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 Le Saint-Esprit (le 24/01/2008 à 01h57)
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Jeudi 24 Janvier 2008

LE SAINT-ESPRIT


I. QUI EST LE SAINT-ESPRIT ?

A. Ce qu'il n'est pas:

  • Une puissance ;
  • Une simple bénédiction que Dieu nous accorde ;
  • Une influence mystérieuse ;
  • Quelque chose de vague ;
  • Une relation entre le Père et le Fils ;
  • Un être humain.

B. Ce qu'il est :

  • Jean 16 : 13 : Il est une personne vivante en nous : Il conduit, il parle, il entend et il annonce ;
  • Jean 14 : 26 : Il nous enseigne ;
  • Actes 5 : 1-4 et Matthieu 28 : 19 : Il est Dieu. Il est au même rang que Dieu le Père et le Fils ;
  • Il est plus puissant que tout autre esprit qui puisse exister. Dieu demeure en nous par son Esprit ;
  • L'Esprit est Dieu, donc Dieu est en nous par son Esprit.

Le Saint-Esprit est une personne vivante, il est Dieu, il habite en nous depuis que nous avons reçu Jésus-Christ dans notre vie. Il est infiniment plus grand, plus puissant que le diable et tous ses esprits démoniaques. (1 Jean 4 : 4).

Le Saint-Esprit est aussi appelé " l'Esprit de Dieu', l'Esprit de l'Éternel, l'Esprit-Saint, l'Esprit, le Consolateur, le Paraclet, l'Esprit de Jésus, l'Esprit de Gloire … "

II. POURQUOI LE SAINT-ESPRIT EST-IL VENU ? JEAN 16 :7-14

Pour Convaincre le Monde du péché, Conduire les chrétiens dans toute la Vérité, Dire tout ce qu'il entend, Annoncer les choses à venir, Glorifier le Nom de Jésus-Christ, Prendre ce qui est à Jésus-Christ et nous l'annoncer.

Il nous donne aussi la puissance dans le témoignage de Jésus-Christ. Actes 1: 8 nous dit : " vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit… "

III. COMMENT LE RECEVOIR ?

Lire Romains 8 : 9 - 10 et Ephésiens 1 : 13

Dieu habite en nous et nous lui appartenons. Il y a différentes étapes avant cela : Recevoir la Parole de Dieu, croire, puis recevoir le Saint-Esprit pour en être scellés.

Pour recevoir le Saint-Esprit, il faut donc accepter et recevoir Jésus-Christ dans sa vie.

* 1 Corinthiens 6 : 19

Autant Dieu recevait ses enfants dans le Temple, autant nous devenons à notre tour son temple puisque Jésus-Christ habite en nous par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous révèle la volonté de Dieu pour que nous ne puissions pas souiller notre corps, qui est son temple.

Parce que nous avons pris la décision d'inviter et de recevoir Jésus-Christ dans notre cœur, le Saint-Esprit vit réellement en nous, que nous le sentions ou non.

Notre confiance doit se fonder sur la Bible qui est la Parole de Dieu et pas sur nos sentiments (il nous faut vivre par la foi). C'est pourquoi nous devons finir d'avec le péché : nous ne sommes jamais seuls, Dieu est avec nous et nous connaît très profondément. Partout où nous allons, le Saint-Esprit est toujours en nous, avec nous, il nous parle et nous écoute.

Dans nos prières, nous demandons à Jésus-Christ qu'il nous remplisse son Esprit-Saint (Ephésiens 5 :18).

IV. COMMENT ETRE REMPLI DU SAINT-ESPRIT ?

A. Pourquoi en être rempli ?

* Ephésiens 5 : 18

  • Ordre de Dieu qui exprime sa volonté.
  • Par ce que le chrétien ne peut pas faire le bien par ses propres efforts.

B. Comment être rempli du Saint-Esprit ?

* 1 Jean 5 : 14-15 - Marc 11 : 24

Ce sont là deux versets par rapport à l'exaucement de nos prières.

Puisque c'est là la volonté de Dieu que nous soyons remplis du Saint-Esprit et qu'il nous promet de nous donner toute chose qui est conforme à sa volonté, nous pouvons maintenant être remplis du Saint-Esprit si nous lui demandons de le faire.

C. LA MARCHE À SUIVRE

  1. Exprimer le désir, la soif d'être rempli du Saint-Esprit (Apocalypse 21 : 6 et Psaumes 37 : 4) ;
  2. Décider de faire la volonté de Jésus-Christ et renoncer à la vôtre. (Romains 6 :13) ;
  3. Demander à Jésus-Christ de nous remplir de son Esprit pour diriger notre vie selon l'exemple de cette prière :" Seigneur Jésus-Christ, je désire vraiment être rempli du Saint-Esprit pour faire ta volonté. Je reconnais avoir péché contre toi en faisant ma propre volonté, pardonne-moi. Maintenant, je renonce à mes péchés et m'engage à t'obéir totalement. Remplis-moi de ton Esprit afin d'accomplir ta volonté dans tous les aspects de ma vie. "
  4. Marcher par la foi et par le Saint-Esprit, non par les sentiments.

D. Les trois types d'hommes…

1. L'homme animal (1 Corinthiens 2 :14)

Jésus-Christ est en dehors de sa vie. Il aime le monde et ses plaisirs. (Galates 5 : 16-19), les désirs de la Chair.

Il n'a pas accepté Jésus-Christ. Il s'adonne à la magie, aux fétiches, aux sciences occultes, aux sectes, aux traditions et aux coutumes, l'astrologie, etc.

L'homme dirige lui-même  les différents aspects de sa vie. Il ne consulte jamais Dieu. Il est sous la colère de Dieu (Jean 3 : 36).

Il ne s'intéresse pas aux choses de Dieu et y est indifférent. A sa mort, c'est l’Enfer (Apocalypse 21 : 8).

2. L'homme spirituel ( 1 Corinthiens 2 :15)

Jésus-Christ est entré dans sa vie (Apocalypse 3 : 20). Il aime la compagnie des enfants de Dieu.

Jésus-Christ dirige tous les aspects de sa vie. Le fruit du Saint-Esprit se manifeste dans sa vie.

Il aime Dieu et le sert (Jean 14 : 21). Il n'est pas attaché aux plaisirs du monde.

Il est obéissant à la Parole de Dieu. Il aime amener les âmes à Christ.

Il aime la prière. Il est sauvé et a la paix avec Dieu.

Cet homme est rempli du Saint-Esprit parce que Jésus-Christ dirige et contrôle tous les aspects de sa vie (Galates 5 : 17).

3. L'homme charnel (1 Corinthiens 3 :1-3)

Il a invité Jésus-Christ dans sa vie cependant…

La prière l'ennuie.

Il dirige lui-même les différents aspects de sa vie. Il ne prend pas plaisir à la Parole de Dieu.

Il fait sa propre volonté et non celle de Dieu. Les œuvres de la Chair sont manifestées en ses actes (Galates 5 : 19-21).

Il essaie de vivre la vie chrétienne par ses propres efforts. Il n'aide pas les autres à venir à Christ.

Il n'a pas totalement confiance en Dieu. Il prend plaisir aux choses du monde.

Il a les pensées de pécher. Il conteste toujours et dit que l'on exagère. Exemple : Dieu est intolérant.

Il n'a pas de vraie Paix.

A la lumière de ce que nous venons de voir, quel type d'homme représente-t-il ta vie ?

Pour l'homme animal, il faut lui témoigner de Jésus-Christ. Comme nous l'avons vu en Romains 6 : 23, Romains 3 : 23 et Romains 5 : 8. Lui faire accepter Jésus-Christ dans sa vie.

Après cette acceptation, il convient de l'exhorter par ces mots : "Maintenant que tu viens de recevoir Jésus-Christ, ta vie est conforme à celle de l'être spirituel, tu dois demeurer homme spirituel par l'aide de l'Esprit-Saint. Mais s'il arrive que tu tombes de nouveau dans la situation de l'homme charnel, il te faut confesser pour redevenir l'homme spirituel ".

E. Comment être continuellement rempli du Saint-Esprit ?

Lorsque le Saint-Esprit convainc l'homme du péché, il faut savoir que la communion et la relation avec Dieu sont brisées, vous devenez donc charnel. Pour redevenir spirituel, il faut la repentance (2 Corinthiens 7 :10).

F. Conséquences d'une vie continuellement remplie du Saint-Esprit

  • Votre vie montrera de plus en plus le fruit du Saint-Esprit (Galates 5 : 22-23) ;
  • La puissance dans le témoignage (Actes 1 : 8) ;
  • Victoire sur la tentation et le péché (1 Corinthiens 10 : 13) ;
  • Prières efficaces (Jacques 5 : 16) ;
  • Compréhension de la Bible.


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 Citations sur Jésus (le 20/01/2008 à 05h51)

 

Dimanche 20 Janvier 2008

Citations sur Jésus


Mahatma Gandhi

« Un homme qui était complètement innocent, il s'est offert lui-même comme sacrifice pour le bien des autres, ses ennemis inclus, et devint la rançon du monde. Ce fut un acte parfait ».

Gorbachev, Mikhail

« Jésus fut le premier socialiste, le premier à rechercher une meilleure vie pour l'humanité ».

Saint Athanase

« Le Jésus que je connais ne peut être rien de moins que Dieu ».

Ignace d'Antioche lettre aux Philadelphiens 8:2

« Je vous exhorte à ne rien faire par esprit de querelle, mais selon l'enseignement du Christ. J'en ai entendu qui disaient : " Si je ne le trouve pas dans les archives, je ne le crois pas dans l'Évangile. " Et quand je leur disais: " C'est écrit ", ils me répondirent : " C'est là la question. " Pour moi, mes archives, c'est Jésus-Christ ; mes archives inviolables, c'est sa croix, et sa mort, et sa résurrection et la foi qui vient de lui ; c'est en cela que je désire, par vos prières, être justifié ».

