28/7/03, "A Federal Constitution with the Heart of a Manifesto" (Un Manifeste au coeur de la Constitution Fédérale) http://www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=%2Fopinion%2F2003%2F07%2F28%2Fdo2 801.xml 17/11/03
21. http://www.euroscep.dircon.co.uk/corpus4.htm 18/11/03
22. Code de Droit canonique, Canon 1404 http://www.portstnicolas.net (Toutes les citations du Code de Droit canonique proviennent de ce même site.)
23. Canon 1405, Section 1: Le Canon 1401:1 déclare : "De droit propre et exclusif, l'Eglise connaît : 1°des causes qui regardent les choses spirituelles et celles qui leur sont connexes."
24. Pour plus de détails, voir J.A. Wylie, The History of Protestantism (Rapidan, VA 22733: Publications Hartland, 2002) Publication originale, 4 Volumes, année 1878. Voir plus particulièrement le Volume 1, Ch. 3 : "Development of the Papacy from the Time of Constantine to Hildebrand". (Développement de la Papauté depuis l'époque de Constantin jusqu'à Hildebrand).
25. Pour plus de détails, voir Adrian Hilton, The Principality and Power of Europe : Britain and the Emerging Holy European Empire, p. 55 (Principauté et puissance de l'Europe : La Grande- Bretagne et l'émergence du Saint Empire Européen). Box 67, Rickmansworth, Herts. WD3 5SJ, Royaume-Uni : Editions Dorchester House, 2000.
26. On peut se procurer une documentation au sujet de ces symboles de l'Union Européenne sur les sites Internet :
http://www.pointsoftruth.com/beastarises.html (07/07/03)
http://fp.thebeers.f9.co.uk/europe.htm (07/07/03)
http://groups.yahoo.com.group/PatriotSaints/message/270 (070703)
http://www.ianpaisley.org/article.asp?ArtKey=eu4 (070703)
27. Robert d'Harcourt, Franz von Papen, l'homme à tout faire…(L'Aube, 3 oct. 1946), cité dans "The Vatican against Europe", (Le Vatican contre l'Europe) d'Edmond Paris, Traduit du français par A. Robson, First English Ed., 1961 (184 Fleet St., Londres EC4; The Wycliffe Press, 1961) page 271.
28. Libres Propos, Editions Flammarion, Paris 1952
29. Edmond Paris, The Vatican Against Europe, (Wycliffe Press, 1961)
30. The Vatican's Holocaust, (Springfield, MO : Editions Ozark Books, 1986)
31. Sunday Telegraph, 15 septembre 1991
32. "Il est impossible de compter le nombre de ceux qui ont été mis à mort de diverses manières pour être demeurés fermes dans leur confession de l'Evangile et pour s'être opposés à la corruption de l'Eglise de Rome. UN MILLION de pauvres Vaudois ont péri en France. NEUF CENT MILLE chrétiens orthodoxes ont été massacrés au cours des trente années qui ont suivi la fondation de l'Ordre Jésuite. Le Duc d'Albe s'est vanté d'avoir fait mettre à mort par les "bourreaux publics" aux Pays-Bas TRENTE-SIX MILLE PERSONNES en quelques années. En trente ans, par diverses formes de torture, l'Inquisition a détruit CENT CINQUANTE MILLE PERSONNES. Ce ne sont là que quelques exemples dont témoigne l'histoire, quelques-uns seulement ; le total véritable ne sera connu qu'au jour où la terre révélera le sang qui a été répandu sur elle, lorsqu'elle rendra ses morts." (John Dowling, History of Rome, (Histoire de Rome) dans Scott's Church History, Book 8 - (Histoire de l'Eglise de Scott, Vol. 8).
33. J.A. Wylie, The Papacy, Book III (La Papauté, Vol. III) Chapitre 3 :
"L'influence de la Papauté sur les gouvernements"
http://www.wayoflife.org/papacy/03-03.htm 25/09/03
34. Our Sunday Visitor's Catholic Almanac, 1998 (=Almanach Catholique de notre hôte dominical) p. 168
35. The Catholic Almanac, 1998, p. 171
36. John Owen, The Works of John Owen (Oeuvres de John Owen) Johnstone & Hunter, 1850-1853 ; Réédité par "The Banner of Truth Trust", Edinburgh EH12 6EL, 1976) Vol. 9, p. 514.
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| Une Charte pour les Musulmans d'Europe (le 15/01/2008 à 02h30) |
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Mardi 15 Janvier 2008
UNE CHARTE POUR LES MUSULMANS D'EUROPE
10 Janvier 2008
Quatre cents associations islamiques signent aujourd'hui à Bruxelles la "Charte des musulmans d'Europe" : pour la première fois, elles parlent d'une seule voix et tracent l'ébauche d'un islam européen, laïc, pragmatique et intégré.
Si s'intégrer pacifiquement dans les sociétés européennes est un devoir, celui de construire des mosquées et de porter les vêtements propres à sa tradition est un droit. Pour la première fois, la société civile musulmane de notre continent essaie de parler d'une seule voix à un vaste auditoire, en rejetant toutes les formes de terrorisme, en essayant de trouver une cohésion entre toutes ses composantes et en s'efforçant de s'expliquer, à elle-même et aux autres.
Mais elle précise aussi les points sur lesquels elle n'est pas disposée à céder car cela conduirait à la désintégration de son identité.
La "Charte des musulmans d'Europe", un document promu par la Fédération des organisations islamiques en Europe (FIOE, proche des Frères musulmans) et soutenu par les principaux organes religieux islamiques, doit être signée cet après-midi à Bruxelles par 400 associations musulmanes provenant de tous les pays de l'Union européenne et de Russie. Ce document, par la volonté de la Fédération des organisations islamiques en Europe, est au centre de cette initiative et pourra, à l'avenir, être signé aussi par les associations chrétiennes.
Les six pages du document s'adressent aux musulmans et au reste du monde, et ont pour objectif d'en finir avec "les préjugés et l'image négative qui s'interposent entre l'Islam et l'Occident ". C'est pourquoi la première partie de la Charte définit une représentation de l'islam à l'usage de ses croyants, mais aussi de tous les citoyens européens, bien loin des dérives extrémistes : non au terrorisme, non à l'interprétation violente du djihad, oui à l'égalité entre hommes et femmes.
Après l'énoncé de ces principes, la Charte demande "la reconnaissance des musulmans en tant que communauté religieuse européenne" et rappelle qu'une acceptation mutuelle fondée sur le dialogue et la connaissance réciproque favorise la paix, le bien-être de nos sociétés et aide à venir à bout de "l'extrémisme et [de] l'exclusion ". Deux concepts accolés volontairement, puisque c'est précisément la ghettoïsation, imposée ou volontaire, des communautés islamiques qui engendre la violence. Un mal qu'il faut combattre, de même qu'il faut combattre la fracture entre les diverses ethnies musulmanes et les différents courants islamiques présents sur le Vieux Continent, lesquels - et c'est un des messages clés de ce texte - doivent s'"unir" pour leur bien et pour celui des autres. En tournant le regard vers l'extérieur de la communauté et fortes de leur union, les associations exhortent au respect des lois et des autorités.
Le message est formulé avec une grande clarté : les musulmans croient en "la neutralité de l'Etat", avec un corollaire non négligeable. "Cela signifie agir de manière impartiale avec toutes les religions et leur permettre d'exprimer leurs valeurs et leur credo : c'est pourquoi les musulmans ont le droit de construire des mosquées et des instituts religieux, de pratiquer leur religion dans le cadre de leurs activités de tous les jours, y compris dans leur alimentation et leur habillement." Un principe inviolable, tempéré par l'exhortation à être des "citoyens actifs et productifs" et à "s'intégrer de manière positive", tout en préservant son "identité musulmane", car toute forme d'intégration qui rejette ce postulat "ne sert ni l'intérêt des musulmans ni celui de la société".
Il a fallu huit ans pour rédiger cette Charte. Après le 11 septembre 2001, tout est devenu plus difficile et les associations se sont trouvées confrontées au terrorisme islamiste de provenance européenne, un phénomène jusqu'alors inconnu.
Alberto D'Argenio
La Repubblica
Source : www.courierinternational.com
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| Demain, combien de terres stériles ? (le 15/01/2008 à 02h24) |
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Mardi 15 Janvier 2008
14 Janvier 2008 | Monde | Source : le monde.fr
Demain, combien de terres stériles ?
Agroéconomiste et géographe, vous êtes président du Comité scientifique français sur la désertification (CSFD). Ce processus gagne du terrain à un rythme alarmant. Si rien ne vient l'enrayer, quel pourcentage des terres émergées sera touché dans vingt ans ?
Les Nations unies estiment qu'un tiers des terres émergées est menacé. Aujourd'hui, 500 à 600 millions de personnes en subissent les conséquences. Ils seront deux à trois milliards à l'avenir, si rien ne change.
CHIFFRES
40 % DES TERRES ÉMERGÉES, soit 60 millions de km2, sont des "terres sèches". Le terme désigne toutes les terres qui connaissent un déficit en eau. Elles sont à
40 % SITUÉES EN AFRIQUE, à 40 % en Asie. Le reste se trouve en Amérique latine, en Australie, et dans la zone méditerranéenne.
Parmi elles, 10 MILLIONS DE KM2 seulement sont des déserts proprement dits (soit des régions où les précipitations sont inférieures à 250 mm par an). Dix autres millions de km2 sont déjà fortement dégradés par la désertification. Sur le reste, soit
40 MILLIONS DE KM2, on estime que 70 % risquent de subir le même sort dans les années à venir.
Sur quelles tendances s'appuient ces prévisions ?
La menace vient à la fois de l'augmentation de la population mondiale - nous allons passer de six à huit milliards d'individus -, de l'absence d'adaptation des systèmes d'agriculture et d'élevage, et des risques liés aux changements climatiques. Selon les prévisions du Groupe intergouvernemental d'experts pour le climat (GIEC), notre siècle sera marqué par des épisodes climatiques extrêmes. Les sécheresses seront plus fréquentes et plus longues.
A quoi ressembleront les zones touchées par la désertification ?
Il faut préciser d'emblée que la désertification, ce n'est pas une progression naturelle des déserts. C'est un phénomène qui se produit souvent - mais pas toujours - sur les marges des déserts, ce qui fait que l'on dit improprement que le désert "avance".