Malik, Charles

« La plus grande chose à propos de toute civilisation est la personne humaine, et la plus grande chose à propos de cette personne est la possibilité de sa rencontre avec la personne de Jésus-Christ ».

Knox, John

« Personne ne tient la place qu'occupe Jésus dans le coeur du monde. D'autres dieux ont été adorés avec dévotion; aucun autre homme a été autant aimé avec dévotion ».

Livingstone, David

« Tout ce que je suis je le dois à Jésus-Christ, révélé à moi dans son divin livre ».

Lyons, Chris

« Jésus dit: "Je t'aime juste comme tu es. Et je t'aime trop pour te laisser comme tu es" »

St. Athanase

« Le Jésus que je connais comme rédempteur ne peut être moins que Dieu ».

Pascal, Blaise

« Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent ».

Bickle, Mike, Passion pour Jésus

« Alors que nous découvrons Sa beauté et nous nous délectons nous-mêmes en Lui, le Seigneur scelle nos esprits. Nous ne serons plus jamais satisfaits d'une vie de compromis qui néglige l'intimité spirituelle ».

Matéo, Père

« Hélas! On ne connaît pas Jésus-Christ, c'est pour cela qu'on ne l'aime pas. On a peur de lui, on garde ses distances avec lui.

Le grand péché de notre époque, même parmi les chrétiens pratiquants, c'est l'incroyable méconnaissance de Jésus-Christ.

Si l'on méditait profondément l'Évangile, si on lisait davantage l'Évangile, comme on serait vite convaincu du désir qu'a le Maître d'être familier avec nous ».

Clément d'Alexandrie

« Salut, ô lumière! Du ciel la lumière a brillé pour nous qui étions ensevelis dans les ténèbres et emprisonnés à l'ombre de la mort ; lumière plus pure que le soleil, plus douce que la vie d'ici-bas.

Cette lumière est la vie éternelle, et tout ce qui y participe, vit, tandis que la nuit évite la lumière, disparaît de crainte et cède la place au jour du Seigneur; tout est devenu lumière indéfectible et le couchant s'est changé en orient.

C'est ce que signifie «la créature nouvelle»; car le «soleil de justice» qui passe dans sa chevauchée, visite également toute l'humanité, imitant son Père, qui «fait lever sur tous les hommes son soleil», et il distille la rosée de la vérité.

C'est lui qui a changé le couchant en orient, qui a crucifié la mort à la vie, qui a arraché l'homme à sa perdition et l'a rattaché au firmament ; il a transplanté la corruption dans l'incorruptibilité, et changé la terre en cieux, lui l'agriculteur de Dieu, «qui répand des signes favorables, excite les peuples à l'oeuvre» du bien; il «rappelle le moyen de vivre» selon la vérité, nous gratifie de l'héritage paternel, réellement grand, divin et inamissible, divinise l'homme par un enseignement céleste, «donne des lois à leur intelligence et les inscrit dans leur coeur».

Pascal, Blaise

« L'Écriture dit que Dieu est un Dieu caché; et que, depuis la corruption de la nature, il les a laissés dans un aveuglement dont ils ne peuvent sortir que par Jésus-Christ, hors duquel toute communication avec Dieu est ôtée ».

Esaïe 45:15  « Certes tu es un Dieu qui se cache, Dieu d'Israël, Sauveur ! »

Jésus, Matthieu 11:27  « Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils si ce n'est le Père, personne ne connaît non plus le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ».

Paul, 1Timothée 2:5-6  « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous ».

Paul, Éphésiens 3:13  « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance ».

Jésus, Jean 14:6  « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au père que par moi ».


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 Jésus-Christ (2) - Sa mort (le 12/01/2008 à 19h02)

 

Samedi 12 Janvier 2008

JESUS-CHRIST (2) - SA MORT


I) L'IMPORTANCE DE LA MORT DE JESUS-CHRIST

La mort de Jésus-Christ est mentionnée plus de 175 fois dans le Nouveau Testament. L’Ancien Testament contient aussi de très nombreuses références prophétiques à cette mort.

"Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi, d’une manière semblable y a participé, afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable..." (Hébreux 2 : 14).

La mort de Jésus-Christ n’était pas fortuite. C’était le but suprême de sa vie. Il est devenu homme afin de pouvoir mourir en tant qu’homme et pour l’homme (Matthieu 20 : 28).

II) LE BUT DE CETTE MORT

Lire à cet effet Esaïe 53 : 5 ; Esaïe 53 : 8-12 ; 1 Pierre 3 : 18 ; Romains 4 : 25 ; 1 Corinthiens 15 : 3 ; 1 Pierre 2 : 24.

Jésus-Christ est mort pour effacer le péché de l’Homme. C’est le péché des autres qui a rendu cette mort nécessaire. Jésus-Christ s’est substitué à nous : lui, juste, qui méritait de vivre, est mort à la place d’hommes injustes qui méritaient, eux, de mourir.

Jésus-Christ a donné sa vie en rançon. Par sa mort, le prix a été payé pour racheter les hommes de la mort (Esaïe 53 : 10). Jésus-Christ s’est offert en oblation. A travers sa mort, le pardon a été accordé aux pécheurs (Hébreux 9 : 22 ; 9 : 29 ; 1 Jean 4 : 10 ; Romains 3 : 25). Jésus-Christ a été destiné par Dieu pour être une victime expiatoire par son sang. Par l’effusion de son sang, pour nous pécheurs, nous obtenons le rachat, le rédemption.

Le pécheur doit donc subir les conséquences de son péché. Jésus-Christ s’est substitué à nous en mourrant sur la croix. Il nous a rachetés de la malédiction de la loi, en portant lui-même cette malédiction (Galates 3 : 10-13). Jésus-Christ est devenu par sa mort notre sacrifice pascal. Son sang versé nous a épargné le châtiment divin réservé à tout pécheur non repenti (1 Corinthiens 5 : 7 ; Exode 12 : 13-23).

Jésus-Christ est mort pour racheter ceux qui étaient sous la loi, afin que nous puissions être adoptés comme fils de Dieu. La mort de Jésus-Christ est la base sur laquelle les hommes peuvent être délivrés des exigences de la loi et, ainsi, devenir fils de Dieu par la foi (Colossiens 2 : 14-15 ; Galates 4 : 4-5).

Nous étions esclaves de ce siècle par le péché et la loi. Par la mort de Jésus-Christ nous avons été libérés pour devenir les citoyens des cieux (Philippiens 3 : 20). Jésus-Christ est mort pour nous amener à Dieu. Sa mort a effacé l’infranchissable gouffre qui séparait Dieu de l’homme pécheur (Matthieu 27 : 50-51 ; Hébreux 10 : 19-20 ; Hébreux 9 : 1-10). Jésus-Christ est mort pour porter beaucoup de fruits. De sa mort a germé une nouvelle race nouvelle de fils de Dieu (Jean 12 : 24).

III) POUR QUI CHRIST EST-IL MORT ?

a. Jésus-Christ est mort pour nous, c'est-à-dire ceux qui croient en lui.

b. Jésus-Christ est mort pour l’église qui est son épouse (Ephésiens 5 : 25-27).

c. Jésus-Christ est mort pour chaque croyant, individuellement ; non simplement pour l’église en tant que Corps, mais pour chaque individu de ce corps. Tout croyant peut dire : « il m’a aimé et s’est donné Lui-même pour moi » (Galates 2 :20).

d. Jésus-Christ est mort pour le monde entier (Jean 1 : 29). La dette du péché de tous les hommes a été acquittée. Tous les hommes sont pardonnés en principe, tout ce qui leur reste à faire, c’est d’accepter par la foi ce pardon, et d’en prendre possession.

Par la mort de Jésus Christ, la séparation entre les Juifs et les « Gentils » n’existe plus. C’est la loi qui sépare le Juif du Gentil. Jésus a aboli cette loi en sa chair et maintenant, en Jésus-Christ, il n’y a ni Juif ni Grec (…), mais tous sont un, en Jésus-Christ (Galates 3 : 28).

Son sang est le lien qui réunit toutes les nations en une seule (Colossiens 1 : 20-22 ; Ephésiens 1 : 7). Par le sang de Jésus, les croyants ont la rédemption, le pardon de leurs offenses. Le pardon n’est plus une chose que les croyants ont à acquérir. C’est quelque chose que le sang leur a acquis et que la foi doit s’approprier (1 Jean 1 : 7 ; Lévitique 16 : 30 ; Lévitique 17 : 11 ; Apocalypse 1 : 5-6 ; Apocalypse 7 : 14 ; Hébreux 9 : 23 ; Ephésiens 1 : 7 ; Romains 5 : 9 ; Matthieu 26 : 28).

Par le sang ou dans le sang de Jésus-Christ, les croyants sont justifiés (2 Corinthiens 5 : 21; Romains 8 : 33-34). Les croyants ne sont plus condamnés car Jésus-Christ a payé le prix (Romains 8 : 1-3 ; 1 Corinthiens 6 : 20).

Nous appartenons à Dieu : ni le diable, ni le monde ni nous même n’ont plus le droit sur nous (1 Pierre 2 : 9). Son sang nous a sanctifiés (Hébreux 10 : 14). La mort du Christ a été la mort/fin du pouvoir de Satan. Il ne peut plus se servir de la puissance de la mort sur ceux qui se sont mis au bénéfice de la mort du Christ (Colossiens 2 : 14-15 ; Hébreux 2 : 14).