On considère qu'une terre est désertifiée quand il ne reste que 10 % ou 15 % de végétation sur le sol. Il n'y a plus d'arbres ni d'arbustes. Il reste environ une touffe d'herbe par mètre carré. Le reste, c'est du sable et des cailloux.
En fait, la désertification consiste en une perte progressive de la fertilité des sols. Ses causes sont à la fois naturelles et humaines. Le manque d'eau entraîne une baisse de la productivité des terres. Mais les activités humaines ont une grande part de responsabilité dans le phénomène, car les pratiques agricoles et d'élevage trop intensives ou inadaptées épuisent également les sols.
Quelles régions du monde sont menacées ?
Une centaine de pays sont concernés, sur tous les continents. L'Afrique l'est au premier chef. Le continent asiatique également. Toutes les franges du désert australien subissent elles aussi un déficit en eau depuis quelques années. Le continent américain et l'Europe ne sont pas épargnés : le phénomène menace un bon tiers de l'Espagne, Chypre, une partie de la Sardaigne, de la Sicile, et de la Grèce.
Quelles seront les conséquences sur l'environnement ?
Quand la végétation disparaît, le sol perd sa capacité de rétention de l'eau. Le ruissellement emporte la terre. Il n'y a plus de graines dans les sols. Toute vie disparaît. La résilience de l'écosystème, c'est-à-dire sa capacité à revenir à l'état initial, ne cesse de diminuer. C'est un cercle vicieux.
Les conséquences seront également planétaires. Une forte désertification aboutira à la mise en suspension dans l'atmosphère de millions de tonnes d'aérosols. Les dépôts de terre entraînés par l'érosion envahiront les égouts des villes et perturberont le régime de crue des fleuves. Le phénomène aggravera aussi le réchauffement climatique, car la capacité de stockage du carbone atmosphérique diminuera.
Quel sera le sort des populations qui vivent sur ces terres ?
Quand la fertilité des sols et leur capacité à retenir l'eau diminuent, les rendements agricoles baissent. Donc la ration alimentaire quotidienne baisse et le revenu baisse, qu'il provienne des surplus de l'agriculture vivrière ou de la culture de plantes commerciales. On observe dès aujourd'hui une chute des rendements en sorgho et en coton.
Pour compenser cette tendance, les paysans augmentent les superficies cultivées. Ils résolvent leur problème pour une année, mais ils réintroduisent le cycle de la désertification sur de nouvelles terres. Quand les déplacements locaux ne suffisent plus à faire vivre les familles, on envoie des gens vers les villes pour trouver du travail et envoyer de l'argent. Les bidonvilles gonflent.
La désertification peut-elle aboutir à des mouvements migratoires ?
Ils ont déjà commencé, notamment de l'Afrique subsaharienne vers le Maghreb et l'Europe. Cela conduit à des drames, et ce n'est pas une solution d'avenir. La solution, c'est que les villageois se développent dans leur village. Si l'on suit la tendance dessinée par le dernier rapport du GIEC, et si les techniques agricoles ne changent pas, on risque d'aboutir à des crises sociales terribles. Il y aura des bagarres pour la terre et des bagarres pour l'eau au sein de pays et entre pays. En désespoir de cause, les gens bougeront beaucoup plus.
La progression de ce processus est-elle inéluctable ?
Non. Il faut améliorer la gestion de l'eau et les techniques agricoles. C'est simple et assez peu coûteux. On peut empêcher l'eau de partir, grâce à de petits murets de pierre, à des diguettes, à de petites retenues. Il faut aménager les pentes pour stopper l'érosion, faire des trous dans lesquels on met du compost et où l'on plante un arbre, tous les 3 ou 5 mètres.
C'est aussi simple que cela ?
Même avec peu d'eau, quand la végétation commence à recoloniser le sol, on stoppe la spirale négative. Au bout de trois ou quatre ans, le sol est enrichi en matière organique, et on peut envisager de réimplanter une agriculture. Il n'y a pas besoin de grands aménagements. Il faut juste un peu d'engrais. Avec de bonnes pratiques, les rendements peuvent doubler ou tripler. Cela a déjà été fait sur des milliers d'hectares, c'est reproductible.
Quel pourrait être l'apport des plantes génétiquement modifiées ?
Je ne suis pas contre a priori, mais ce n'est pas un remède miracle. La génétique traditionnelle progresse dans la sélection de semences adaptées au manque d'eau. De toute façon, les paysans de ces zones ne sont pas solvables. Mieux vaut améliorer les variétés locales, et garder la technique traditionnelle, qui consiste à prélever 15 % de sa récolte comme semences pour l'année suivante.
Pourquoi les techniques élémentaires que vous décrivez ne progressent-elles pas ?
Il faut investir de 300 à 400 dollars par hectare et par an, pendant trois ou quatre ans. Les paysans n'ont pas cet argent. Ensuite, toute la difficulté vient du différé du retour sur l'investissement. Pendant les quelques années consacrées à la restauration des sols, il faudrait donner à manger aux gens, et même les payer. Ce message est très difficile à faire passer. Les gouvernements des pays concernés ont d'autres priorités. Les masses rurales sont ignorées, c'est la peur de l'émeute urbaine qui domine.
La communauté internationale agit-elle ?
L'aide publique au développement va en priorité aux infrastructures et à la santé. C'est plus visible. En plus, l'aide internationale va plutôt aux grands projets, alors que ce type de programme demande d'allouer de petits montants. Il s'agit pourtant de restaurer un bien public mondial. C'est assez désespérant, on dirait que personne ne se rend compte de la gravité de la menace.
Il faut faire comprendre que la protection de l'environnement, ce n'est pas seulement la limitation des gaz à effet de serre, ou la protection de la biodiversité, mais aussi une agriculture, une foresterie et un élevage plus productifs et aussi protecteurs de l'environnement.
Propos recueillis par Gaëlle Dupont
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| Daniel et les quatre empires (le 13/01/2008 à 01h49) |
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Dimanche 13 Janvier 2008
DANIEL ET LES QUATRE EMPIRES
Quand l'argile se détache du fer - Retour sur la prophétie de Daniel
LePaindeVie.fr
Posteur: Nicolas | 29 Mars 2007 à 11:58 | www.blogdei.com
« Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les mystères, et qui a fait connaître au roi Neboukadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton rêve et les visions que tu as eues dans ton lit.
Dans ton lit, ô roi, il t'est monté des pensées touchant ce qui arrivera dans la suite ; et celui qui révèle les mystères t'a fait connaître ce qui arrivera. Si ce mystère m'a été révélé, ce n'est pas qu'il y ait en moi une sagesse supérieure à celle de tous les vivants, mais c'est afin que l'explication soit donnée au roi, et que tu connaisses les pensées de ton coeur.
O roi, tu as eu une vision, celle d'une grande statue. Cette statue était immense et d'une splendeur extraordinaire. Elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d'or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d'argent; son ventre et ses cuisses étaient de bronze; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d'argile. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue et les réduisit en poussière. Alors le fer, l'argile, le bronze, l'argent et l'or furent pulvérisés ensemble et devinrent comme la balle qui s'échappe d'une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n'en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre. Voilà le rêve. Nous en donnerons l'explication devant le roi.
O roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t'a donné le royaume, la puissance, la force et la gloire. Il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu'ils habitent, les fils des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, et il t'a fait dominer sur eux tous ; c'est toi qui es la tête d'or. Après toi s'élèvera un autre royaume, moindre que le tien ; puis un troisième royaume, qui sera de bronze, et qui dominera sur toute la terre.
Il y aura un quatrième royaume, solide comme du fer ; de même que le fer pulvérise et rompt tout, il pulvérisera et brisera tout, comme le fer brise tout. Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d'argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile. Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d'argile, ce royaume sera en partie solide et en partie fragile. Tu as vu le fer mêlé avec l'argile, parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne s'attacheront pas l'un à l'autre, de même que le fer ne se mélange pas avec l'argile.
Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et ce royaume ne passera pas sous la domination d'un autre peuple ; il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. Ainsi, tu as vu la pierre se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et elle a pulvérisé le fer, le bronze, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver dans la suite.
Le rêve est véritable, et son explication digne de confiance. » (Daniel 2:28-45).
Message donné par l'enseignant de la Bible Jean Guiral (Le Pain de Vie)
Beaucoup de gens sont de plus en plus persuadés que l'histoire s'approche d'un tournant. L'espérance chrétienne est centrée sur le retour de Jésus-Christ, ce qui la différencie de toutes les autres. Elle n'est ni de l'exaltation ni une fuite loin du monde; elle se fonde sur la Bible.
Le but divin vers lequel nous nous dirigeons est depuis toujours. Nous lisons en Esaïe:
« J'annonce dès le commencement (Ce qui vient par) la suite Et longtemps d'avance Ce qui n'est pas encore accompli. Je dis : Mon projet tiendra bon, Et j'exécuterai tout ce que je désire. » (Esaïe 46:10).
Une chose frappante: plus le temps de leur réalisation se rapproche, plus les discours prophétiques relatifs à la fin prennent des contours précis - notamment ceux figurant dans le livre de Daniel.
Une brève chronologie historique
Le Dieu vivant d'Israël donna à Daniel des éclaircissements sur un mystère caché jusque là :
- Daniel 2:19 : « Alors le mystère fut révélé à Daniel dans une vision pendant la nuit. Et Daniel bénit le Dieu des cieux. » ;
- Daniel 2:28-29 : « …mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les mystères, et qui a fait connaître au roi Neboukadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton rêve et les visions que tu as eues dans ton lit. Dans ton lit, ô roi, il t'est monté des pensées touchant ce qui arrivera dans la suite ; et celui qui révèle les mystères t'a fait connaître ce qui arrivera » ;
- Daniel 2:47 : « Le roi adressa la parole à Daniel et dit : En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois, et il révèle les mystères, puisque tu as pu découvrir ce mystère. »).
L'Eternel lui indiqua quel serait le déroulement du temps des nations, et II lui fit entrevoir l'établissement de Son royaume éternel. Dans une vision prophétique, Daniel vit la succession des quatre empires jusqu'au retour du Seigneur Jésus-Christ :
Daniel 2:31- 33 et 37- 45 : « O roi, tu as eu une vision, celle d'une grande statue. Cette statue était immense et d'une splendeur extraordinaire. Elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d'or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d'argent ; son ventre et ses cuisses étaient de bronze ; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. O roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t'a donné le royaume, la puissance, la force et la gloire. Il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu'ils habitent, les fils des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, et il t'a fait dominer sur eux tous ; c'est toi qui es la tête d'or.
Après toi s'élèvera un autre royaume, moindre que le tien ; puis un troisième royaume, qui sera de bronze, et qui dominera sur toute la terre.
Il y aura un quatrième royaume, solide comme du fer ; de même que le fer pulvérise et rompt tout, il pulvérisera et brisera tout, comme le fer brise tout. Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d'argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile. Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d'argile, ce royaume sera en partie solide et en partie fragile. Tu as vu le fer mêlé avec l'argile, parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne s'attacheront pas l'un à l'autre, de même que le fer ne se mélange pas avec l'argile. Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et ce royaume ne passera pas sous la domination d'un autre peuple ; il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. Ainsi, tu as vu la pierre se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et elle a pulvérisé le fer, le bronze, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver dans la suite. Le rêve est véritable, et son explication digne de confiance. »
Daniel vit une statue impressionnante, dont la tête d'or représentait le royaume babylonien de ce temps-là. Et il dut dire, de la part de Dieu, au monarque Nebucadnetsar: « C'est toi qui es la tête d'or » (Daniel 2:38b).
La durée de cet empire était fixée par le Tout-Puissant, et sa fin fut annoncée par le prophète Jérémie:
"Toutes les nations le serviront, lui, son fils et son petit-fils, jusqu'à ce que le temps pour son pays vienne aussi et que des nations puissantes et de grands rois l'asservissent. » (Jérémie 27: 7).
A l'empire babylonien succéda celui des Mèdes et des Perses: « la poitrine et les bras d'argent » de la statue » (Daniel 2:32b). Daniel fut témoin de la ruine de Babylone (Daniel 5). Il devint ensuite un des personnages les plus importants sous le roi mède Darius (Daniel 6).
Il fut montré à Daniel que le « ventre et les cuisses d'airain » (Daniel 2:32c) représentait l'empire grec sous Alexandre le Grand, qui s'établit environ 200 ans après celui des Mèdes et des Perses. Les chapitres 7 et 8 nous en donnent davantage de détails.
Quelque 200 ans avant l'entrée en scène d'Alexandre, Daniel prophétisa que cet empire grec se diviserait en quatre royaumes, dont les chefs ne seraient pas de sa descendance. Et il en fut ainsi : il s'agit, en effet, de quatre de ses généraux: Séleucos 1er, Cassandre, Ptolémée et Lysimaque.
Daniel vit enfin les « jambes de fer » (Daniel 2:33a): le quatrième empire, l'Empire romain. Et sa vision alla jusqu'à sa phase ultime: le retour du Seigneur (Daniel 2:34-35).
En 31 avant Jésus-Christ, l'empereur romain Julius Octave détruisit la dernière partie du royaume grec, faisant ainsi de Rome un empire absolu. Cet empereur fut surnommé Auguste; c'est sous son règne que Jésus vint, pour la première fois, comme homme sur la terre. Sachons bien que cette quatrième partie de la vision de Daniel représente le dernier empire; il n'y en eut plus d'autre par la suite. Selon nous, le sens en est ceci:
Ce quatrième empire verra le retour de Jésus-Christ, « la pierre se détachant du ciel » qui frappera les pieds de la statue pour la détruire; et elle deviendra elle-même un royaume mondial. En d'autres termes: le royaume, qui succédera à l'Empire romain, sera celui de Dieu dans le Seigneur Jésus-Christ.
Nous ne pouvons dès lors attendre, à notre époque, aucun autre empire que le romain. La première et la seconde venue de Jésus ont été vues par les prophètes comme un seul événement; la très longue période se situant entre elles est celle de l'Eglise - un mystère qui leur est resté caché. Si la première venue de Christ, au temps de l'Empire romain, s'est faite dans l'humilité, Sa deuxième, toujours sous le même empire, se fera avec puissance et en gloire. Il ne peut donc s'agir que de l'Empire romain, puisque, à la première venue de Jésus, il n'a pas été vaincu de la manière décrite en Daniel 2:34-35 et 44-45. La chose doit encore s'accomplir.
A Sa première venue, le Seigneur Jésus n'a pas détruit l'Empire romain. Au contraire, c'est un gouverneur romain, Ponce Pilate, qui L'a condamné à mort et fait crucifier. Nous comprenons donc que l'Empire romain doit être rétabli et bien en place quand le Seigneur reviendra. C'est ce que nous enseigne la Bible par les livres prophétiques de l'Ancien Testament ainsi que par certains écrits du Nouveau (cf. Apocalypse 13 et 17).
«La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle va monter de l’abîme et s’en aller à la perdition» (Apocalypse 17 : 8a). C'est un empire de fer, le plus dur et le plus effrayant qu'il n'y ait jamais eu, et qui, à la fin, produira «la deuxième bête», l'Antichrist.
Qu'en est-il du développement actuel de l'Empire romain?
C'est en trois étapes que l'empire antichrist se constituera:
Première étape: «... ses jambes de fer...»
L'Empire romain s'est divisé beaucoup plus tard en deux parties: celui d'Occident et celui d'Orient - les deux jambes de la statue. Après que Rome, au temps de Jésus et durant quelques siècles ensuite, eut été un empire absolu, celui-ci, en l'an 364 après J-C, sous l'empereur romain Valentinien, se scinda comme indiqué ci-dessus. L'Empire d'Occident avait son siège à Rome, celui d'Orient à Constantinople. Ce dernier fut, par la suite, conquis par les Turcs; ses dirigeants s'enfuirent en Russie. Le terme «tsar» (un titre russe) vient du mot «César» (le nom honorifique des empereurs romains). L'Empire romain d'Occident s'est effondré en 476 après J-C.
La conséquence de cette division de l'ancien empire fut la naissance, au cours de ce 20ème siècle, de deux blocs ennemis: l'Est et l'Ouest. Rome a continué à vivre dans ce dernier d'une manière sous-jacente: à travers les empereurs et les rois, la religion, la papauté, les formes de gouvernement, la législation, le service militaire, etc. Le bloc oriental est marqué par le communisme, hostile à toutes les religions.
Deuxième étape: «... ses pieds, en partie de fer et en partie d'argile.»
Le quatrième et dernier empire connaîtra une période, où «le fer» et «l'argile» se mélangeront - «les pieds de la statue». Nous lisons en Daniel 2:41-43:
« Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d'argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile. Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d'argile, ce royaume sera en partie solide et en partie fragile. Tu as vu le fer mêlé avec l'argile, parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne s'attacheront pas l'un à l'autre, de même que le fer ne se mélange pas avec l’argile.»
Nous apprenons ainsi que le fer se rapporte au quatrième et dernier empire antichrist (v. 40), c'est-à-dire au prolongement de l'Empire romain (l'Occident). L'argile, même cuite, n'est pas aussi dure que le fer; elle représente, selon moi, le bloc de l'Est. D'après la Parole prophétique, on en viendra à un mélange d'éléments solides et de friables, les gens contractant entre eux des alliances humaines. C'est un fait qu'entre l'Est et l'Ouest se sont noués de très nombreux liens de parenté suite aux déportations et aux changements de gouvernement. Des millions d'individus de descendance allemande ont vécu à l'Est, la plupart d'entre eux dans l'ancienne Union soviétique.
L'Empire d'Occident est la partie forte, qui deviendra le royaume antichrist de la «bête», quand l'Antichrist lui-même se manifestera. Par contre, l'Empire d'Orient est l'élément faible. Le communisme s'est effondré, les pays de l'Est se sont séparés et des guerres ont éclaté (la Bosnie, la Tchétchénie, etc.). Les nations orientales se caractérisent par une monnaie peu forte et par une situation financière précaire. La politique elle-même est incertaine, instable et extrêmement vulnérable.
Il semble que c'est en 1989 que l'on est entré dans ce processus de mélange, annoncé par Daniel il y a quelque 2.500 ans. Le bloc de l'Est s'est désagrégé peu à peu, les communistes ont perdu leur puissance, et l'on s'est ouvert soudainement à l'Ouest. Celui-ci en a fait de même vers l'Est, et on a continuellement essayé de favoriser les mélanges. Bon nombre de membres de familles de là-bas sont venus à l'Ouest. Les frontières n'étant plus fermées, les contacts sont devenus nombreux. L'Occident a investi à l'Est des sommes considérables; on a désarmé, on a construit; des traités ont été signés suite à des négociations. Mais l'Ouest a toujours été considéré comme l'élément fort, et l'Est comme le faible. Actuellement, L'Europe gagne considérablement en puissance, même s'il y manque encore un chef génial; par contre, l'Est continue à s'effriter: pensons aux nombreux conflits dans cette région. Un quotidien présenta un jour ce gros titre: «L'Europe s'étend aujourd'hui fortement vers l'Asie -on aspire à ce que l'Est et l'Ouest se soudent.» La prophétie de Daniel s'accomplit de nos jours, et nous le vivons!
Troisième étape: « parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne s'attacheront pas l'un à l'autre, de même que le fer ne se mélange pas avec l'argile » (Da 2:43b)
L'histoire va vers un point où il se fera soudainement que le mélange ne pourra plus tenir: l'argile se séparera du fer. Tentez de mêler ces deux matériaux, vous ne tarderez pas à réaliser que la chose est impossible. Bien peu d'années se sont écoulées depuis l'effondrement du communisme soviétique et l'ouverture de l'Est; et voici que déjà il faut constater l'effritement des relations Est-Ouest.
Pourquoi ce mélange ne tient-il pas? Parce qu'il s'agit de deux éléments essentiellement différents. L'Occident (le fer) est en train de devenir le quatrième empire antichrist, qui sera détruit par la venue bien visible de Jésus-Christ. L'Est (l'argile) sera «Gog, au pays de Magog», qui trouvera sa fin dans les montagnes d'Israël suite à l'intervention indirecte de Dieu (Ezéchiel 38 et 39). L'argile se brisera la première pour sa destruction. Quant au fer, il tiendra encore un certain temps, jusqu'à assister au retour du Seigneur en jugement. Selon la prophétie de Daniel, les deux ruines se produiront dans «les derniers jours».