Source : www.reformechretienne.org


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 Jésus-Christ (1) - Sa divinité (le 07/01/2008 à 05h22)

 

Lundi 07 Janvier 2008

JESUS-CHRIST : SA DIVINITE

 


I) L'OMNIPOTENCE DE JÉSUS, LE DIEU PUISSANT

Dans Esaïe 9 : 5 Jésus est appelé « Dieu puissant » ('EL GIBBOR). Dans Esaïe 10 : 21 il s'agit, en fait, d'un titre de Dieu le Père :

r « Ils s'appuieront sur Jéhovah, le Saint d'Israel. Seul un reste reviendra, le reste de Jacob, vers le Dieu puissant » ('EL GIBBOR) ;

r  « Tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement » (Jean 5 : 21) ;

r  « Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui, et pour lui » (Colossiens 1 : 16).

II) L'ÉTERNITÉ DE JÉSUS

r « Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui » (Colossiens 1 : 17) ;

r  « Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu » (Jean 1 : 1).

III) JÉSUS LE DIVIN FILS UNIQUE DE DIEU LE PERE

r « Les Juifs lui répondirent: Ce n'est point pour une bonne oeuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu » (Jean 10 : 33).

Les juifs pouvaient reconnaître que Jésus était pleinement homme, mais ils n'étaient pas prêts à reconnaître qu'il était aussi pleinement Dieu, égal à Dieu le Père.

r « A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu » (Jean 5 : 18).

En appelant Dieu son propre père, Jésus se distinguait du reste de la création en établissant entre lui et Dieu une relation étroite et unique, dans le sens qu'il possédait la même nature divine que son Père, c'est pourquoi il est appelé le Fils unique de Dieu, Jn.1:18, 3:16, le "monogenès", c'est-à-dire le seul de sa race, la race de nature divine.

IV) ADORATION DE JÉSUS-CHRIST

Jésus reçoit l'adoration des hommes

r « Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, après l'avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie; et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu » (Luc 24 : 51 – 53).

S'il avait été un ange, il aurait refusé l'adoration, comme l'ange l'a fait par deux fois quand l'apôtre Jean s'était jeté à ses pieds pour l'adorer.

r « Et l'ange me dit: Écris: Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l'agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. 10 Et je tombai à ses pieds pour l'adorer; mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu » (Apocalypse 19 : 9). 

V) CROIRE EN LA DIVINITÉ DE JÉSUS, C'EST FAIRE UNE PROFESSION DE FOI QUI LUI EST AGREABLE

r « Jésus dit à Thomas : "Ne sois pas incrédule, mais crois". Thomas lui répondit: "Mon Seigneur et mon Dieu" Jésus lui dit: "Parce que tu m'as vu, tu as cru ! Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! » (Jean 20 : 27 – 29).  

Pour Thomas, la résurrection de Jésus est une preuve suffisante de Sa divinité. Jésus accepte cette profession de foi de Thomas, et déclare même que ceux qui croiront dans le futur en sa Divinité sans l'avoir vu seront heureux !

Source :  www.croixsens.net  


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 Le Dieu de Jésus-Christ (3) - La Trinité (le 31/12/2007 à 04h50)

 

Lundi 31 Décembre 2007

LE DIEU DE JESUS-CHRIST (3) - LA TRINITE


I) INTRODUCTION

 

Le Dieu éternel révélé en Jésus-Christ est un seul Dieu, en trois Personnes : Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu le Saint-Esprit, d’où le terme de « trinité », qui n’existe pas dans la Bible en tant que tel, mais qui a été créé en vue de restituer, le mieux possible, cette notion d’un Dieu en trois Personnes qui défie, en fait, toute intelligence.

 

Le Dieu de Jésus-Christ existe hors du temps et de l’espace et devient, du coup, insondable, d’où l’interdiction faite aux hommes, dans le 2ème des Dix Commandements, de se créer quelque représentation visible que ce soit de Lui :

 

« Tu ne te fabriqueras aucune idole, aucun objet qui représente ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans l’eau sous la terre ; tu ne t’inclineras pas devant des statues de ce genre, tu ne les adoreras pas » (Exode 20 : 4 – 5).

 

II) DIEU EST « UN »

 

Voici, en effet, ce qu’Il déclare au peuple d’Israël par la bouche de Son prophète Esaïe : « Je suis le premier, et je suis le dernier, et hors de moi il n’y a pas de Dieu » (Esaïe 44 : 6).

 

Un second passage du même prophète explicite davantage cette pensée :

 

« Avant moi il n’a point été formé de Dieu, et après moi il n’y en aura point. C’est moi, moi, qui suis l’Eternel, et hors de moi il n’y a point de Sauveur » (Esaïe 43 : 10 – 11).

 

Compte tenu de ce qui précède, il apparaît très clairement que les diverses représentations de Dieu que les religions se sont fabriquées sont absolument vaines : « Les dieux des nations sont toutes des nullités » (Psaume 96 : 5), « du vent, du vide » (Esaïe 41 : 29).

 

III) DIEU EN TROIS PERSONNES

 

Tout en étant « Un », Dieu Se manifeste en trois (3) personnes ou, si vous le préférez, en trois (3) centres de conscience dont il est difficile de discuter selon les normes de la logique humaine, du fait le fini, l’homme, ne peut appréhender et contenir l’infini, Dieu.

 

Il ne s’agit donc pas de trois Personnes individuellement différentes et autonomes l’Une de l’Autre, mais de trois Personnes possédant en commun la même nature et la même volonté et accomplissant, par conséquent, les mêmes œuvres, dans un parfait accord de la seule et même volonté (1 Corinthiens 12 : 3 – 6 ; Ephésiens 1 : 17 ; Hébreux 9 : 14), en sorte que deux d’entre elles ne peuvent pas être la même Personnes mais, en même temps, il n’est pas possible que l’Une d’entre elles existe indépendamment des deux Autres ! En somme, trois modes d’être, et non d’action, se complétant de la manière suivante :

 

A) DIEU LE PERE

 

Il est la première Personne de la Trinité, et S’appelle « le Père », non pas essentiellement à cause de sa relations à Ses créatures, mais en raison de Sa relation au Fils éternel.

 

Il est la Source Invisible de toutes choses qu’Il dirige, en toute souveraineté, selon Son dessein éternel, et pour Sa seule gloire.

 

Il prédomine en tant que tel dans l’Ancien Testament mais a toujours travaillé, à travers les âges, à révéler, en temps opportun et de manière plus complète, les trois Personnes constituant le Dieu Unique.

 

B) DIEU LE FILS

 

Le Fils est l’Incarnation Visible du Père et de la Divinité dans Son ensemble. Il est la seconde Personne de la Trinité et devint, à Son incarnation, Jésus-Christ (d’où l’expression « Jésus-Christ, Homme », ou « le Fils de l’Homme »).

 

Son objectif essentiel, assigné par le Père, était d’arracher les hommes à la puissance du péché et de la mort, qui en est la tragique conséquence.

 

En tant que Fils de Dieu, Il était à l’œuvre, avant Son incarnation, avec Dieu le Père à la création de toutes choses (Jean 1 : 1) et donc partageait déjà, dans l’éternité, la gloire éternelle de Celui-ci.

 

Au sein de la Trinité, le Fils est subordonné au Père, mais seulement dans le cadre de l’Oeuvre, commune à la Trinité, de Rédemption à accomplir en faveur des humains. De la sorte le Fils a été envoyé par le Père et n’a pu agir que sous Sa pleine autorité. Pour le reste, Il est l’égal, en puissance, en droit et en gloire, du Père, autant que de l’Esprit-Saint.

 

C) Dieu LE SAINT-ESPRIT

 

L’Esprit est, Lui aussi, Invisible, et constitue la troisième Personne de la Trinité.

 

Il est envoyé par le Père, au Nom du Fils, mais après la résurrection et la montée au ciel de Celui-ci, afin de révéler le Dieu trinitaire aux hommes. Par Son action, en effet, dans le cœur du chrétien, ce dernier est rendu capable de s’approprier tout ce que le Christ lui avait rendu accessible par Son Œuvre à la Croix de Golgotha.

 

Tout comme Jésus avait, autrefois, vécu parmi les hommes, l’Esprit vit actuellement en tous les chrétiens authentiques, qu’Il a puissamment amenés à la conversion en les convainquant de péché.

 

C’est, finalement, dans la formule baptismale de Matthieu 28 : 19 que cette association parfaite des trois Personnes de la Divinité unique, véritable et éternelle, ressort le plus clairement, d’où l’invention, nous l’avons dit, du terme « trinité », pour tenter de la restituer au mieux de notre savoir humain. 

 

 Toutefois, il existe, dans l’univers physique, des parallèles qui peuvent aider à saisir, tant soit peu, la Trinité, réalité spirituelle insondable mais cependant Auteur de l’électron, par exemple, base de la matière que, pour l’instant, la science trouve de très complexe !

 

Le Dr Nathan Wood nous en propose deux, notamment par rapport aux notions de l’Espace et du Temps :

 

r LA NOTION D'ESPACE

 

Elle est déterminée par :

 

  • La longueur,
  • La largeur, et
  • La hauteur.

Ces trois données sont absolument distinctes les-unes des autres, mais chacune est absolument nécessaire à la définition de l’Espace, considéré comme une unité constituée de ces trois éléments tous ensemble.

 

r LA NOTION DU TEMPS

 

Le temps, lui aussi, existe en trois dimensions :

 

  • Le passé,
  • Le présent, et
  • Le futur.

Aucune des trois ne peut exister sans les deux autres, et le temps lui-même ne saurait exister sans ces trois dimensions en sorte que, s’il n’y a pas de passé, le temps n’a jamais existé, jusqu’à présent et, bientôt, le moment présent n’a jamais existé ! S’il n’y a pas de futur, le présent n’aurait pas pu venir à l’existence et, sans le présent, il n’y a aucun moment dans lequel le temps puisse se matérialiser.

 

Le temps vient donc du Futur (la Source Invisible, par analogie), s’incarne sans arrêt dans le présent (le Dieu invisible incarné en Jésus-Christ), et s’écoule vers le passé, qui vient du présent et l’influence tout autant, mais de manière invisible !

 

L’on ne peut donc qu’accepter cette vérité, par la foi, ou la rejeter et se perdre, jusqu’à la fin des temps, en hypothèses hasardeuses.

 

Que le Dieu trinitaire tout-puissant vous aide à appréhender cette vérité, en toutes humilité et sincérité, afin de vivre, un jour, la plénitude de la parfaite connaissance du Dieu unique et vivant et cela, pour l’éternité !

 

C. MABADA-MABAYE – MNA


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 Le Dieu de Jésus-Christ (2) - Ses attributs moraux (le 24/12/2007 à 06h50)

 

Lundi 24 Décembre 2007

LE DIEU DE JESUS-CHRIST (2) -  SES ATTRIBUTS MORAUX

 


 

Lors de notre dernière étude sur la Personne du Dieu de Jésus-Christ, nous avions vu ce qu’étaient Ses attributs intrinsèques, et donc incommunicables à qui que ce soit. Abordons maintenant Ses autres attributs dits relatifs, ou communicables, qu’Il partage avec l’homme, créé sous ces aspects-là « à Son image », comme l’affirme la Bible.

 

Ils sont, cette fois, de nature morale parce que constitutifs des prédicats essentiels de Son essence que sont :

 

I) SA VERITE, INSEPARABLE DE SON CARACTERE (Jérémie 14 : 14 ; Nombres 23 : 19 ; Jean 14 : 6)

 

La vérité de Dieu est le fondement de toute connaissance, car elle est inaltérable. Elle ne change ni ne se plie aux cultures et aux échelles de valeurs qui, elles, varient dans le temps et dans l’espace.

 

Dieu est un vrai Dieu en ce qu’Il est aussi bien un Dieu absolument sincère qu’un Dieu fidèle. De ce fait, la vérité est l’essence même de Dieu : en Lui elle a toujours existé, et existera toujours. C’est pourquoi notre existence en tant qu’êtres humains n’est pas une aberration, encore moins un rêve, comme le prétendent certains philosophes ; c’est aussi pourquoi les lois de l’univers ne changeront jamais.

 

La vérité vient de Dieu, et de Lui seul. Elle est indissociable de Son caractère. Nous le constatons de manière parfaite en la Personne de Jésus qui, en tant que Fils de Dieu, affirme sans détour être le centre de toute vérité, et dont la conduite, parfaite parmi les hommes, a pu fermer la bouche même à Ses ennemis les plus farouches.

 

Dans relations de Dieu avec Ses créatures humaines, Sa vérité est connue comme Sa véracité et Sa fidélité :

 

-         Sa véracité concerne ce qu’Il révèle de Lui-Même et ce qu’Il dit aux hommes : Ses révélations de Lui-Même dans la nature, la conscience et les Ecritures sont vraies et, de ce fait, dignes de confiance (Psaume 31 : 6 ; Hébreux 6 : 17) ;

 

-         Sa fidélité, elle, L’amène à accomplir toutes Ses promesses si elles sont absolues, ou à les adapter à l’obéissance ou à la repentance des personnes concernées lorsqu’elles sont conditionnelles.

 

II) SA SAINTETE (Esaïe 6 : 1 – 5 ; Habakuk 1 : 13 ; Apocalypse 15 : 4)

 

Dieu, nous l’avions déjà vu, est distinct de toutes Ses créatures et est infiniment élevé au dessus d’elles, car Il est saint. Aucune déclaration dans la Bible n’est plus absolue que celle-ci. Lui seul est parfaitement pur, sans aucune trace, si infime soit-elle, de mal en Lui.

 

Cette sainteté absolue de Dieu L’engage, de manière toute aussi absolue, dans une guerre sans merci pour le bien absolu, et contre le mal absolu. En conséquence, il est impossible au méchant de vivre en Sa présence, avant d’avoir été purifié.

 

C’est cette exigence absolue de pureté qui L’a conduit à donner aux hommes les Dix Commandements comme étant la règle absolue de sainteté, à observer strictement, afin de pouvoir s’attirer Sa faveur.

 

En Dieu, la pureté de l’être vient avant la pureté du vouloir et du faire. Il ne veut donc pas le bien parce que c’est bien : sa volonté, qui est sainte, est, et demeurera, à jamais, l’expression de Sa nature, qui est absolument sainte.

 

Il y a donc trois choses importantes à apprendre du fait que Dieu est absolument saint :

 

-         Il y a un gouffre entre Dieu et le pécheur (Esaïe 59 : 1 ; Habakuk 1 : 13). Non seulement le pécheur est éloigné de Dieu, mais Dieu est également éloigné du pécheur. Avant la venue du péché dans la vie de l’homme, Dieu et l’homme avaient tous les deux parfaite communion l’un avec l’autre ; à cause du péché, cette communion est désormais rompue, et reste impossible ;

 

-         S’il veut s’approcher de Dieu, l’homme, dépourvu de l’innocence nécessaire, doit le faire au travers les mérites de quelqu’un d’autre qui, lui, est absolument pur. C’est la raison pour laquelle Jésus-Christ est venu dans le monde, Lui, le Saint d’Israël, le seul médiateur divinement habilité et agréé entre Dieu et l’homme qui, grâce au don de Sa propre vie innocente, peut désormais, réconcilier Dieu et l’homme (1 Timothée 2 : 5 – 6) ;

 

-         Une juste conception de la sainteté de Dieu ne peut que conduire à une juste conception du « moi » pécheur (Psaume 66 : 18 ; 1 Jean 1 : 5 – 7). C’est la raison pour laquelle nous devons nous approcher de Dieu, en Christ, « avec piété et avec crainte » (Hébreux 12 : 28) : l’humiliation, la contrition et la confession des péchés commis découlent de cette conception biblique de la sainteté de Dieu.

 

III) SA JUSTICE ET SON EQUITE (2 Chroniques 12 : 6 ; Esdras 9 : 15 ; Néhémie 9 : 33 ; Esaïe 45 : 21)

 

La justice et l’équité de Dieu constituent, ensemble, l’aspect de Sa sainteté qui apparaît dans Sa manière de traiter Ses créatures.

 

Du fait que « la justice et l’équité sont la base de Son trône » (Psaumes 89 : 15 ; Psaume 97 : 2), Dieu a institué dans le monde un gouvernement moral, et a imposé  aux hommes des lois justes auxquelles Il a attaché des sanctions. A causes de ces dernières, Il met Ses lois à exécution par l’octroi de récompenses et de sanctions.

 

La distribution des récompenses est appelée la « justice rémunératrice » de Dieu (Deutéronome 7 : 9 – 13 ; 2 Chroniques 6 : 15 ; Psaume 58 : 12 ; Matthieu 25 : 21 ; Romains 2 : 7 ; Hébreux 11 : 26). Elle est basée sur l’amour de Dieu et non, de manière stricte, sur le mérite.

 

L’infliction des punitions est appelée « la justice punitive » de Dieu (Genèse 2 : 17 ; Exode 34 : 77 ; Ezéchiel 18 : 4 ; Romains 1 : 32 ; Romains 2 : 8 ; 2 Thessaloniciens 1 : 8). Dieu ne peut, en effet, établir une loi et y lier une condamnation, sans y faire suite quand elle est transgressée. C’est pourquoi toute enfreinte de la loi divine entraîne l’infliction de la punition correspondante, soit personnellement, soit de manière indirecte. Autrement dit, la justice de Dieu exige la condamnation du pécheur, mais elle peut aussi accepter le sacrifice d’u autre à sa place, comme dans le cas de Jésus-Christ (Esaïe 53 : 6 ; Marc 10 : 45 ; Romains 5 : 8 ; 1 Pierre 2 : 24).

 

De la sorte, Dieu manifeste Sa justice en punissant les criminels (Apocalypse 16 : 5 – 7), en défendant Son peuple des méchants (Psaume 129), en pardonnant aux pénitents leurs péchés (1 Jean 1 : 9), en gardant les promesses faites à Ses enfants (Néhémie 9 : 7) et en récompensant les fidèles (Hébreux 6 : 10).

 

Par ces temps de la fin où l’humanisme permissif semble prendre le dessus sur la Loi de Dieu, beaucoup pensent que l’infliction de la punition devrait viser essentiellement le retour du coupable à une meilleure conduite devant aboutir à une réhabilitation sociale mais, pour Dieu, et donc pour ceux qui se réclament de Lui, le but principal de la punition est, et demeure, la sauvegarde de la justice : tout dommage causé exige stricte réparation. Accessoirement, bien entendu, elle peut viser le retour à la bonne conduite, ou la dissuasion (1 Timothée 5 : 20).

 

IV) SON AMOUR (Psaume 103 : 13 ; Jean 3 : 16 ; 1 Jean 4 : 7 – 11)

 

Les Ecritures sont remplies de l’amour, de la miséricorde, de la grâce et de la fidélité de Dieu, à côté desquels l’amour humain ne paraît que très pâle !

 

L’amour de Dieu est avant tout désintéressé, impartial et inconditionnel. Il désire ardemment pardonner à celui qui le mal, plutôt que de le châtier de manière systématique. Il sait se donner et se sacrifier, au besoin, pour le bien le plus absolu de celui qui est aimé.

 

Il ne dépend ni de la beauté, ni de la fortune, ni même de la réponse de celui qui en est l’objet ! C’est pourquoi, bien qu’Il haïsse le péché, Dieu, qui est Amour, par essence, aime le pécheur et veut son bien le plus absolu en le sauvant, en Christ, des conséquences éternelles de ses péchés.