Les derniers événements
Le temps des nations s'achève: après la chute de la Russie et de ses satellites sur les montagnes d'Israël, le royaume «de fer», sous l'autorité de l'Antichrist, se préparera à monter contre ce même Israël et le Seigneur, ce qui débouchera sur le combat final des peuples à Harmaguédon (cf. Psaume 2 ; Apocalypse 16:13-16).
Quand le combat final des peuples contre Israël atteindra son point culminant, le Seigneur Jésus-Christ reviendra avec puissance et en gloire pour mettre fin au temps des nations, pour détruire le dernier empire antichrist et pour établir Son règne éternel. Alors s'accomplira ce que Daniel a prophétisé à Nébucadnetsar :
« Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue et les réduisit en poussière. Alors le fer, l'argile, le bronze, l'argent et l'or furent pulvérisés ensemble et devinrent comme la balle qui s'échappe d'une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n'en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre. » (Daniel 2:34-35).
Cette déclaration biblique est percutante du fait qu'elle nous dit quand le Seigneur reviendra, à savoir au temps où le quatrième et dernier empire atteindra la période représentée par les pieds de la statue. A notre sens, nous nous trouvons, comme déjà dit, au temps où l'argile commence à se séparer du fer.
Il est écrit en Daniel 2:44-45:
« Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et ce royaume ne passera pas sous la domination d'un autre peuple ; il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. Ainsi, tu as vu la pierre se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et elle a pulvérisé le fer, le bronze, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver dans la suite. Le rêve est véritable, et son explication digne de confiance. »
De quels rois s'agit-il ici: de l'Antichrist («le fer») et du roi du Nord («l'argile»), le «prince de Rosch, de Méschec et de Tubal », c'est-à-dire de «Gog, du pays de Magog»? Il semble que cette structure soit en train de se former aujourd'hui; c'est pourquoi, en toute vraisemblance, le temps est venu pour l'entrée de notre monde dans les sept ultimes années précédant le retour de Christ. Ce sont les derniers moments (1Thessaloniciens 5:1). Mais avant cette grande tribulation, le Seigneur sera venu pour enlever Son Eglise (cf. 1Corinthiens 15:51-52; 1Thessaloniciens 4:16-18); elle ne passera donc pas par ladite tribulation.
Daniel a vu ce qui arriverait « à la fin des jours» (Da 2:28), c'est-à-dire au cours des 7 dernières années, cette période de terribles jugements pour le monde, au terme de laquelle le retour du Seigneur mettra fin au temps des nations, et II établira Son règne de paix en et avec Israël, sur la terre entière.
Deux pensées encore pour terminer :
- La naissance et l'évolution des nations exposées dans le livre de Daniel - le développement de l'histoire jusqu'au retour de Jésus - nous montrent clairement que notre monde a besoin du vrai Christ comme Roi. Sans Lui, tout va à la faillite. Notre terre se caractérise par des mots comme «immense», «d'une splendeur extraordinaire» et «terrible» (cf. Daniel 2:31). Mais dans leur confrontation avec le Seigneur, les nations seront «comme la balle qui s'échappe d'une aire» (Daniel 2:35). Ainsi est la vie de tous ceux qui vivent ici-bas sans Dieu. Vus de l'extérieur, ils paraissent souvent grands et brillants. Mais en réalité, leurs oeuvres imposantes se disperseront finalement à tous vents: une véritable tragédie! C'est pourquoi chacun a besoin de Jésus!
- L'avenir n'appartient pas aux puissants de ce monde. Non, mais il est à ceux qui croient en Jésus-Christ. Tous verront, à la fin, que Son règne remplira la terre entière et que la puissance ne sera donnée à nul autre que Lui. Ceux qui ont foi dans le Fils de Dieu font partie de Son royaume, qui ne passera jamais. Les vrais chrétiens sont les seules personnes au monde qui possèdent une certitude concrète quant à l'avenir. C'est pourquoi Jésus est absolument indispensable.
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| ...Ahurissement et confusion des astronomes (le 07/01/2008 à 06h42) |
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Lundi 07 Janvier 2008
Le perfectionnement des capacités techniques en astrophysique a juste permis d'augmenter l'ahurissement et la confusion des astronomes
Thunderbolts, par Michael Goodspeed, le 28 décembre 2007
Au 19ème siècle, l'humoriste Josh Billings a déclaré : « Il n'y a pas plus grande preuve d'intelligence supérieure que de n'être surpris par rien. » On se demande quel est le sentiment des astronomes et des astrophysiciens d'aujourd'hui à propos de cette déclaration. À chaque nouvelle découverte : dynamique des explosions de comètes, liens électriques entre Soleil et Terre, mouvements anormaux des galaxies, grands jets filiformes s'étirant sur des distances intergalactiques, les astrophysiciens expriment sans cesse leur surprise et leur perplexité. L'accroissement des capacité techniques de détection des phénomènes spatiaux a seulement augmenté la surprise et la confusion des astronomes.
Mais la véritable mesure de l'intelligence de quelqu'un, et de son intégrité, est sa manière de réagir devant les inévitables surprises de la vie. Refuse-t-il et résiste-t-il aux révélations, se cramponnant furieusement à ses croyances mal inspirées ? Ou est-il heureux de la preuve de son erreur, souffrant peut-être d'un coup à l'ego, mais avançant plus près de la compréhension du réel ?
Les astrophysiciens admettent leur surprise ou même leur étonnement, mais ça les empêche rarement de prétendre comprendre ce qu'ils voient, bien que la majorité de leurs surprises réfutent leurs hypothèses de base. Un bon exemple en est dans leur récente observation d'une « explosion cosmique inexplicable » qui « semble sortie de nulle part. » L'explosion est une source éruptive de rayons gamma de longue durée. Les astronomes ont longtemps cru que ce genre d'explosion est alimentée par la mort d'une étoile massive. Mais les images satellites ne révèlent aucune galaxie à proximité de l'explosion.
« Ici, nous avons cet éclatement très lumineux, mais il est entouré de tous côtés de ténèbres, » a déclaré Brad Cenko, membre de l'équipe du California Institute of Technology. « La galaxie la plus proche est à plus de 88.000 années-lumière d'elle, et il n'y a pratiquement pas de gaz entre cette explosion et la Terre. »
Le rapport de Space.com sur cette « explosion » indique : « Comme on pense que les étoiles massives qui produisent les éruptions de rayons gamma évoluent rapidement et meurent jeunes, elles n'ont pas le temps de dériver de leur lieu de naissance, en général des nuages denses de gaz et de poussière à l'intérieur des galaxies. L'explosion soulève donc la question déconcertante [sic] de savoir comment une étoile massive pourrait se trouver aussi loin d'une galaxie.
Si une étoile massive est morte loin de toute galaxie, la question clef est : Comment a-t-elle pu naître là-bas ? » a déclaré Derek Fox, membre de l'équipe de Penn State.
Nous voyons là des chercheurs qui, bien qu'ils soient ouvertement « déroutés, » refusent toujours de penser en dehors de leurs modèles, même quand l'observation directe les contredit [*]. Une possibilité radicale qu'ils ne considèrent pas, c'est que leurs hypothèses de base sur les éruptions de rayons gamma sont incorrectes : elles ne sont pas engendrées par la mort d'une étoile massive ; les idées sur la formation des étoiles et sur la nature des étoiles sont incorrectes ; et l'énergie des explosions est très inférieure à celle calculée d'après la théorie standard. C'est, en fait, la position des partisans du cosmos de plasma, de l'Univers Électrique.
Les croyances des astronomes sur les éruptions de rayons gamma ont été mises en déroute avant. En juillet 2005, un éclatement d'une durée d'un dixième de seconde a été suivi trente secondes plus tard par un flash de rayons X de 150 secondes. L'emplacement de l'explosion a été déterminé exactement, et quelques jours plus tard, le télescope spatial Hubble a obtenu une image de rémanence optique et de la galaxie « hôte. » Selon les théories conventionnelles, le décalage vers le rouge (redshift) de cette galaxie a permis de déterminer sa distance aux alentours de deux milliards d'années-lumière. Pour apparaître aussi brillamment qu'elle l'a fait, l'éruption de rayons gamma aurait dû libérer plus d'énergie en un dixième de seconde que la galaxie entière en une année ! Les seuls mécanismes imaginables dans un univers dominé par la gravité pourrait être cette « densité énergétique » que sont les supernovae extrêmes et les étoiles à neutrons ou la fusion de trous noirs. Puisqu'aucune supernova n'a été observée et que l'éruption de rayons gamma a eu lieu au bord de la galaxie (la plupart des trous noirs sont censés résider au cœur des galaxies) cette éruption de rayons gamma a été considérée comme le résultat de la fusion d'étoiles à neutrons.
Mais comme cela fut démontré à maintes reprises dans les pages de Thunderbolts.info, le redshift n'est pas fiable pour mesurer la distance d'un objet. Dès les années 60, l'astronome Halton Arp a commencé à documenter les cas où deux ou plusieurs galaxies et/ou quasars sont associés, ou même reliés physiquement, en contradiction avec l'hypothèse disant que la différence de leur redshift signifie que l'un doit être éloigné à des millions, voire à des milliards d'années-lumière de l'autre. Par conséquent, l'énergie de l'éruption de rayons gamma de 2005 était quasi certainement bien moindre que ne le pensent les astronomes, et la galaxie « hôte » semble peu importante et indistincte parce qu'elle est ainsi et non pas parce qu'elle est éloignée.
De même, la « déconcertant explosion cosmique » observée récemment peut ne pas être « sortie de nulle part. » Bien qu'il ne puisse être dit de manière définitive du point de vue électrique ce qui crée les éruptions de rayons gamma, nous pouvons dire avec grande confiance qu'elles ne sont pas provoquées par la mort d'une étoile, et qu'elles sont de nature électrique. Les astronomes étudient les éruptions de rayons gamma en se basant sur leur spectre et sur leurs variations en fonction du temps. Le spectre d'émission indique que les rayons X proviennent d'ions hautement excités et d'électrons rapides. Les variations en fonction du temps diffèrent beaucoup, mais elles montrent en général une rapide montée de l'énergie et une atténuation progressive. Parfois une ou plusieurs impulsions à faible énergie précédent le maximum d'impulsion énergétique ; souvent d'autres pics, montrant aussi un profil en montée rapide et en baisse lente, interrompent la baisse d'énergie.