 

Son expression la plus parfaite a été révélée à la croix de Golgotha, où le Christ a consenti, librement, à donner Sa vie innocente en lieu et place du pécheur.

 

Dédaignerons-nous encore, longtemps, un tel amour ?

 

C. MABADA-MABAYE – MNA

 

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 Le Dieu de Jésus-Christ (1) - Son infinité (le 18/12/2007 à 04h16)

 

MARDI 18 DECEMBRE 2007

LE DIEU DE JESUS-CHRIST (1) – SON INFINITE

 


 

INTRODUCTION

 

Par la pleine confiance que nous plaçons en Jésus-Christ pour ce qui est de Sa propre révélation, nous sommes en même temps introduits dans la connaissance du Dieu Créateur.

 

Toutefois, notre connaissance de Lui reste imparfaite du fait que nous sommes des êtres finis alors que Lui est, par essence, infini. Désormais, Il est pour nous un Ami, un Père et, grâce à l’intime communion que nous pouvons, et devons, avoir avec Lui, nous pouvons Le connaître un peu mieux, chaque jour (Philippiens 3 : 10) et cela, jusqu’au bout de notre voyage ici-bas.

 

I) LA PERFECTION DE DIEU

 

S’il y a dans la vie quelqu’un qui mérite pleinement notre amour total, absolu, c’est bien Dieu, et Lui seul, puisqu’Il nous a expressément créés pour ce type de relation dont le manque nous fait tous languir, tous les jours, de mille et une manières. C’est pourquoi, Le connaître, c’est la vie véritable, dans toute sa plénitude (Jean 17 : 3), car Jésus nous L’a révélé comme étant parfait (Matthieu 5 : 48), c’est-à-dire que jamais Il ne trompe ni ne déçoit. Tous les attributs de Sa Personne sont sans faille : il n’y a en fait, en Lui, « ni ténèbres, ni l’ombre de la moindre variation » (1 Jean 1 : 5 ; Jacques 1 : 17). Plus nous Le connaissons, plus Ses perfections nous émerveillent, alors, nous Le trouvons toujours plus digne de notre adoration, et de notre obéissance.

 

Par contre, notre connaissance de Lui, tout comme notre adoration et notre amour pour Lui ne peuvent jamais être parfaits dans cette vie, ici-bas. C’est pourquoi nous sommes appelés à croître dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Pierre 3 : 18), qui est Lui-Même Dieu (nous le verrons lorsque nous aborderons l’étude de Sa Personne et de Son Œuvre), et cet apprentissage, quotidien et persévérant, durera toute notre vie, car Dieu est un Être tout simplement infini.

 

II) LES ATTRIBUTS INFINIS DE DIEU

 

Certains aspects de Sa Personne n’appartiennent qu’à Lui et ne peuvent, de ce fait, être attribués à aucun autre. Ces aspects sont appelés « attributs incommunicables », et sont au nombre de quatre (4) :

 

1. L’OMNIPRESENCE DE DIEU (Psaume 139 : 7 – 12 ; Jérémie 23 : 23 – 24)

 

En tout premier lieu, Dieu est le Créateur de la nature et ne peut, par conséquent, être confondu avec elle et c’est fondamentalement cela, l’erreur des panthéistes : confond-on la personne du peintre avec le beau tableau qu’il vient de produire ?

 

D’un autre côté, nous ne devons pas séparer Dieu de Sa création au point de L’imaginer comme étant lointain, et c’est aussi cela, l’erreur des déistes.

 

La Bible, elle, nous enseigne qu’il ne saurait exister un seul endroit, dans tout l’univers créé, où nous puissions fuir loin de la présence de Dieu, car Il est présent partout, dans cet univers-là.

 

Il est donc présent :

 

-          créationnellement : dans Ses œuvres créées,

-          moralement : dans le domaine de la conduite humaine,

-          spirituellement : parmi, et en ceux qui Lui appartiennent, en Jésus-Christ, et

-          souverainement : dans les nations, les systèmes et les gouvernants.

 

2. L’OMNISCIENCE DE DIEU (Psaume 139 : 1 – 6 ; Hébreux 4 : 12 – 13)

 

Dieu sait tout. Nous, les humains, ne Le connaissons qu’en partie (1 Corinthiens 13 : 12) mais Dieu, Lui, nous connaît entièrement, au point d’être à même de sonder nos cœurs, nos mobiles d’actions, nos pensées secrètes, ce qui est indispensable pour pouvoir nous juger, en temps utile, en toute équité.

 

Rien n’échappe à Sa connaissance :elle est infinie au point de connaître, non seulement tout ce qui se passe dans l’univers, mais aussi tout ce qui s’y est passé, tout ce qui s’y passera, et même ce qui aurait pu s’y passer !

 

La connaissance à laquelle nous humains, parvenons, doit s’acquérir ; celle de Dieu, à l’opposé, est infinie, éternelle, et Lui appartient en propre : Il ne l’a reçue d’aucun autre.

 

Cette vérité nous émerveille, nous humilie, mais nous encourage aussi. Dieu en effet, n’ignore rien de nos épreuves, de nos difficultés, qu’Il comprend. Mais Il connaît à la fois nos propres faiblesses, et nos péchés : nous ne pouvons rien cacher à Son saint regard. Si toutefois Il voit que notre désir profond est de Lui plaire en tout temps, Il approuve cette attitude, quoi qu’en pensent les hommes, e sait nous en récompenser par les délivrances, les bénédictions et autres secours qu’Il nous accorde, gracieusement, et avec efficacité.

 

Si, par contre, nous agissons avec hypocrisie, nos actes extérieurs peuvent flouer les hommes, mais jamais ne Le tromperont.

 

3. L’OMNIPOTENCE DE DIEU (Genèse 17 : 1 ; Job 42 : 1 – 2 ; Jérémie 32 : 17).

 

Dieu peut tout (Matthieu 19 : 26), car il n’y a aucune limite, d’aucune sorte, à Sa puissance. Par elle, Il peut accomplir tout ce qu’Il veut : aucune force dans l’univers ne peut L’empêcher d’exécuter Sa volonté :

 

« Les habitants de la terre ne sont rien devant lui. Il traite comme il veut les habitants du ciel et les habitants de la terre. Personne ne peut s’opposer à son pouvoir ni lui dire : Qu’est–ce que tu fais ? » (Daniel 4 : 35).

 

L’exemple suprême de l’omnipotence de Dieu est la création de toute chose, par laquelle Il démontre Sa souveraineté absolue sur tout ce qui existe, dans le monde visible et le monde invisible, car Il en est, seul, l’Auteur :

 

« Voici les paroles que le SEIGNEUR a adressées à Jérémie : 27  « Moi, le SEIGNEUR, je suis le Dieu de tout ce qui vit. Est–ce qu’il y a quelque chose de trop difficile pour moi ? » (Jérémie 32 : 26 – 27).

 

Dans le Nouveau Testament, la démonstration suprême de Sa puissance est la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. C’est pourquoi l’apôtre Paul souhaite de tout cœur que les chrétiens en arrivent à réaliser l’infinie puissance de ce Dieu, qui aurait pu Se passer d’eux tellement ils sont insignifiants par rapport à Son infinité, et pourtant : Il a consenti à déchirer les cieux et à descendre, en Jésus-Christ, jusqu’à eux :

 

17  Ce que je demande, c’est que le Dieu de notre Seigneur Jésus–Christ, le Père qui possède toute gloire, vous donne l’esprit de sagesse et de pénétration spirituelle pour que vous puissiez sonder ses mystères, afin d’arriver à mieux le connaître.

 

18  Qu’il vous accorde une pleine lumière et qu’il augmente l’acuité de votre vision spirituelle afin que vous compreniez en quoi consiste l’espérance vivante à laquelle vous avez été appelés, et que vous sachiez quelles merveilles vous êtes en droit d’attendre –– car inépuisable est la richesse du glorieux héritage que Dieu réserve à ceux qui lui appartiennent.

 

19 Que vous preniez conscience de l’étendue incommensurable du pouvoir dont il dispose en faveur de nous, qui plaçons notre confiance en lui. 20  C’est la même puissance que celle qu’il a déployée en ressuscitant le Christ d’entre les morts et en lui donnant sa place, à sa droite, dans les mondes célestes.

 

21 C’est là que le Christ règne à présent, élevé par Dieu bien au–dessus de toutes les Autorités, toutes les Puissances, les Dominations et les Souverainetés. Dieu lui a donné un titre qui surpasse toutes les dignités pouvant être attribuées dans les mondes présents et futurs. 22  Absolument tout ce qui existe dans l’univers visible et invisible, présent et à venir, a été placé sous l’autorité du Christ et, dans cette position éminente, Dieu a fait de lui la tête de l’Eglise, qui est son Corps » (Ephésiens 1 : 17 – 22).

 

4. LE DIEU ETERNEL ET IMMUABLE (Esaïe 44 : 6 ; Malachie 3 : 6 ; Jacques 1 : 17)

 

La Bible présente Dieu comme le premier et le dernier. Il a donc toujours existé, et ne doit Son existence à nul autre.

 

Assurément, de toutes les révélations concernant l’infinité de Dieu, celle-ci est probablement la plus difficile à saisir car, répétons-le, nous ne sommes que des créatures nées dans le temps. De ce fait il nous sera toujours impossible de comprendre, par la Raison, l’existence de Celui qui existe en dehors du temps.

 

Une comparaison, pour mieux comprendre nos limites ?