Les ions excités, les électrons rapides, et les courbes de la gamme d'énergie sont des propriétés communes à la FOUDRE. Ils se produisent, à niveau énergétique approprié dans les décharges de laboratoire, dans la foudre atmosphérique, dans les éruptions solaires, dans les supernovae, et, maintenant, dans les éruptions de rayons gamma. Pour tenter d'expliquer ces schémas énergétiques, les théoriciens classiques font ce qu'ils ont toujours fait face à l'inexplicable : ils invoquent les invisibles, non testables, non mesurables, super puissantes forces gravitationnelles, qui font difficilement (ou de manière IMPOSSIBLE) ce que l'électricité fait couramment. Les expériences et les simulations sur ordinateur montrent que les phénomènes relatifs au plasma peuvent s'ajuster en taille à plusieurs ordres de grandeur. C'est à dire qu'ils se comportent de la même façon et obéissent aux mêmes lois à échelle atomique et galactique. En d'autres termes, l'explosion cosmique qui laisse si « perplexes » les astronomes n'est pas déroutante pour les familiers de la science expérimentale du plasma. C'est exactement ce qu'elle semble être : une décharge de plasma dans l'espace.
Alors, d'où peut provenir cette décharge ? Dans un univers électrique, les galaxies ne sont pas des objets isolés, elle sont raccordées électriquement. À travers l'immense volume de l'espace intergalactique, les courants électriques, minuscules sur de courtes distances, possèdent le pouvoir d'organiser la structure galactique. Ces sortes de courants, non reconnus par l'astronomie moderne, sont parfaitement capables de produire les rares cas d'instabilité du plasma : une manifestation de haute énergie provoquée par la convergence des courants dans une striction longitudinale (z-pinch). Les décharges électriques provoquées par la striction des courants sont étudiées dans le plasma depuis des décennies en laboratoire. Et le phénomène est incomparablement plus efficace, pour produire les éruptions de rayons gamma, que les manifestations gravitationnelle jamais expérimentées envisagées par les théoriciens traditionnels. Et qui plus est, les preuves du fait que le redshift cosmique est proportionnel à la tension d'une décharge électrique continuent à s'amasser. Si c'est bien le cas, la mesure du redshift ne peut indiquer de façon fiable la distance d'un événement.
La perplexité traditionnelle devant les phénomènes électriques spatiaux ne peut être résolue par des inventions théoriques ad hoc, qui seront de nouveau réfutées dans l'avenir. Au lieu de « revenir à la planche à dessin » pour tenter de préserver des théories qui ont échoué, le temps est passé depuis longtemps pour les astronomes de se demander POURQUOI l'étude spatiale les « déroute » sans cesse, et il faut rechercher les SCHÉMAS cohérents dans les « surprises. » Quand ils sont considérés sans préjugés idéologiques, ces schémas nous disent une chose : nous vivons dans un univers électrique.
Original : http://www.thunderbolts.info/webnews/122807baffledastronomers.htm Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info
* NDT : En fait, les chercheurs n'ont pas le droit de mettre en cause la validité des hypothèses. C'est vrai d'une manière générale, dans toutes les sciences. C'est seulement quand les « prestigieuses » revues scientifiques décident de l'approuver, qu'une hypothèse est considérée valide et doit être prise en compte par la communauté scientifique. Reste à savoir qui est derrières le pouvoir de censure de ces revues.
Il est loufoque que la nature électrique de l'univers ne soit pas reconnue car, hormis son évidence dans nombre de faits visibles, elle permet d'expliquer de manière rationnelle et qualitative les divers phénomènes spatiaux, sans avoir besoin de faire intervenir, comme le fait la cosmologie traditionnelle, les objets surnaturels que sont les trous noirs, l'énergie et la matière sombre, les étoiles super denses, le Big Bang, etc. La théorie de l'univers électrique attend seulement que les astrophysiciens s'intéressent à elle, afin qu'ils établissent les équations qui la formuleront de manière quantitative.
Une raison à la censure pourrait être que la reconnaissance de la nature électrique de l'univers ouvrirait des voies de recherche civiles insoupçonnées, par exemple dans la navigation spatiale.
La censure de la science date au moins du début du 20ème siècle, depuis les expérimentations de Tesla. La véritable science est alors devenue un domaine privé. Il y a d'un côté la communauté scientifique qui communique et partage son « savoir, » occupée sans s'en rendre compte à amuser la galerie avec des hypothèses farfelues, imposées certainement pour ne pas progresser, et de l'autre de vrais chercheurs privés qui ne s'occupent absolument pas des fameuses théories mais travaillent sur les faits objectifs pour des intérêts militaires ou particuliers.
Leuren Moret avait, en effet, signalé qu'aux États-Unis, les chercheurs universitaires embauchés dans les programmes de recherche militaire ne sont pas tenus au devoir de communication avec leurs pairs.
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Que se passe-t-il avec la Science ? http://www.alterinfo.net/Que-se-passe-t-il-avec-la-Science-_a8752.html
Réchauffement global dans un climat d'ignorance http://www.alterinfo.net/Rechauffement-global-dans-un-climat-d-ignorance_a7629.html
Dinosaures impossibles http://www.alterinfo.net/Dinosaures-impossibles_a7403.html
Une « Super-tempête » balaye l'hémisphère nord suite à une énorme éruption solaire http://www.alterinfo.net/Une-Super-tempete-balaye-l-hemisphere-nord-suite-a-une-enorme-eruption-solaire_a5857.html
La théorie d'Einstein réfutée ? http://www.alterinfo.net/La-theorie-d-Einstein-refutee-_a10817.html
Sur l'univers électriques
Une quarantaine d'articles sur un forum scientifique français. Vers la fin, les commentaires sont intéressants. Le manque d'ouverture malgré l'admission qu'ils s'agisse d'un exposé qualitatif -- contrairement à l'exposé traditionnel qui fait appel au miraculeux invérifiable adossé aux mathématiques -- permettant la compréhension des phénomènes spatiaux n'empêche pas les scientifiques de rester bloqués sur leurs croyances. Ces gens se raccrochent à des équations. Mais, les mathématiques s'adaptent à n'importe quoi, même le système de Ptolémée (la Terre au centre du système solaire) avait ses mathématiques permettant de prévoir les éclipses et la position des planètes.
http://www.techno-science.net/forum/viewtopic.php?t=5706&sid=3ef4f7041ff36dafff244cb1a315c415
Lundi 31 Décembre 2007
Michael Goodspeed
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| Hyperinflation : risque aggravé de famine dans le monde (le 07/01/2008 à 06h28) |
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Lundi 07 Janvier 2008
Hyperinflation : La FAO met en garde contre la famine
solidariteetprogres.org
Posteur: Jean-Luc | 2 jan 2008 à 00:26
19 décembre 2007 (LPAC) - Les prix records des matières agricoles et la baisse des volumes d’aide alimentaire qui s’en suit, créent un risque de famine aggravé pour 2008. C’est ce qu’affirme le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Cette situation est la conséquence de la politique hyper-inflationniste de « mur d’argent », menée par les banques centrales.
Cette mise en garde de la FAO a lieu alors que les prix du blé ont atteint cette semaine leur record historique, et le soja et le maïs, leur cours le plus haut depuis respectivement 34 ans et 11 ans. La demande mondiale est forte et les approvisionnements sont faibles, avec des stocks extrêmement bas. Cette hausse des prix est le résultat direct des injections de liquidités par les banques centrales, ainsi que de l’absence d’investissement à long terme dans la production agricole et les infrastructures.
Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, anticipe un risque de pénuries alimentaires graves chez les populations pauvres en 2008. En effet, la hausse des prix réduit l’accès des populations pauvres aux denrées alimentaires, et les populations les plus sous-alimentés bénéficiant de programmes d’aide, vont voir leur approvisionnement se réduire drastiquement. Et ce que Jacques Diouf ne dit pas, c’est que la chute de la production agricole depuis quelques années ne va faire qu’empirer la chose.
Dans son rapport, la FAO demande un soutien financier pour créer un système de bons d’achat afin d’aider les agriculteurs des pays pauvres à acheter des semences et des engrais, dont les prix ont explosé. La hausse des prix du pétrole et du gaz, qui en sont les composants de base, ont poussé les prix des engrais à leurs plus haut niveau depuis 20 ans. Pour les semences, leurs prix ont augmenté suite à la demande grandissante des pays émergents.
solidariteetprogres.org
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| Financial Times : prophéties pour 2008 (le 01/01/2008 à 13h35) |
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Mardi 1er Janvier 2008
Quand le Financial Times joue les voyantes
Julie Connan (lefigaro.fr)
31/12/2007 | Mise à jour : 16:27
Il avait prédit l'élection de Sarkozy et la crise des subprimes… Pour 2008, le quotidien britannique donne le nom du futur président des Etats-Unis et quelques surprises…
Pour 2007, le Financial Times avait prédit la victoire de Nicolas Sarkozy, la percée de Barack Obama et une crise du crédit aux Etats-Unis. Autrement dit, il y a pas mal de raison de jeter un coup d'œil aux prévisions du quotidien économique pour 2008. Comme chaque année à la veille du Nouvel An, ses éditorialistes se sont prêtés à ce petit jeu de pronostics.
Tout d'abord, à trois jours du premier test électoral dans l'Iowa, le FT mise sur la probable victoire d'Hillary Clinton. «Sauf une énorme surprise, le candidat démocrate remportera l'élection présidentielle, si grande est l'impopularité de l'actuelle administration (républicaine) et Mme Clinton sera la candidate de son parti», peut-on lire.
A la question : «Nicolas Sarkozy va-t-il exploser en vol ?», le journaliste John Thomhill répond : «Observer Nicolas Sarkozy gouverner la France, c'est un peu comme regarder un homme craquer des allumettes dans un entrepôt plein de feux d'artifice : il y a des étincelles, du bruit et de l'excitation, mais aussi une peur agaçante que tout peut exploser.»
L'Iran n'aura pas la bombe avant 2009
A l'étranger toujours, le quotidien économique estime qu'il y a moins de 50% de chances que Pervez Musharraf soit encore président du Pakistan dans un an. A l'inverse, Vladimir Poutine, bien qu'«il ne soit pas en position de devenir un dictateur» devrait conserver «la réalité du pouvoir» à Moscou.
L'Iran ne devrait pas réussir à obtenir l'arme nucléaire en 2008. «Même les Etats-Unis, normalement très pessimistes sur les intentions iraniennes, juge à présent que l'Iran ne parviendra pas à élaborer une arme nucléaire avant 2009 au plus tôt».
Au chapitre économique, le FT envisage logiquement une irrésistible croissance du moteur de recherches Google, obligeant ses rivaux (Microsoft, Yahoo, AOL et eBay) à une stratégie d'alliances ou des fusions. Autres prédictions : un baril de pétrole à plus de 100$, la baisse des taux d'intérêts dans la zone euro et une résistance obstinée de Pékin à une réévaluation de sa monnaie, le yuan.
Pour le journal, la crise du crédit devrait se poursuivre, «la vraie incertitude résidant sur une nouvelle contagion» au-delà des Etats-Unis. Pour autant, l'économie américaine devrait éviter le désastre: «Les Etats-Unis, en début d'année, vont tituber au bord de la récession, mais ils ne devraient pas y tomber», selon le journal.
«Néanmoins la situation économique globale ne devrait pas se redresser rapidement et elle connaîtra une période prolongée de faible croissance durant laquelle elle sera vulnérable à tout choc supplémentaire», selon le FT.
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| Ben Laden : étendre la djihad à la Palestine (le 31/12/2007 à 04h03) |
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Lundi 31 Décembre 207
Ben Laden menace d'étendre la guerre sainte
L.D (lefigaro.fr) avec AP
30/12/2007 | Mise à jour : 09:32 |
Dans une nouvelle cassette audio mise en ligne samedi sur Internet, le chef d'Al-Qaïda accuse également les Etats-Unis de vouloir créer un gouvernement d'union nationale en Irak.
«Les pires traîtres sont ceux qui échangent leur religion contre la sécurité de leur vie mortelle», déclare Ben Laden dans ce nouveau message. Dans un enregistrement audio d'une cinquantaine de minutes mis en ligne samedi, le chef d'Al-Qaïda exhorte les Irakiens à ne pas entrer dans un gouvernement d'union nationale, que les Etats-Unis seraient en train de créer, selon lui.
Américains et Irakiens cherchent à mettre sur pied un «gouvernement d'union nationale» entre sunnites, chiites et Kurdes, affirme Ben Laden, qui explique vouloir «faire échouer ces projets dangereux, qui visent à empêcher l'établissement d'un Etat islamique en Irak».
Il met également en garde les sunnites d'Irak contre toute participation aux conseils tribaux qui luttent contre Al-Qaïda.
Il y dénonce par ailleurs Abdul-Sattar Abu Risha, qui a fondé le Conseil pour l'Eveil d'Anbar, qui dans l'ouest de l'Irak a désormais pris les armes contre Al-Qaïda, tué dans un attentat en septembre.
«Guerre sainte en Palestine»
Oussama Ben Laden a lancé des menaces plus virulentes qu'à son habitude contre Israël, déclarant: «je veux assurer les nôtres en Palestine que nous y étendrons le djihad», la guerre sainte. «Nous avons l'intention de libérer la Palestine, toute la Palestine du Jourdain à la mer», ajoute-t-il, parlant de «sang pour sang, destruction pour destruction». «Nous ne reconnaîtrons pas même un centimètre carré pour les juifs sur la terre de Palestiniens, contrairement à ce qu'ont fait d'autres dirigeants musulmans», ajoute-t-il.
Si Ben Laden et les autres dirigeants d'Al-Qaïda évoquent fréquemment la libération de Jérusalem et de la Palestine dans leurs messages, le réseau terroriste n'est pas considéré comme ayant un rôle direct important dans les Territoires palestiniens, même si l'Etat hébreu a mis en garde contre une activité croissante.
Si l'authenticité de cet enregistrement ne pouvait pas être confirmée, la voix ressemble à celle de Ben Laden. La bande audio a été postée sur un site Web islamiste utilisé par Al-Sahab, la branche média d'Al-Qaida, pour la diffusion de ses messages. Cette cassette est le cinquième message attribué à Ben Laden cette année, après plus d'un an de silence. Le premier avait été une vidéo, le 8 septembre, qui montrait le chef d'Al-Qaïda pour la première fois depuis près de trois ans.
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| Ces chrétiens qu'on persécute (le 25/12/2007 à 15h18) |
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Mardi 25 Décembre 2007
Ces chrétiens qu'on persécute
22 Décembre 2007 | Monde | Source : Valeurs actuelles
Jean 16 : 33 : « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde ».
2 Timothée 3 : 12 : « D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus–Christ seront persécutés ».
Dans un nombre croissant de pays, le simple fait d’être chrétien peut valoir l’exil forcé ou la mort. Les défenseurs patentés des droits de l’homme ont souvent tendance à l’oublier.
Une série d’événements importants prouvent cette année que le Vatican n’est plus seul à aborder la question de la survie des chrétiens et à dénoncer leur persécution, souvent systématique, dans les chrétientés d’Orient et d’Asie. En juin, Doudou Diène, le rapporteur des Nations unies sur les formes actuelles de discrimination, tirait officiellement la sonnette d’alarme : « Il y a actuellement une résurgence de cette christianophobie qui, paradoxalement, a été ignorée dans les débats internationaux. » Le Collège de France venait lui-même d’accueillir un colloque dont l’intitulé, très universitaire – “Chrétiens du monde arabe : héritage et avenir” –, signalait un constat lucide, invitant à une réflexion sur ce thème.
Le 15 novembre, c’était au tour du Parlement européen de constater « la multiplication d’épisodes d’intolérance et de répression vis-à-vis des communautés chrétiennes ». Les députés européens adoptaient ce jour-là une résolution sur « de graves événements compromettant [leur] existence ». Le lendemain, un colloque international, placé sous le parrainage du ministère français des Affaires étrangères, posait cette question en forme d’alerte : “Quel avenir pour les chrétiens d’Orient ?”
Après les récents assassinats de pasteurs chrétiens en Turquie et le procès stalinien du père Ly au Viêtnam, les insultes antichrétiennes hebdomadaires du président vénézuélien Hugo Chávez, le bombardement du sanctuaire marial de Madhu au Sri Lanka, les vexations subies dans tant d’autres pays musulmans, hindouistes ou bouddhistes, le monde commence à s’inquiéter du sort des chrétiens, plus particulièrement là où ils sont le plus menacés : en Asie, au Proche et au Moyen-Orient.
Pour Régis Debray, qui s’exprime ce mois-ci dans le Monde des religions, il ne s’agit pas « seulement de tirer un signal d’alarme mais d’affronter, yeux ouverts, un problème essentiel de civilisation ». Le philosophe et médiologue est formel : « La question des minorités va s’imposer à nous comme la grande question du siècle. »
L’Onu et l’Union européenne en ont déjà pris acte : les persécutions actuelles sont nouvelles dans leur essence car les persécuteurs sont des partis, des gouvernements ou des nébuleuses terroristes mettant en application des théories globales. Il ne s’agit plus d’individus isolés – un dictateur fou comme Néron ou un “paumé” en Belgique qui égorge le père De Leener en juin 2005 – mais d’initiatives coordonnées appliquant des programmes réfléchis. Les actes sont voulus, prémédités. Ils s’inscrivent dans une stratégie délibérée et cohérente.
On le vérifie dans les trois sources principales du nouvel antichristianisme que sont l’islamisme, les fondamentalismes hindouistes et bouddhistes, le communisme. Le phénomène fondamentaliste musulman est depuis quelques années la principale source de ces nouvelles persécutions. Pour comprendre sa haine radicale du “croisé”, il suffit de lire les programmes des mouvements les plus en vue, quelle que soit l’aire culturelle ou ethnique dans laquelle il s’exprime.
Dans de nombreux pays, la simple lecture de la constitution – établie sur la charia, la loi islamique – est édifiante. L’Arabie Saoudite est le cas le plus typique. Le culte catholique y est interdit aux centaines de milliers de chrétiens qui travaillent dans le pays. Ils ne peuvent même pas se réunir chez eux, pour une simple prière ! Dans le nord du Nigeria, en Afghanistan, au Pakistan, en Indonésie, en Malaisie, mais aussi en Algérie, depuis la loi “anticonversion” de mars 2006, la situation est quasi identique.
En Turquie, tout élève qui parle en classe du génocide arménien de 1915 est passible d’une punition. L’Église catholique turque demande sa reconnaissance officielle depuis 1970. En vain jusqu’à aujourd’hui. Pour faire bonne mesure, le gouvernement a confisqué, depuis 2002, les trois quarts des propriétés du patriarcat œcuménique.
L’église du Saint-Sauveur de Pristina transformée en toilettes publiques
Au Turkménistan, les rares prêtres présents doivent exercer leur ministère en faveur des seuls ressortissants étrangers. Au Bangladesh, la minorité chrétienne se garde bien de célébrer Noël, faute de protection policière. Au Kosovo, placé sous la tutelle officielle de l’Otan et de l’Onu, plus de cent cinquante églises et couvents ont été détruits depuis 1999. À Pristina, la capitale de la province, l’église du Christ-Sauveur a été transformée en toilettes publiques. Même dans les paisibles et séduisantes Maldives, les dirigeants doivent être obligatoirement musulmans sunnites. Le culte catholique y est prohibé.
Ces pays d’islam ont développé une pensée structurée, à la fois philosophique et théologique, qui promeut la soumission ou l’élimination de fait, puis de droit, du christianisme. Le processus est toujours le même, afin d’instaurer un sentiment d’insécurité permanente : insultes, calomnies (comme dans les manuels scolaires égyptiens ou les BD du Hamas), crachats au passage du chrétien, menaces.
À Diyarbakir, la grande ville du sud-est de la Turquie, le principal imam a pu clamer dans un de ses prêches, sans apparemment choquer les autorités : « Les transferts d’organes sont licites sauf pour les prostituées, les drogués et les chrétiens. » Progressivement, la pression est telle que les jeunes filles chrétiennes se voient contraintes à porter le voile. Cela se vérifie depuis quelques années au Liban ou en Palestine.