 

Dieu serait comme un spectateur qui, du haut d’un gratte-ciel, peut aisément observer la tête, le corps et la queue d’un magnifique défilé, un jour de fête ; nous ressemblons, quant à nous, au spectateur du rez-de-chaussée regardant passer, pas à pas, le cortège de l’Histoire, soumis que nous sommes à loi du temps…

 

En outre, contrairement au monde qui, sans cesse, change et se détériore (les lois de la thermodynamique en attestent), le Dieu de Jésus-Christ et des Ecritures est, et demeure immuable, dans Sa Personne et dans Ses desseins. Il ne grandit, ni ne diminue ; Il ne peut être plus sage, plus saint, plus juste, ou plus miséricordieux qu’Il ne l’a été, ou ne le sera.

 

Pour le croyant, limité par les facultés d’un corps provisoire et un environnement changeant, le Dieu Eternel et immuable est, et demeure, à jamais, un fondement permanent de toutes ses valeurs, une habitation et un lieu de repos sûrs.

 

CONCLUSION

 

Ces descriptions ne nous présentent que partiellement, vous le savez désormais, l’image de Dieu telle qu’Il a bien consenti à nous la révéler en Jésus-Christ et dans les Ecritures.

 

Son aspect moral complètera cette image et nous convaincra que, de manière absolue, le Seigneur Dieu est au cœur de tout l’univers, visible et invisible.

 

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Bibliographie sommaire :

 

1)       NICOLE (J.M.) : Précis de Doctrine Chrétienne – Editions de l’Institut Biblique de Nogent-Sur-Marne – 1983 – 349 pages.

 

2)       THIESSEN (Henry C.) : Esquisse de Théologie Biblique – Editions Farel – 1987 – 500 pages.

 

3)       CLAYTON (William) : La Foi Evangélique – Editeurs de Littérature Biblique asbl – 1997 – 287 pages.

 

4)       O’DONOVAN (Wilbur) : Pour un Christianisme Biblique en Afrique – Centre de Publications Evangiles – Abidjan, Côte-d’Ivoire – 1998 – 526 pages.

 

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 La Révélation (suite et fin) (le 09/12/2007 à 02h36)

 

La Révélation (suite et fin)

 


 

Résumé :

 

A ce jour, nous avons vu, dans une première puis une seconde partie, combien la nécessité d’une révélation de Dieu à l’homme était impérieuse et comment, à travers l’œuvre universelle de la création, Dieu a effectivement tenté cette première approche, notamment par le biais de la Nature physique, de l’Histoire et de la Conscience humaine.

 

Nous abordons aujourd’hui l’étape décisive de cette révélation en observant comment, dans Sa grâce insigne, Dieu a pu atteindre ce but grandiose en sorte que l’homme, désormais, dispose du moyen seul moyen, nécessaire et suffisant, de pouvoir entrer en toute liberté dans une relation vivante avec son Créateur.  

 

III. LA REVELATION SPECIALE DE DIEU

 

Au cours de l’Histoire, Dieu en est venu à Se faire connaître, de manière précise et en des moments précis, à des individus particuliers, dans le but, tout autant précis, que cette connaissance plus affinée de Son caractère autant que de Sa vérité soit, par la suite, communiquée à tous les êtres humains de la terre.

 

Voici les procédés utilisés à cet effet :

 

1. LES MIRACLES

 

Un « miracle », selon le dictionnaire de la langue française, est un «acte qui déroge aux lois naturelles et qui est attribué à une puissance divine » . Il signifie aussi « prodige », « chose étonnante, extraordinaire ».

 

Il existe deux sortes de miracles, lorsqu’ils sont authentiques (de faux miracles existent aussi, perpétrés par des moyens sataniques et démoniaques, dans un but de parade et d’ostentation : Exode 7 : 11 – 12, 2 ; Matthieu 24 : 23 – 25 ; Actes 8 : 9 – 13 ; Actes 13 : 6 – 12) :

- Ceux dans lesquels les lois de la nature prennent de l’intensité (déluge, force surhumaine de Samson, ou de David, etc., et

 

- Ceux desquels les lois de la nature sont suspendues, voire exclues (le passage de la Mer Rouge, l’eau potable tirée du rocher, en plein désert, les guérisons, la résurrection des morts, etc.)

Ces miracles authentiques opérés par la main infiniment puissante et souveraine du Créateur constituent, pour les hommes qui les vivent, des moments privilégiés où Dieu manifeste ouvertement Son existence, Sa toute-puissance et, en même temps, Sa bienveillance aux hommes. Ce faisant, Il démontre de manière convaincante qu’Il est, et demeure toujours aux commandes de la vie, et qu’Il est tout suffisant pour tous les problèmes des hommes.

 

La preuve des miracles repose sur le témoignage, la foi étant essentiellement fondée sur ce qui est considéré comme un témoignage vrai. C’est, d’ailleurs, en application de ce principe que l’Histoire profane nous est connue, et admise comme telle, autrement, elle demeurerait inconnue si nous ne devrions croire que ce que nous avons personnellement vécu, ou observé.

 

2. LES PROPHETES

 

Il convient d’entendre, par « prophétie », une « communication directe de Dieu, dans le but de prédire des évènements », et non une simple intuition humaine. Mais, du moment où il est difficile d’attester que Dieu a effectivement parlé de manière aussi directe à un homme, il convient, avant d’ajouter foi à toute prophétie, d’en attendre la réalisation littérale et effective.

 

Dieu a, en effet, une méthode, en la matière : Il prévient toujours, et longtemps à l’avance, de Son intention de faire une chose : « Car le Seigneur, l’Eternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à Ses serviteurs les prophètes » (Amos 3 : 7).

 

Par ailleurs, Il indique le critère vital suivant, afin de s’assurer de l’authenticité d’une prophétie émanant de Lui :

 

21 Vous vous demanderez peut–être : « Comment reconnaître que ces paroles ne viennent pas du SEIGNEUR ? » 22  Eh bien, si le prophète a annoncé quelque chose au nom du SEIGNEUR et que cela n’arrive pas, alors ses paroles ne viennent pas du SEIGNEUR. Le prophète a osé parler en son nom à lui. N’ayez pas peur de lui ! (Deutéronome 18 : 21 – 22).

 

C’est ainsi que le prophète Esaïe (vocation de 750 à 700 avant J.C.), par exemple, a pu annoncer, en public et e le nommant de manière précise, 150 ans avant sa naissance, le roi Cyrus, fondateur de l’empire perse (l’Iran actuel – 559 – 530 avant J.C.), comme étant celui qui libérera le peuple d’Israël de sa captivité babylonienne (Esaïe 44 : 28 ; Esaïe 45 : 5).

 

Young dit, à propos de la justesse historique de cette prophétie un siècle et demi plus tard :

 

« De lui-même, Esaïe n’aurait évidemment pas pu connaître le nom de Cyrus mais, en tant que vrai prophète, inspiré par le Saint-Esprit, il pouvait énoncer son nom de façon aussi précise » (Young : The Book of Isaiah – III – p 192).

 

C’est ce qui, finalement, apparaît clairement dans cette affirmation catégorique de la Bible concernant la prophétie :

 

20 Sachez, avant tout, qu’aucune prophétie de l’Ecriture n’est le fruit d’une initiative personnelle. 21  En effet, ce n’est pas par une volonté humaine qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint–Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu (2 Pierre 1 : 20 – 21).

 

3. JESUS-CHRIST : LA REVELATION LA PLUS PARFAITE DE DIEU

 

La révélation de Dieu dans l’Histoire atteignit son paroxysme quand, dans personne de Jésus-Christ, Dieu est venu Lui-Même habiter et parler dans les rues de ce monde, qui est Sa création.

 

En Jésus, en effet, nous voyons le prophète par excellence (Deutéronome 18 : 15, 18 ; Actes 3 : 21 – 22 ; Luc 7 : 16) et même, plus qu’un prophète, car Jésus a révélé Dieu non seulement par Ses paroles, mais aussi par la qualité, parfaite au plan moral, de Sa vie.

 

Le Dieu invisible est devenu visible en Jésus, l’image de Dieu par excellence (Colossiens 1 : 15 ; Hébreux 1 : 3). Quand un de Ses disciples Lui demanda : « Montre-nous le Père », Jésus répliqua : "Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père " (Jean 14 : 8 – 9).

 

La nature de Dieu se manifesta parmi les hommes dans les attitudes, les agissements et les réactions de Jésus : ainsi donc, lisant les Evangiles, on rencontre la plus vivante expression de la gloire de Dieu que notre monde ait jamais pu contempler.

 

Mais les paroles de Celui est « la Parole incarnée » (Jean 1 : 14) révèlent encore mieux les pensées insondables de Dieu. En effet, la Vérité Absolue est connue de Dieu, seul. Or Jésus n’avait-Il pas déclaré à Ponce Pilate : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Jean 18 : 37) ? Par ailleurs en Jean 8 : 40 Il affirme avoir dit « la vérité qu’Il a entendue de Dieu ».

 

Autres citations explicites des propos de Jésus : « Je parle selon ce que le Père m’a enseigné » (Jean 8 : 28), ou : « Car je n’ai pas parlé de ma propre initiative : le Père, qui m’a envoyé, m’a ordonné lui–même ce que je dois dire et enseigner » (Jean 12 : 49).

 

Ainsi, par Ses enseignements, le Seigneur Jésus a fidèlement transmis la Vérité que Dieu a voulu révéler par Lui.

 

4. L’ECRITURE

 

Les révélations précitées sont, toutes, tirées de la Bible, communément appelée la « Parole de Dieu ».

 

Elle n’a cependant pas enregistré que les conversations de Dieu avec Ses serviteurs : en effet, non seulement elle contient des révélations de la part de Dieu, mais elle constitue aussi, par elle-même, le moyen durable par excellence que Dieu a choisi pour transmettre, de génération en génération, Sa révélation aux hommes.