Les enlèvements de prêtres ou de simples fidèles se sont multipliés aux Philippines et en Irak, à la faveur d’une campagne de terreur. « Les chrétiens sont poussés à l’exil pour fuir la violence de groupes fondamentalistes », constatait le 20 novembre le Secrétariat général du synode des évêques d’Asie.
Mgr Giovanni Lajolo, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, déplore la situation particulièrement douloureuse des chrétiens au Moyen-Orient : « La proportion des catholiques a été divisée par dix en Iran depuis 1973 et ne représente plus que 0,01 % de la population totale. Sur la même période, elle a été réduite de deux tiers en Irak, passant de 2,6 % à 1 %. En Syrie, les catholiques ne constituent plus que 1,9 % de la population contre 2,8 % en 1973. Enfin, en Israël et en Palestine, elle a été presque divisée par deux, passant de 1,9 % à 1 %. »
Ces départs affaiblissent les communautés chrétiennes et réduisent la liberté d’action de l’Église : « La carence de liberté religieuse se manifeste en particulier par des entraves à la communication entre communautés de fidèles et évêques, entre les évêques et le pape, l’interdiction de créer une conférence épiscopale ou l’obtention des visas pour les agents pastoraux, la limitation de la construction d’églises ou encore l’écartement de la vie publique. » Le catalogue des persécutions sanglantes en terre d’islam est un long martyrologe. Trop souvent, il semble laisser indifférent les défenseurs patentés des droits de l’homme.
Le fondamentalisme hindouiste inspire pour sa part des partis politiques importants comme le BJP (Bharatiya Janata Party fondé en 1980), très puissant dans certains États du sous-continent indien (Arunachal Pradesh, Orissa, Madhya Pradesh, Chhattisgarh…). Selon leur résultat électoral, ces partis exercent une forte influence sur les gouvernements locaux ou ils participent directement au pouvoir politique.
Leur idéologie vise la restauration de la “pureté originelle” de l’hindouisme (ou du bouddhisme au Sri Lanka). Cette quête passe par l’exclusion de tout ce qui est chrétien, tout ce qui est contraire à la “race indienne”. Les actions ne sont pas toujours violentes mais elles participent d’un “complot” comme l’a dénoncé, dès 2005, l’unique membre chrétien de la Commission nationale des minorités en Inde.
Souvent tolérés ou soutenus par le pouvoir central, ces extrémistes veulent “hindouiser” les esprits. Chaque année, le 25 janvier, ils veulent par exemple contraindre les élèves des écoles chrétiennes à observer le rite hindou du Surya Namaskar, cette pratique du yoga qui vise à offrir une prière au dieu soleil. Ils appliquent aux dalits chrétiens une véritable “double peine” en leur interdisant de bénéficier des avantages inscrits dans la Constitution en faveur des intouchables. Leur situation est telle que le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises a crié son indignation : « L’Afrique du Sud a aboli l’apartheid, et c’est un péché de le pratiquer en Inde au XXIe siècle. »
Cette stratégie de vexations répétées cherche à habituer les gens aux actes plus violents, même les plus ignobles, comme les agressions filmées et diffusées à la télévision de pasteurs protestants en avril et en mai de cette année. La chape de plomb peut alors recouvrir une région ou tout le pays et les chrétiens entrer dans un tombeau social dont ils ne pourront plus sortir.
Bien qu’en retrait depuis une quinzaine d’années, le communisme reste l’une des grandes forces antichrétiennes de notre monde contemporain. L’ouverture des anciennes archives secrètes a permis de dévoiler l’horreur subie par les chrétiens dans les anciens pays communistes. Le “Rapport sur les persécutions religieuses en ex-URSS”, commandé par l’ancien président russe Boris Eltsine en 1995, avait livré ce chiffre effrayant : 200 000 prêtres assassinés par le régime soviétique ! Le “mur” du communisme n’est pas encore tombé. En Chine, au Viêtnam, en Corée du Nord ou à Cuba, la persécution se poursuit.
Le dossier de la Chine est particulièrement lourd, fait de persécutions exercées au quotidien. Des évêques et de nombreux prêtres sont détenus en prison. On ne sait rien de leur sort exact. Alors qu’il s’apprête à organiser les jeux Olympiques d’été, en août prochain à Pékin, le régime communiste a déjà prévu d’interdire aux délégations sportives de se présenter avec plus d’une bible par personne !
Thomas Grimaux
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| L'archéologie et le prophéte Jérémie (le 20/12/2007 à 01h12) |
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JEUDI 20 DECEMBRE 2007
Archéologie
L'archéologie confirme l'exactitude du récit du prophète Jérémie
Daily Telegraph
Posteur: Nicolas | 16 Juillet 2007 à 09:23 | www.blogdei.com
Daily Telegraph du 13 juillet 2007 – Compte-rendu du correspondant Nigel Reynolds
Article original
Il est rare d'entendre pousser de grands cris de joie au British Museum dans la grande "Salle des Arches" qui abrite une collection de 130.000 tablettes assyriennes couvertes de caractères cunéiformes, dont certaines ont 5000 ans. Mais le jeudi 12 juillet, c'est ce qu'a fait Michael Jursa, un assyriologue de Vienne (Autriche) venu faire des recherches. A son avis, il s'agit de la "découverte du siècle" en matière d'archéologie biblique. Cette découverte vient confirmer l'exactitude des faits mentionnés dans les livres historiques de l'Ancien Testament.
En quête d'inscriptions concernant les transactions financières, le Professeur Jursa est tombé sur un nom propre qui lui paraissait familier: Nabu-sharrussu-ukin. Une inscription vieille de 2500 ans déclarait que ce personnage était le "chef des eunuques" de Nebucadnetsar II, roi de Babylone. Vérifiant dans l'Ancien Testament, le Professeur Jursa y a bien retrouvé ce même nom, orthographié différemment: "Nebu Sarsekim", dans le chapitre 39 du Livre de Jérémie. Le prophète rapporte en effet que Nebu-Sarsekim était le "chef des eunuques" de Nebucadnetsar, et qu'en l'an 587 avant Jésus-Christ, il a pris part avec le roi au siège de Jérusalem, quand les Babyloniens se sont emparés de la ville.
D'après Irving Finkel, expert au British Museum, cette petite tablette a "les dimensions d'un paquet de 10 cigarettes". C'est un reçu attestant que Nabu-sharrussu-ukin a bien remis 750 grammes d'or à un temple babylonien. Il est daté de la 10e année du règne de Nebucadnetsar II, c'est-à-dire de 595 avant Jésus-Christ, 12 ans avant le siège de Jérusalem.
Ce n'est pas la première fois qu'on découvre le nom de personnages bibliques dans des documents extrabibliques, mais Nabu-sharrussu-ukin est loin d'être un personnage de premier plan.
Le Professeur Finkel a déclaré hier: "Il s'agit d'une découverte extraordinaire, intéressant le monde entier. Puisque Nebu-Sarsekim a bien existé, que dire des autres personnages mineurs de l'Ancien Testament? Un détail très secondaire de l'Ancien Testament s'avère véridique. A mon avis, cela confère une puissance nouvelle à tout le récit de Jérémie."
L'écriture cunéiforme est la plus ancienne forme d'écriture connue. Au Moyen-Orient, on l'a utilisée couramment depuis l'an 3200 avant notre ère jusqu'au deuxième siècle après Jésus-Christ. Au moyen d'un instrument en forme de coin (en général un roseau coupé) on imprimait des marques sur une tablette d'argile encore molle.
L'inscription sur cette tablette est la suivante: "Concernant une mine et demie d'or (750 g.), propriété de Nabu-sharrussu-ukin, chef des eunuques, transmise par l'eunuque Arad-Banitu à Esangila du temple. Arad-Banitu a remis cet or à Esangila. Fait en présence de Bel-usat fils d'Alpaya, garde du corps du roi, et de Nadin, fils de Marduk-zer-ibni. Mois 11, jour 18, an 10 de Nebucatnetsar, roi de Babylone."
Daily Telegraph
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| Catastrophes naturelles et bruits de bottes... (le 19/12/2007 à 00h26) |
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MERCREDI 19 DECEMBRE 2007
CATASTROPHES NATURELLES ET BRUITS DE BOTTES...
1. La hausse des océans menace le littoral français
Cyrille Vanlerberghe – lefigaro.fr
17/12/2007 | Mise à jour : 21:21
Une montée prévisible de plus d’un mètre soixante du niveau des océans au cours du XXIe siècle augmente les risques d’inondation sur le littoral français.
La grande crainte d’une partie de la communauté scientifique semble se vérifier : la fonte des glaces du Groenland s’accélère et pourrait avoir un impact majeur sur la hausse du niveau des mers. L’étude publiée ce week-end dans la revue Nature Geoscience explique que la hausse des océans au cours du XXIe siècle pourrait atteindre 1,60 m ! C’est bien plus que la fourchette précédente de 18 à 58 cm au cours du siècle.
Un tel changement d’ordre de grandeur dans l’élévation des mers remet en cause toutes les prévisions et les études de vulnérabilité du littoral français. Les risques sont nombreux, et ne se limitent pas au phénomène le plus spectaculaire, à savoir l’inondation permanente des terrains par l’eau salée. Il faut aussi compter sur «une accélération de l’érosion sur les falaises et les plages, au renforcement de la salinisation des estuaires et à la réduction du volume des nappes phréatiques d’eau douce», selon un rapport de Roland Paskoff, professeur émérite à l’université Lumière de Lyon, pour la mission interministérielle de l’effet de serre.
Les zones à risques – des terrains à la fois bas et proches des côtes –, sont déjà connues, ce sont les deltas de fleuves, les littoraux à lagunes et les marais maritimes. Du nord au sud, ce sont les côtes du Pas-de-Calais, du Cotentin, de la Loire-Atlantique, de la Vendée, de la Charente Maritime, de la Gironde et enfin de la Camargue. Des régions pour lesquelles le littoral est un important enjeu touristique. Mais la simple consultation des courbes de niveau sur une carte ne suffit pas pour dire que telle ou telle région sera submergée par les eaux. La situation est bien plus complexe : «Quand on mesure aujourd’hui une hausse moyenne de 3 mm par an pour l’ensemble des océans de la planète, on constate en fait que les variations sont extrêmement importantes selon les régions, explique Anny Cazenave du Centre national d’études spatiales (Cnes), l’une des meilleures spécialistes au monde pour la mesure du niveau des océans par satellite. On observe même par endroits des hausses ou des baisses allant jusqu’à 2 cm par an ! La très grande complexité du phénomène fait que l’on est aujourd’hui incapable de faire des prévisions fiables à l’échelle des systèmes côtiers.»