 

Connaissant e fait les limites de la tradition orale sujette à de nombreuses corruptions et à l’oubli, au cours des siècles, Dieu a pris soin de fixer, une fois pour toutes, Sa révélation sous la forme écrite pour toutes les générations à venir et, pour ce faire, Il S’est servi des prophètes et des apôtres.

 

Les Ecritures ont été rédigées au cours d’un laps de temps de près de seize siècles et cela, au fur et à mesure de la révélation. Celle-ci n’est donc pas parvenue, d’un seul coup, aux hommes. En excellent pédagogue, Dieu a pris soin d’éduquer Son peuple lentement, mais sûrement, en commençant par la pose des bases de Son autorité absolue de Créateur et de Sa sainteté absolue, pour aboutir, finalement, au déploiement merveilleux de Son amour et de Sa grâce infinie dans Son Œuvre de salut.

 

Quand, sous l’inspiration du Saint-Esprit le dernier Livre de la Bible fut écrit, Dieu scella la révélation, pleine et entière, de Son Être Suprême, et de Sa très sainte volonté en prononçant ces paroles fatidiques :

 

« 18  À tous ceux qui entendent les paroles de Dieu écrites dans ce livre, voici ce que moi, Jean, j’affirme : si quelqu’un ajoute quelque chose à tout cela, Dieu lui ajoutera les grands malheurs décrits dans ce livre. 19  Si quelqu’un enlève quelque chose aux paroles prophétiques de ce livre, Dieu lui enlèvera sa part des promesses de ce livre : il ne pourra pas manger les fruits de l’arbre qui donne la vie, ni entrer dans la ville sainte » (Apocalypse 22 : 18 – 19).

 

Peut-on se fier à la Bible ? Quelle garantie a-t-on de l’authenticité de ses écrits ?

 

Tout au long de l’Histoire, il se confirme de plus e plus, notamment grâce aux découvertes archéologiques, que le texte biblique tel qu’il nous est parvenu aujourd’hui est exact, et donc authentique, car ses affirmations dans des domaines aussi divers que la nature, la géologie, le cosmos, l’Histoire, n’ont jamais été contredites par les preuves archéologiques des faits qu’elle rapporte (cf. par exemple Job 38 : 34 – 38 ; Esaïe 40 : 12, 22 ; Esaïe 55 : 10 – 11 ; Luc 19 : 40).

 

Outre l’archéologie, l’accomplissement des prophéties bibliques constitue également une démonstration des plus probantes de la véracité du texte biblique. En effet, les problèmes politiques économiques, écologiques, sociaux et éthiques que vit aujourd’hui notre monde s’inscrivent parfaitement dans les prophéties des temps de la fin de l’Histoire humaine (Luc 21 : 20, 25 – 33).

 

Enfin, l’action transformatrice de la Parle de Dieu dans des vies d’homes et de femmes de toute origine raciale, culturelle ou sociale, constitue la preuve la plus magistrale de la puissance, et donc de la véracité de la Bible : des voyous de banlieues sont ainsi radicalement transformés, dans leur être intérieur, au contact de l’Evangile et, plus jamais, ne constituent pour leurs concitoyens une quelconque menace ; au contraire, combien ils aiment s’impliquent au service de leurs prochains ! Des savants, de frustres analphabètes, des hommes de loi, des responsables politiques, économiques, culturels, à travers le monde, découvrent Jésus-Christ à travers la Bible et en deviennent des disciples fidèles, respectueux des lois, de la personne et des droits de leurs concitoyens, tout comme ils aiment rechercher l’efficacité professionnelle en vue de la satisfaction du plus grand nombre des premiers !: Des meurtriers se repentent de leurs actes horribles et, plus jamais, ne récidivent et, si les prisons jamais ne désemplissent, c’est bien plus avec des gens plus ou moins étrangers à la vie spirituelle que recommande la Bible, qu’avec des disciples fidèles et loyaux de Jésus-Christ !

 

En somme, dans les faits, l’Evangile de Jésus-Christ assainit plus une société qui en fait la base même de ses principes spirituels, moraux et éthiques, qu’il ne la détruit.

 

Il vaut donc la peine de se l’approprier puis d’en appliquer sincèrement les enseignements dans tous les actes de la vie pour en constater l’efficience quant à la rénovation des mentalités, des cultures et des relations :

 

« Car toute l’Ecriture a été rédigée sous l’inspiration de Dieu. C’est pourquoi elle est utile pour nous enseigner la vérité et nous en persuader, pour apprendre à nous connaître et pour nous convaincre de péché, pour réfuter les erreurs et rectifier nos pensées. Elle nous aide à réformer notre conduite et nous rend capables de mener une vie juste et disciplinée, conforme à la volonté de Dieu. 17  Ainsi, l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé ; il est prêt pour accomplir toute bonne œuvre » (2 Timothée 3 : 16 – 17).

 

C. MABADA-MABAYE - MNA

 


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 La Révélation (2) (le 03/12/2007 à 21h03)

 

LA REVELATION (2)


Après avoir examiné comment la nature constitue, en soi, le premier livre à travers lequel Dieu a révélé une partie de Son Être à l'homme, nous demeurons dans le cadre de cette révélation générale du Créateur en abordant, aujourd'hui, un second, puis un troisième élément par lequel Dieu a pu Se révéler aux hommes.

2. L'HISTOIRE

Par beaucoup d'affirmations dont nous ne citerons que quelques-unes, la Bible nous enseigne que le sort des chefs des peuples, des nations, des empires, repose entre les mains de Dieu. C'est ainsi que le psalmiste peut déclarer :

"N'élevez pas si haut votre tête, ne parlez pas avec tant d'arrogance ! Car ce n'est ni de l'Orient, ni de l'Occident, ni du désert, que vient l'élévation, mais Dieu est Celui qui juge : Il abaisse l'un, et Il élève l'autre" (Psaume 75 : 6).

Dans le Livre du prophète Daniel, le roi babylonien Nabucodonosor (605 - 562 avant J. C.), un païen notoire, eut un songe, qui le troubla beaucoup. Anxieux au plus haut point, il en demanda l'explication aux magiciens, aux devins et autres astrologues de son empire, mais aucun ne put la lui donner. Il fit alors appel au jeune captif hébreu Daniel, à qui il raconta intégralement son songe (chapitre 4) et confessa, dans la foulée, cette extraordinaire vérité touchant à l'avènement, à l'ascension et à la chute des puissants :

"Cette décision est transmise par les anges de Dieu, les êtres toujours vigilants, afin que tous les vivants reconnaissent que le Dieu Très–Haut est le maître de toute royauté humaine : il la donne à qui il veut, il peut même y élever le plus vil des hommes. Tel est le rêve que j’ai fait, moi, le roi Nabucodonosor. A toi, Beltassar, de m’en indiquer la signification. Aucun des sages de mon royaume n’a pu me la communiquer, mais toi tu en es capable, car tu es animé de l’esprit des dieux saints" (Daniel 4 : 1 - 18).

Plus proche de nous, l'apôtre Paul, présentant le Dieu Créateur aux citoyens d'Athènes, déclare, par rapport aux nations :

"A partir d'un seul homme, Il a créé tout le genre humain. Il lui a donné en partage toute la surface de la terre, en fixant à chaque peuple la durée de son existence et l'étendue de son domaine" (Actes 26 : 17 - Version Parole Vivante).

C'est donc conformément à ce principe, intangible, de la providence de Dieu à l'égard des individus autant que des collectivités au sein desquelles ils vivent, que la Bible nous parle, plus d'une fois, des relations de Dieu avec l'Egypte, Israël, l'Assyrie, Babylone, la Médie et la Perse, la Perse et la Grèce, l'empire romain, etc... L'objectif de Dieu, à travers Sa Parole, est de faire prendre conscience aux autorités de nos nations qu'au dessus d'elles il existe une autorité suprême à qui elles auront à rendre des comptes quant à leur gestion de la justice et de la charité, soit au sein de leurs peuples respectifs, soit à l'égard d'autres peuples à eux soumis. C'est ce qu'enseigne clairement le Psaume 82, où l'on voit comparaître ces puissants, appelés de la bouche même de Dieu des "dieux", à cause, justement, de la noblesse de leur fonction, apparentée à celle de Dieu dans l'Univers.

Incontestablement, ici, Dieu joue au dé de l'Histoire par laquelle Il parle aux hommes de pain, de justice, de paix et de liberté, élevant un tel, à un moment donné, et le destituant, à un autre.

Savons-nous seulement décrypter Sa main dans le cours de l'Histoire ?

3. LA CONSCIENCE

La nature et l'histoire sont, à n'en point douter, des éléments extérieurs à l'homme que Dieu, en bon pédaguogue, répétons-le, a souverainement utilisés dans le but, toujours le même, de Se faire connaître de mieux en mieux à l'homme, créé à Son image.

Parlant justement d'image de Dieu, l'homme, en tant que tel, dispose, dans son être intérieur, d'un autre instrument par lequel Dieu lui parle : sa conscience.

Cet outil, non-inventif, doué de discernement et d'impulsions, dont la fonction est de juger si une attitude ou le cours d'une action donnée est, ou non, en harmonie avec notre norme morale, nous incite, toujours, à ne faire que ce qui est en harmonie avec celle-ci, ou à nous en abstenir, dans le cas contraire. C'est, en d'autres termes, la présence en l'homme du sens du bien et du mal constituant, de ce fait, en l'homme, la révélation de la Loi Morale de Dieu.