«Des défenses efficaces»
La situation est encore compliquée par le fait que les terrains bas ne se comportent pas tous de la même manière face à la montée des eaux. Les marais de Charente ou la baie de Somme par exemple, pourtant proches du niveau de la mer, semblent insensibles à l’élévation de la mer, grâce à d’importants apports en sédiments qui les consolident.
En revanche, la situation est moins rose en Camargue, où les apports de vase par le Rhône sont inexistants à cause des digues construites le long du fleuve, et ne peuvent compenser le lent enfoncement du sol. «Mais je ne peux pas imaginer que la Camargue puisse se retrouver totalement immergée, avec de l’eau jusqu’à Arles, qui est à 3 mètres d’altitude, car heureusement il existe des défenses efficaces contre les attaques marines, sous la forme de cordons de dunes, explique Mireille Provansal, du Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege) à Aix-en-Provence. Sous l’assaut des vagues pendant une tempête, ces dunes reculent, mais finissement par se reformer un peu plus loin, pour assurer une nouvelle défense.» En l’absence de dunes, de nouvelles digues vont devoir être construites.
¶ ¶ ¶
2. Vers une guerre mondiale du climat ?
Laurent Suply (lefigaro.fr)
11/12/2007 | Mise à jour : 14:29 |
Un rapport rendu public lundi évalue les risques de conflits engendrés par le changement climatique. Tour d’horizon des scénarios les plus inquiétants.
Des zones tempérées deviennent sèches, d’autres glaciales se transforment en paradis vert, tandis que cyclones et moussons se font plus violents. Le climat change. Et risque de devenir un «casus belli». Dans un rapport de 250 pages (en PDF) rendu public lundi, des experts mandatés par l’Onu tentent de dresser un tableau de l’influence de ces changements sur la géopolitique mondiale dans les prochaines décennies.
La Méditerranée déstabilisée par le Nil ? Les relations entre les Etats présent sur les rives du Nil pourraient dégénérer à l’horizon 2025. En cause, des réserves d’eau de plus en plus précieuses à mesures que la région se désertifie. L’Egypte possède une sérieuse réserve grâce au lac Nasser, mais les tensions dans cette région risquent l’escalade jusqu’à la guerre ouverte. Le bassin méditerranéen pourrait être tout entier touché par les guerres du climat. Des conflits locaux sont probables en Afrique du Nord, tandis que l’Europe du Sud pourrait être touchée par une violence d’un autre type, engendrée par les tensions autour d’une immigration sud-nord grandissante. Le rapport cite en exemple les émeutes en banlieue en France, en 2005.
Le pire scénario: le Sahel monte vers le Maghreb, qui monte vers l’Europe. Les pays européens rejoignent le projet « Forteresse Europe ». Les pays du Maghreb sont grassement payés pour endiguer le flux migratoires. Les réfugiés climatiques finissent par millions dans des camps au Sahara.
La guerre du pôle nord ? Les prétentions bruyantes de la Russie, du Danemark, du Canada et d’autres états sur le pôle Nord font craindre des complications. Seule chance : les Etats qui se disputent la zone sont politiquement et économiquement stables. Selon le rapport, la faible densité de population devrait éviter les dangers inhérents à la surpopulation humaine. Mais les populations locales (4 millions de personnes) auront à souffrir de la fonte de la banquise et des glaciers.
L’Afrique en guerre perpétuelle ? Les modèles climatiques pour le Sahel sont incertains. Les experts retiennent l’hypothèse pessimiste : les sécheresses, famines et guerres civiles, ne feront qu’empirer, favorisés par des Etats faibles. Ces pays pourraient se disputer les accès aux côtes et aux ports. Plus au sud, le climat pourrait favoriser des mouvements de migrations internes, notamment des campagnes vers les villes. Plus qu’un conflit armé à grande échelle, c’est ici une tension sociale et ethnique extrême qu’il faut craindre.
Le pire scénario : après une dernière tentative de « révolution verte » en 2020, la moitié sud de l’Afrique sombre dans l’Anarchie. Les élites se réfugient dans des zones sous surveillance paramilitaire. Le reste de la région devient le terrain de jeu de seigneurs de la guerre.
Le grenier de l’Asie du Sud en péril ? Très peuplé, le delta du Gange est menacé par la montée des eaux et les cyclones. Les habitants pourraient être forcés à émigrer vers des cieux plus cléments. Mais la zone fait aussi office de grenier de la région. L’Inde sera menacée sur ses deux flancs, avec un Pakistan asséché à l’ouest, et un Bangladesh inondé à l’est. Deux facteurs qui ne pourront qu’accroître les tensions religieuses de la zone.
Le pire scénario : la tension entre l’Inde et le Bangladesh augmente avec le flot de migrants. L’Inde accuse son voisin d’impuissance et finit par déclencher une « intervention humanitaire » qui a tous les airs d’une invasion.
Urbanisation galopante en Chine ? Le phénomène est déjà bien entamé, mais les effets du climat risque de l’intensifier. Les climatologues tablent sur une désertification du nord, et un sud martyrisé par les inondations et les glissements de terrain. Les paysans devraient donc continuer à s’exiler en ville. « Le pouvoir chinois court le risque d’être écartelé entre ces défis environnementaux et la libéralisation politique et économique ».
Le pire scénario : En 2025, la côte est ravagée par les typhons et les inondations. Les réfugiés s’agglutinent dans le sud du pays et l’armée chinoise réprime les débordements dans le sang.
Les Caraïbes dans l’œil des cyclones ? Aucun des états de la région, à l’exception des Etats-Unis et de Cuba, n’ont pour l’instant les moyens de faire face à l’intensification des tempêtes tropicales, qui menacent aussi l’industrie pétrolière. Conséquence probable : une augmentation des flux migratoires vers les Etats-Unis, alors même que ceux-ci ferment leur frontière sud. Ceux qui ne pourront pas la traverser iront s’entasser dans des villes où la violence explosera.
Le pire scénario : un ouragan de catégorie 6 dévaste Houston et son industrie des hydrocarbures. Les Etats-Unis tentent de limiter la hausse des prix en vendant leurs réserves, mais certains états profitent de cette faiblesse pour couper le robinet d’or noir. Les faucons s’agitent à Washington…
L’Amazonie condamnée ? Les pays des Andes feront face à des pénuries d’eau potable, combinée à l’instabilité politique qui empêche toute vision à long terme. Autour du fleuve Amazone, les perspectives sont sombres : la biodiversité semble condamnée. Le Brésil devra également faire face à une crise agricole qui pourrait dégénérer en guerre pour le contrôle des terres arables.
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3. AFRIQUE: Les principaux conflits en Afrique
Paris, 17/12
Voici les principaux conflits en Afrique, rétrospective année:
SOUDAN
Le Darfour (ouest), où les violences ont persisté en 2007, est en proie à une guerre civile opposant forces gouvernementales appuyées par des milices arabes à des mouvements rebelles. Le conflit a fait 200.000 morts et 2 millions de réfugiés depuis 2003, selon les organisations internationales.
L`Union africaine a envoyé 7.000 hommes, mal équipés et sous-financés. Le déploiement d`une force hybride ONU-UA (26.000 hommes) se heurte à de nombreux obstacles.
CENTRAFRIQUE et TCHAD
Le nord de la Centrafrique est en proie depuis fin 2005 à l`insécurité, provoquée par des bandits armés, des groupes rebelles et les exactions des militaires. Dans l`est du Tchad, l`armée fait face à différents mouvements rebelles hostiles au régime du président Idriss Deby Itno.
L`Union européenne doit déployer prochainement une force (3.500 hommes) dans l`est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique pour sécuriser les camps de réfugiés du Darfour et des camps de déplacés des deux pays.
SOMALIE
La Somalie est déchirée par une guerre civile (plus de 300.000 morts depuis 1991). Mogadiscio est en proie aux violences meurtrières pour les civils depuis la mise en déroute des tribunaux islamiques début 2007 par l`armée éthiopienne, intervenue aux côtés des forces du gouvernement.
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Le Nord-Kivu (est), frontalier du Rwanda, est le théâtre depuis mi-août d`affrontements notamment entre forces armées et soldats insurgés ralliés au général déchu tutsi Laurent Nkunda.
OUGANDA
La guerre civile dans le nord, déclenchée en 1988, a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et deux millions de déplacés. Les pourparlers de paix entre Kampala et la rébellion de l`Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont abouti à un cessez-le-feu en 2006, sont suspendus depuis mai 2007.
BURUNDI
Le Burundi peine à se relever d`une guerre civile entamée en 1993 (300.000 morts). Le gouvernement et les Forces nationales de libération (FNL) - dernière rébellion - ont signé un cessez-le-feu en 2006 dont la mise en application piétine. Le pays traverse une crise politique et institutionnelle.
CÔTE D`IVOIRE
Après près de cinq ans de crise, un processus de paix, encore fragile, a été relancé en mars par la signature d`un accord entre le président Laurent Gbagbo et le chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro, nommé Premier ministre. L`accord vise à réunifier le pays coupé en deux depuis septembre 2002 entre un Nord rebelle et un Sud sous contrôle des forces loyalistes et prévoit des élections début 2008, mais leur organisation a pris du retard.
ALGERIE
Plusieurs attentats suicides ont été revendiqués par la Branche d`Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI, ex-GSPC), qui s`est aussi manifestée en Tunisie, au Maroc, en Mauritanie et dans les pays du Sahel. Al-Qaïda a annoncé le ralliement du Groupe islamique combattant en Libye (GICL).
NIGERIA
Violences dans le delta du Niger (sud) où les attaques contre les installations pétrolières et les prises d`otages se multiplient.
ERYTHREE/ETHIOPIE
Les deux pays - en guerre de 1998 à 2000 - n`ont pas réussi à se mettre d`accord sur le tracé de leur frontière et multiplient les déclarations belliqueuses.
En Ogaden (sud-est de l`Ethiopie), des séparatistes revendiquent régulièrement des actions armées contre les forces éthiopiennes.
Source : www.angolapress-angop.ao
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