C'est ce que veut exprimer l'apôtre Paul lorsqu'il écrit, à cet égard :

12 " Tous ceux qui pèchent sans connaître la loi de Moïse, périront sans subir cette loi ; mais tous ceux qui pèchent en connaissant la loi seront jugés selon cette loi. 13  Car les êtres agréables à Dieu ne sont pas ceux qui se contentent d’écouter la loi, mais ceux qui la mettent en pratique. 14  Quand des étrangers, qui ne connaissent pas la loi de Dieu, la mettent d’eux–mêmes en pratique, c’est comme s’ils la portaient au–dedans d’eux, bien qu’ils ne l’aient pas. 15  Ils prouvent ainsi que la pratique ordonnée par la loi est inscrite dans leur coeur. Leur conscience en témoigne également, ainsi que leurs pensées qui parfois les accusent et parfois les défendent. 16  Voilà ce qui paraîtra au jour où Dieu jugera par Jésus–Christ tout ce qui est caché dans la vie des hommes, comme l’affirme la Bonne Nouvelle que j’annonce" Romains 2 : 12 - 16).

Ainsi donc, le sens moral, inné en l'homme, révèle, non seulement l'existence, mais aussi la nature sainte, et l'exigence de justice du Dieu Créateur, c'est-à-dire : 

- qu'Il est un Dieu qui fait une très nette distinction entre le bien et le mal, et

- que Lui-Même est tenu de toujours faire le bien, donc de S'abstenir du mal ce qui, raisonnablement, sous-entend que toute transgression de Sa Loi Morale sera punie.

(A suivre)




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 La Révélation (le 25/11/2007 à 02h04)

 

ENSEIGNEMENT DOCTRINAL

 

**************

 

THEME : LA REVELATION (1)

 

**************

 

I) NECESSITE D’UNE REVELATION

 

Destinés à connaître et à entretenir une relation personnelle et intime avec Dieu, nous ne pouvons absolument rien connaître de Lui, s’Il ne Se révèle pas à nous. En effet, Il est Esprit (Jean 4 : 24), et donc invisible à l’œil nu.

 

Nous ne pouvons arriver à une connaissance directe de Dieu, pour deux sortes de raisons :

 

1)      Ce qui est limité ne peut embrasser l’infini comme, par exemple, un récipient, qui ne peut contenir ce qui est plus grand que lui. De plus, notre intelligence est dévoyée par le péché, en sorte que Dieu Se cache, et ne peut Se laisser approcher par ce qui est impur !

 

2)      Cette évidence est appuyée par des preuves concrètes affligeantes : quand les hommes cherchent à connaître Dieu autrement que par Sa révélation, ils aboutissent toujours à l’idolâtrie, qui est un culte rendu à des statuettes symbolisant des divinités mensongères.

 

Ces divinités que les hommes se forgent et dans lesquelles ils mettent leur confiance, sont toujours impuissantes, comme l’atteste le Seigneur Dieu par la bouche du prophète Esaïe :

 

1  Le dieu Bel est courbé, le dieu Nébo est tombé. Leurs statues sont placées sur des boeufs. Autrefois, on les portait bien haut dans les cérémonies. Maintenant, c’est une lourde charge pour les animaux épuisés. 2  Les dieux sont courbés, ils sont tombés tous ensemble. Ils n’ont pas pu sauver leurs statues, ils partent eux–mêmes en déportation. 3  Écoutez–moi, gens d’Israël, vous, le reste du peuple de Jacob. J’ai pris soin de vous depuis votre naissance. Je vous ai portés depuis que vous êtes venus au monde. 4  Je resterai le même jusqu’à votre vieillesse. Je vous porterai jusqu’à ce que vous ayez les cheveux blancs. C’est moi qui vous ai faits, c’est moi qui vous porterai. Oui, je prendrai soin de vous et je vous sauverai.

 

    5 À qui pouvez–vous me comparer ? Qui peut être égal à moi ? À qui est–ce que je ressemble ? 6  Certains sortent beaucoup d’or de leur poche. Ils pèsent l’argent dans une balance. Ils demandent à un fondeur de leur fabriquer un dieu. Ensuite, ils s’inclinent devant ce dieu et ils l’adorent. 7  Puis ils le mettent sur leur épaule, ils le transportent et ils le placent quelque part. Ils fixent la statue, et elle ne bouge plus. Si quelqu’un crie vers le dieu, celui–ci ne répond pas. Dans le malheur, il ne sauve personne. 8  Souvenez–vous de cela et reprenez courage ! Pensez–y, gens infidèles ! (Esaïe 46 : 1 – 8).

 

L’apôtre Paul ajoutera, des siècles plus tard, à propos des magnifiques sculptures des Athéniens :

 

« Nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre sculptée par l’art et l’imagination des hommes » (Actes 17 : 29).

 

Par une sorte de pente fatale, quiconque se détourne de la révélation divine en vient toujours à adorer « la créature au lieu du Créateur » (Romains 1 : 25), avec toutes les conséquences désastreuses que cela entraîne, irrémédiablement, sur le plan moral et religieux.

 

Remarquons, par ailleurs, que le dieu « des philosophes et des savants » (Pascal – Mémorial) peut, lui, avoir des allures moins grotesques que les grigris de l’Afrique ou les statuettes grimaçantes du Baal phénicien, il ne ressemble guère plus au Dieu vivant et vrai, que Jésus-Christ est venu nous révéler.

 

En définitive, « Dieu est au ciel, et nous sommes sur la terre » (Ecclésiaste 5 : 1), et le ciel ne se trouve pas dans la trajectoire des engins spatiaux (Gargarine), ou dans le rayon visuel des télescopes faits de main d’homme. Ainsi, Dieu échappe vraiment à toutes sortes d’investigations humaines mais, dans Sa bonté, il Lui a plu de  Se révéler, en sorte que nous pouvons avoir de Lui une connaissance exacte, et utile.

 

II) LA REVELATION GENERALE

 

1) La Création Universelle

 

En excellent pédagogue, Dieu S’est révélé de manière progressive aux hommes. C’est ainsi que la création de l’univers physique constitue la première étape de cette pédagogie :

 

« Le ciel raconte la gloire de Dieu, toutes les étoiles annoncent ce qu’Il a fait » (Psaume 19 : 2) ;

 

20 «  La puissance sans limites de Dieu et ce qu’il est lui–même sont des réalités qu’on ne voit pas. Mais depuis la création du monde, l’intelligence peut les connaître à travers ce qu’il a fait. Les êtres humains sont donc sans excuse » (Romains 1 : 20).

 

Cette révélation a l’avantage d’être universelle, en sorte que même les nations à qui Dieu ne S’était pas expressément révélé, comme à Israël, peuvent bénéficier, à travers la nature et ses phénomènes, de ce témoignage évident :

 

« 16  Autrefois, il a laissé tous les peuples suivre leurs chemins. 17  Pourtant, Dieu a toujours montré son amour. En effet, il vous a envoyé du ciel les pluies et les récoltes au bon moment. Il vous a donné la nourriture et il a rempli vos coeurs de joie » (Actes 14 : 16 – 17).

 

La création atteste donc, sans l’ombre d’un doute, la puissance de Dieu, Sa sagesse et Sa sollicitude pour Ses créatures : Il nourrit toutes sortes d’animaux dans les airs, sur la terre et sous la mer, et prend un soin tout particulier pour les hommes, bons et méchants, auxquels Il dispense le soleil, la pluie, et les saisons fertiles.

 

Mais cette révélation à travers la création naturelle a ses limites, car toute œuvre n’atteste que partiellement des qualités de son auteur.

 

D’abord, il faut prendre en compte le fait que « la création a été soumise à la vanité » de puissances maléfiques et cela, à cause du péché d’Adam :

 

« Ce monde est tombé sous le pouvoir de forces qui n’ont aucune valeur. Ce n’est pas lui qui a voulu cela, mais c’est Dieu qui l’a mis sous ce pouvoir. Pourtant, il y a encore de l’espoir pour ce monde » (Romains 8 : 20).

 

C’est pourquoi nous constatons cet immense gâchis autour de nous : nous pouvons bien observer les traces de la main incomparable du Dieu Créateur dans des tableaux naturels d’une très grande beauté mais aussi les brèches sinistres que l’ennemi de Dieu y a provoquées : violences, catastrophes, injustices de toutes sortes et de toutes parts, troublent l’ordre du monde, et nous heurtent : le monde est devenu un chef d’œuvre endommagé.

 

Remarquons, en second lieu, que la nature constitue une source de condamnation pour les hommes, plutôt que de salut car, affirme la Bible :

 

« Les êtres humains sont donc sans excuse. 21  En effet, ils ont connu Dieu, mais ils ne lui ont pas rendu gloire et ils ne l’ont pas remercié. Pourtant, c’est ce qu’on doit faire pour Dieu. Au contraire, leurs idées sont devenues fausses, et leur coeur sans intelligence a perdu la lumière » (Romains 1 : 20 b – 21).

 

En effet, aujourd’hui encore, comme autrefois, la nature ne peut empêcher les hommes de se détourner du Dieu impérissable, pour se livrer au culte de toutes sortes de divinités en réalité impuissantes et l’examen, minutieux et impartial, des religions non chrétiennes du monde atteste largement cette vérité même si, sous tous les climats et dans tous les siècles, on trouve presque toujours, dans la paganisme, la notion plus ou moins lointaine d’un Dieu suprême, souverain, juste et bon, dont le culte est cependant délaissé, au profit de rites religieux infructueux,  parce que dédiés à des idoles traditionnelles impuissantes.

 

Dès lors, une question fondamentale se pose : y a-t-il jamais eu un homme qui, touché par le seul spectacle de la nature, se soit tourné, spontanément, vers le Créateur, pour implorer Sa grâce et Son pardon pour ses innombrables fautes ?

 

Les Ecritures n’en donnent aucun récit, et sont loin de garantir qu’une telle expérience pourrait, tôt ou tard, se produire.

 

La création universelle ne constitue donc qu’une révélation partielle du Dieu Créateur.

(A suivre)

*******

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